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Exemples de RSS - April
Réponses aux questions d'Isabelle Attard de 2014 sur l'application de la circulaire Ayrault sur le bon usage des logiciels libres dans les administrations  Voir?

Fin mai 2013, la députée Isabelle Attard (Nouvelle Donne, rattachée au groupe écologiste) avait adressé à tous les ministres des questions écrites concernant la mise en œuvre de la circulaire Ayrault sur le bon usage des logiciels libres dans les administrations et sur les dépenses en logiciel au sein des ministères et des administrations. Suite à la réponse de la plupart des ministères, la députée a relancé en juin 2014 une série de questions écrites pour faire le suivi de l'application de la circulaire.

Ministère de l'Agriculture

Le 5 août 2014, le ministère de l'Agriculture a répondu à la question d'Isabelle Attard. Cette réponse reprend largement les éléments fournis en 2013 à la demande de cette même députée. Cependant, on peut noter quelques évolutions :

  • OpenOffice.org a été remplacé par LibreOffice.
  • De nouveaux composants logiciels cœur d'infrastructure sont listés : briques logicielles du système d'information décisionnel (sur certains cas d'usage), ainsi que de nouveaux progiciels (messagerie, agenda, annuaire d'entreprise, forums, sites internet et intranet).
  • Les dépenses en logiciels privateurs et en logiciels libres pour 2013 sont désormais disponibles : 106k€ pour les « logiciels propriétaires bureautique », 1 336k€ pour les « logiciels propriétaires infrastructure », 687 k€ pour les logiciels libres.

Ce dernier chiffre est en nette progression par rapport aux années précédentes.

Ministère du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social

Le 12 août 2014, le ministère du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social a répondu à la question écrite d'Isabelle Attard. Il y signale notamment que :

  • Les applications métiers ont été basées sur du logiciel libre.
  • Une distribution "open source" doit être abandonnée en interne, « au profit d'une distribution réellement libre de droit d'usage et maintenue par une communauté de développeurs », malheureusement sans plus de précision sur les distributions en question.
  • Le ministère prévoit de passer au logiciel libre pour la bureautique et pour la messagerie d'ici 2020, et explique ce délai par « la nécessité d'une préparation en amont (adéquation aux fonctionnalités attendues) et d'un accompagnement important (information et formation des agents) pour préparer le changement afin de basculer progressivement vers des solutions libres pour la messagerie et la suite bureautique. »
  • Concernant les dépenses, le ministère a dépensé 7,8 M€ en logiciels en 2013, développement inclus, dont 1,2 M€ (15%) de logiciels privateurs.

Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie

Le 30 septembre 2014, le Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a répondu à la question écrite d'Isabelle Atttard. Cette réponse reprend largement celle présentée en 2013, en précisant les récentes évolutions. Ainsi, la réponse mentionne les travaux qui ont abouti à la création du socle interministériel de logiciel libre, ainsi que la mise en place d'un tableau de bord sur l'évolution de l'usage des logiciels libres et privateurs. Est également identifié comme « un des axes prioritaires d'action de transformation des SI » la mise en place de bases de données utilisant un système de gestion de bases de données libre.

Ministère de la Défense

Le 7 octobre 2014 a été publiée la réponse du Ministère de la Défense à la question écrite de la députée Isabelle Attard. La réponse précise que « 81 % des postes de travail au sein du ministère de la défense sont déployés avec des composants libres [...], 30 % des instances de bases de données utilisées reposent sur un système libre de gestion de bases de données ; 32 % des services de production administrés fonctionnent avec un système d'exploitation libre ; enfin, 6% des machines virtuelles déployées proviennent de produits issus de solutions libres ». Comme l'année précédente, aucune mention n'est faite du contrat « Open Bar » liant le ministère à Microsoft.

Ministère des Affaires étrangères

Le 21 octobre 2014 a été publiée la réponse du Ministère des Affaires étrangères à la question écrite d'Isabelle Attard. La réponse est identique à celle fournie en 2013, la seule différence portant dans le changement d'intitulé du ministère, de Ministère des Affaires Etrangères (MAE) à Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International (MAEDI). Il semble donc que la stratégie n'ait en aucun point évolué.

L'April continue de suivre les réponses des différents ministères et les analysera au fur et à mesure de leur publication.

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(29/10/2014 @ 09:25)

Actions citoyennes, éducation populaire et logiciels libres  Voir?

L'April interviendra lors de la journée Éducation populaire et action citoyenne organisée par le CNAJEP (Comité pour les relations nationales et internationales des associations de Jeunesse et d'éducation populaire) le lundi 17 novembre 2014 au Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes à Paris.

C'est lors des ateliers de deux heures de l'après-midi, plus particulièrement durant celui intitulé pour un usage citoyen du numérique, que Laurent Costy interviendra sur les outils et les démarches numériques propices à l'expression des valeurs d'éducation populaire. L'importance de favoriser les logiciels libres en milieu associatif sera un axe important de cette présentation. Christopher Talib, de la Quadrature du Net, fera une intervention sur la défense des libertés sur internet.

Vous pouvez consulter le programme détaillé et vous inscrire à cette journée ouverte à tous. Vous pouvez consulter aussi directement la page dédiée du site internet du Cnajep où vous trouverez toutes les informations utiles.

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(28/10/2014 @ 10:59)

Revue de presse de l'April pour la semaine 43 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 43

[Reporterre] Contre l'obsolescence informatique, vivent les logiciels libres!

Par Camille Lecomte, le jeudi 23 octobre 2014. Extrait:
> En avril dernier, Microsoft a mis fin au support Windows XP, entraînant la fin prématurée de 500 millions d’ordinateurs qui en étaient équipés à travers le monde. Windows pense-t-il par cette décision nous imposer ses nouvelles machines? C’est sans compter sur les logiciels libres!
Lien vers l'article original: http://www.reporterre.net/spip.php?article6472

[Rue89] Internet terrorise les députés. Tous? Non...

Par Camille Polloni, le jeudi 23 octobre 2014. Extrait:
> Ils sont déçus, mais prêts à recommencer quand il faudra (et ça ne manquera pas d’arriver). Pendant les débats sur la dernière loi antiterroriste, adoptée en commission mixte paritaire mardi, l’Assemblée nationale s’est transformée en théâtre de leur défaite.
Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/23/a-reuni-les-trois-deputes-cyberoptimistes-255632

Et aussi:

[Direction Informatique] Le logiciel libre, une priorité du gouvernement Couillard?
[Branchez-Vous!] Le PLQ dévoile sa stratégie numérique

Voir aussi:

Réponses aux questions d'Isabelle Attard de 2014 sur l'application de la circulaire Ayrault sur le bon usage des logiciels libres dans les administrations

[JDN] L’écosystème du logiciel libre en France face à trois grands défis

Par Stéfane Fermigier, le jeudi 23 octobre 2014. Extrait:
> C’est en se regroupant au travers de structures (Clusters, Pôles de Compétitivité, etc) favorisant l'innovation ouverte, l'accès au marché, et la formation aux technologies de demain, que l’écosystème du logiciel libre en France pourra bénéficier des meilleures opportunités de création de valeur.
Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/solutions/expert/58876/l-ecosysteme-du-logiciel-libre-en-france-face-a-trois-grands-defis.shtml

Et aussi:

[JDN] Florent Zara (Open World Forum): "L'open source permet de reprendre le contrôle de l'innovation numérique"

[Le Monde.fr] De l’utopie anti-Facebook au cyberdjihad, le destin contrarié du réseau social Diaspora

Par Martin Untersinger, le mardi 21 octobre 2014. Extrait:
> Le réseau axé sur les droits des utilisateurs a connu une histoire mouvementée.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/10/21/de-l-utopie-anti-facebook-au-cyberdjihad-le-destin-contrarie-du-reseau-social-diaspora_4504282_4408996.html

Et aussi:

[Basta!] Framasoft lance une ambitieuse campagne pour dégoogliser Internet

[Numerama] Microsoft clame son amour pour Linux

Par Julien L., le mardi 21 octobre 2014. Extrait:
> Lors d'une conférence sur Windows Azure, Microsoft a affiché son affection pour Linux, tranchant avec les vieilles controverses qui ont émaillé les relations entre la firme de Redmond et la communauté du logiciel libre. Mais cette déclaration n'est pas innocente: elle s'inscrit dans une évolution de fond de l'informatique grand public.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31005-microsoft-clame-son-amour-pour-linux.html

Et aussi:

[L'informatique] Microsoft enterre la hache de guerre avec Linux
[InformatiqueNews.fr] Microsoft aime enfin Linux

[Datanews.be] Le retour à Windows coûterait des millions à la ville de Munich

Par Pieterjan Van Leemputten, le lundi 20 octobre 2014. Extrait:
> Si Munich en revenait effectivement à Windows au bout de dix ans, cela lui coûterait des millions d'euros supplémentaires.
Lien vers l'article original: http://datanews.levif.be/ict/actualite/le-retour-a-windows-couterait-des-millions-a-la-ville-de-munich/article-normal-317265.html

Et aussi:

[Slate.fr] Les services municipaux de Munich songent à abandonner Linux

[Libération.fr] L'apprentissage en primaire du code informatique «dans l'année qui vient»

Par Hugo Pascual, le dimanche 19 octobre 2014. Extrait:
> A l'occasion de la «code week», la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, ont visité une session d'initiation à la programmation pour enfants.
Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/societe/2014/10/19/l-apprentissage-en-primaire-du-code-informatique-dans-l-annee-qui-vient_1122642

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(27/10/2014 @ 14:46)

3 raisons pour passer au logiciel libre - conf de Philippe Scoffoni  Voir?


Présentation

Titre : 3 raisons pour passer au logiciel libre
Intervenant : Philippe Scoffoni
Lieu : Grenoble - 1ères Rencontres des décideurs informatiques de l’Isère
Date : Juin 2014
Durée : 10 min 10
Lien vers la vidéo

Transcription

Bonjour à tous. Effectivement on m'a chargé de la dure mission d'initier ces présentations. Rapidement donc Philippe Scoffoni, je dirige la société OPEN DSI, donc on fait de l’assistance à maîtrise d'ouvrage essentiellement, assistance et maîtrise d’œuvre aussi, avec une grosse spécialisation sur le Logiciel Libre et l'open source, donc en prestation, courtage, et conseil en solutions informatiques ; tout ce qui va être étude d’opportunités pour les migrations vers le logiciel libre, veille stratégique, veille technique. Et puis on a une activité aussi de responsable informatique à temps partagé pour les sociétés qui n'ont effectivement pas de responsable informatique.

Alors on va rentrer dans le vif du sujet. Le Logiciel Libre, si j’arrive à changer la diapo, voilà. Un petit rappel rapide. Je pense qu'aujourd'hui tout le monde sait à peu près ce que c'est, c'est juste pour reposer les bases. Donc un logiciel libre c'est un logiciel qui a une licence, comme tout logiciel et sa licence est caractérisée par quatre libertés.

  • La liberté d'utiliser le logiciel, c'est-à-dire que je peux le télécharger, l'installer sur mon poste et puis je peux travailler.
  • Je vais avoir accès au code source, c’est-à-dire je vais pouvoir étudier comment ce logiciel a été écrit, comment il a été développé.
  • La liberté suivante c'est que je vais pouvoir le modifier, apporter une modification dans le code source de ce logiciel.
  • Et puis la dernière liberté c'est que j'ai la possibilité de distribuer. Je peux effectivement faire une copie de ce logiciel à mon voisin, s'il en a besoin, et que ça soit, je dirais, la version originale ou la version modifiée, pour simplifier.

Quelques précisions. Logiciel Libre ne veut pas dire gratuit. Je ne vais pas détailler un peu plus là-dessus, mais le Logiciel Libre c'est un modèle économique qui est basé sur le service. Aujourd’hui l'informatique est de plus en plus basée sur un modèle dit de service ; le Logiciel Libre, ça fait vingt ans que c'est comme ça, on est un peu des précurseurs quand même.

Le Logiciel libre ce n'est pas le domaine public. Ce sont des choses complètement différentes. Le domaine public est régi par des règles assez précises.

Et puis on utilise le terme Logiciel Libre mais on utilise beaucoup le terme open source aussi. Pour être précis on va dire que l'open source c'est le Logiciel Libre moins certaines libertés d'utiliser. On va utiliser le terme open source souvent pour désigner des solutions où on va avoir une version dite communautaire, effectivement, qui est totalement libre, qu'on peut modifier. Et puis on va trouver, pour le même produit, une version dite entreprise où là, pour l'utiliser, il y a une licence commerciale, je dois payer ; on rentre un peu dans le modèle traditionnel, on va dire. L'open source c'est vraiment une approche pragmatique, on partage le code. Dans la notion de Logiciel Libre on va parler encore un peu d'éthique.

Trois arguments, on va dire, pour utiliser les logiciels libres.

  • Le premier, qui est assez important, c'est la notion d'indépendance. Indépendance vis-à-vis des fournisseurs, ce qui est assez important quand on est à la tête d'un système d'information, de ne pas être pieds et poings liés avec ses fournisseurs, c'est quand même quelque chose d'assez agréable. La particularité du monde du Logiciel Libre c'est, en fait, la diversité des acteurs et la taille de ces acteurs. Il y a une enquête qui a été faite, qui est faite régulièrement par le CNLL auprès des entreprises, donc auprès des fameuses trois cents à quatre cents entreprises dont on parlait il y a quelques instants, et on voit effectivement que la taille moyenne des entreprises dans le domaine du Logiciel Libre est relativement petite. Vous avez une grande majorité d’entreprises qui ne font que entre un et cinq salariés. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de barrière à l'entrée. Si demain je veux lancer une activité sur un logiciel libre je peux, je n'ai pas à payer un droit d’entrée ou me faire adouber comme distributeur, etc. Du coup vous avez, sur beaucoup de logiciels libres, beaucoup d'acteurs. Et donc ça, ça vous permet effectivement, à la fois d'avoir des acteurs de proximité, vraiment de proximité, et puis, eh bien ma foi, si vous n’êtes pas satisfait de votre prestataire, d'en changer relativement facilement.
  • L'autre caractéristique c'est effectivement l'adaptabilité. Le Logiciel Libre c'est du code source ouvert, donc effectivement, la capacité pour tout un chacun de l'adapter. Les logiciels libres aujourd'hui sont conçus, déjà souvent à la base, pour être extensibles. Énormément de logiciels sont conçus avec des interfaces de programmation, des systèmes d’extension, de plugins, etc, qui vont énormément faciliter l’intégration du Logiciel Libre dans votre système d'information, en greffant des petites extensions autour, que vous allez pouvoir développer, sans toucher au cœur du logiciel. Ça c'est un point qui est important. Aujourd’hui cette ouverture-là est largement plébiscitée par tous les géants du numérique. Si je parle de Google, Facebook, Amazon etc, ils n'utilisent que de l'open source, parce qu'effectivement, sans ça, ils n'existeraient pas. Je pense que si Google avait construit son infrastructure sur de l'Oracle ou du Windows Serveur, il n'en serait pas là aujourd'hui. Cette ouverture-là on voit très clairement que les géants du numérique s'en sont servi pour faire exploser leur business modèle.
  • La scalabilité, la capacité à monter en charge. C'est vrai que le Logiciel Libre, souvent, avait une image de petit logiciel fait au fond d'un garage par quelques geeks chevelus et barbus. Ça, c'est quand même relativement fini, cette époque, aujourd'hui. On a à la fois des éditeurs de logiciels, des très grosses communautés, des communautés industrielles, si je parle d'OpenStack, notamment, voilà l'exemple typique de l'énorme communauté industrielle qui s'est montée autour d'une solution open source dédiée à la virtualisation et la gestion d'informatique dans les nuages. La scalabilité, on peut l'approcher sur l'aspect technique. Aujourd'hui il y a des solutions extrêmement matures qui sont capables de monter très loin en terme de capacité de traitement. Aujourd'hui dans le domaine du Big Data, je ne crois pas, même Microsoft a renoncé à faire son propre moteur. Aujourd'hui Microsoft utilise Hadoop, c'est de l'open source.Un autre point important quand on parle de scalabité, de montée en charge, avec le Logiciel Libre aussi, il n'y a pas que l'aspect technique, il y a aussi l'aspect que, comme vous avez la liberté de l'utiliser, si vous devez passer de cent à deux cents utilisateurs, vous n'avez pas forcément à passer par la case licence. Et ça, ça peut représenter des coûts. Donc là aussi on a un facteur, je dirais de liberté pour les entreprises qui est effectivement de pouvoir monter en nombre de licences quasiment sans coût. Il y a du support et autres, donc il y a quand même des coûts, le Logiciel Libre n'est pas gratuit, je le redis, mais il y a quand même pas mal de contraintes qui sont levées avec le modèle du Logiciel Libre.

Donc voilà, je dirais trois exemples. Comme on est des gens généreux dans le monde de l'open source, du Logiciel Libre, je vais vous en donner deux autres, des cadeaux bonus et qui sont importants pour vous, les utilisateurs surtout, c'est ce qu'on appelle la mutualisation. C'est la capacité que vous pouvez avoir vous, utilisateurs du Logiciel Libre, à vous en saisir et à en devenir acteurs. C'est important, parce qu'aujourd'hui aux entreprises, on ne leur tient pas assez ce discours-là quand on parle du Logiciel Libre. C'est-à-dire que vous, vous avez la capacité, en vous regroupant, parfois peut-être dans un même secteur d'activité et en vous posant la question, et ce ne sont pas des questions formidablement, je dirais, révolutionnaires, de dire, voilà on est tous dans le même secteur d'activité, on a le même besoin, pourquoi est-ce qu'on va aller chacun de notre côté solliciter une société de service qui va nous développer quasiment la même chose. Aujourd'hui vous avez la possibilité avec le Logiciel Libre, quasiment de façon native, de vous mettre ensemble, de mutualiser vos spécifications, de mutualiser vos moyens surtout et de ne payer qu'une fois le logiciel. Vous allez le faire développer une fois, tout le monde repart avec. Vous pouvez le faire maintenir de façon collective. Donc tout ça ce sont des éléments, cet aspect mutualisation, qui vous permet de faire baisser derrière vos coûts de maintenance, coûts d’exploitation. Donc ça c'est un point important.

C'est qu’effectivement saisissez-vous du Logiciel Libre, devenez acteurs, parce que derrière, il y aussi ce qu'on appelle la contribution, c'est-à-dire que j'utilise un logiciel libre, je le modifie, j'apporte une amélioration. Si vous le faites faire par un prestataire, exigez qu'il reverse la modification au projet. Pourquoi ? Parce que si cette modification est intégrée dans le projet, ma foi, eh bien la maintenance est incluse. Ça ne vous coûte plus rien.

Donc cet aspect mutualisation, contribution, être acteur du Logiciel Libre, c'est quelque chose qui est extrêmement important parce que là il y a un vrai enjeu de performance pour l'entreprise. Encore une fois, je m'appuie toujours sur l'exemple des grands du numérique, ils ont tous fait ça, Google, Facebook, etc, utilisent tous, plus ou moins, des briques communes. Ce n'est pas par hasard. C'est parce qu’effectivement, en mutualisant leurs besoins, ils l'ont fait, c'est possible pour les entreprises du numérique, mais c'est possible aussi, je ne dis pas que c'est simple, mais c'est possible aussi pour les entreprises de tous secteurs d'activité. Et aujourd'hui il y a un gros enjeu sur, justement, le développement de solutions, je dirais, métiers autour du Logiciel Libre, mais ça, c'est vous, utilisateurs, qui avez la clef dans la main. Voilà.

Vous achetez ? Je ne sais pas. En tous cas vous avez quarante entreprises dans le numérique libre, dans votre région, qui sont là pour vous accompagner et vous aider dans justement la prise en main de ces logiciels libres et dans le fait d'en devenir acteurs. Mon message est là : devenez acteurs du Logiciel Libre, c'est comme ça que vous en tirerez réellement tous les avantages. Ne soyez pas passifs. Le Logiciel Libre vous permet d’être actifs, profitez-en ! Merci.

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(24/10/2014 @ 20:30)

Un nouveau questionnaire à l'intention des associations pour connaître leurs pratiques numériques  Voir?

Dans la continuité du travail engagé en 2008-2009 par le groupe de travail Libre Association, l'April souhaite interroger à nouveau les associations sur leurs pratiques numériques et sur les logiciels libres qu'elles utilisent le cas échéant. Elle lance donc un nouveau questionnaire "Associations et activités numériques 2014", ce mercredi 22 octobre 2014.

Le groupe de travail a bon espoir que les résultats de cette nouvelle enquête permettront de mesurer des évolutions dans les pratiques par rapport aux résultats de 2009, en particulier vis-à-vis des logiciels libres. Par ailleurs, même si ce n'est pas la vocation première des questions qui sont posées aux responsables associatifs (ou référents concernant l'informatique), c'est aussi une manière de sensibiliser aux libertés sur Internet et aux logiciels libres en interrogeant les pratiques.

A l'occasion du Forum National des Associations et Fondations, ce mercredi 22 octobre, l'April communiquera sur la mise en ligne de ce nouveau questionnaire, en distribuant par ailleurs le guide des logiciels libres nouvellement réédité dans sa version papier.

Pour répondre à ce questionnaire (ou le relayer auprès d'associations autour de vous), l'adresse est la suivante : http://questionnaires.libreassociation.info/v2014/ .

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(21/10/2014 @ 16:54)

Open World Forum (Paris, 30 et 31 octobre 2014)  Voir?

30 Octobre 2014 - 00:00
31 Octobre 2014 - 00:00

Les 30 et 31 octobre 2014 se tient l'Open World Forum (Forum mondial du logiciel libre) à Paris (Eurosites Georges V).

Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ont choisi le thème “Take Back Control” (« Reprendre le contrôle ») pour illustrer, tant au sein de l'entreprise que dans la vie citoyenne, la nécessité de reprendre le contrôle de son informatique.

Le 30 octobre à 18h00, Frédéric Couchet, délégué général de l'April, participera à la session plénière intitulée « Les associations du libre, un combat quotidien ». Il évoquera la nécessité pour chacun d'essayer au maximum de donner la priorité au logiciel libre dans ses choix informatiques. Pour en savoir plus, consultez la tribune L’après-Snowden : reprendre en main son informatique publiée dans Libération en février 2014.

Le programme est disponible en ligne.

Pour vous rendre sur place, consultez les informations pratiques.

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(21/10/2014 @ 15:54)

Revue de presse de l'April pour la semaine 42 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 42

[Le Monde.fr] Dark Wallet, les anarchistes de l'argent

Par Yves Eudes, le samedi 18 octobre 2014. Extrait:
> Un groupe de techno-militants vivant dans des squats veut construire sur Internet un nouveau système monétaire libre et anonyme.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/visuel/2014/10/18/dark-wallet-les-anarchistes-de-l-argent_4508228_4408996.html

[Silicon.fr] Linux: Linus Torvalds justifie son franc-parler face à la communauté

Par Ariane Beky, le vendredi 17 octobre 2014. Extrait:
> Le créateur du noyau Linux admet la violence d’échanges au sein de la communauté de développeurs, mais ne regrette aucune décision prise en 23 années de développement.
Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/linux-linus-torvalds-erreurs-communaute-99623.html

[Next INpact] Terrorisme: blocage et déréférencement administratifs adoptés au Sénat

Par Marc Rees, le jeudi 16 octobre 2014. Extrait:
> Comme une lettre à la poste! Les sénateurs ont adopté le projet de loi sur le terrorisme et spécialement l’article 9, celui qui instaure le blocage administratif des sites. Comme annoncé ce matin dans nos colonnes, le gouvernement a fait adopter en séance un sous-amendement visant à étendre cette mesure administrative au déréférencement des sites.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90454-terrorisme-blocage-et-dereferencement-administratifs-adoptes-au-senat.htm

Et aussi:
[Next INpact] Terrorisme: après le blocage administratif, le déréférencement administratif

[ZDNet] Munich: revenir de Linux à Windows coûterait des millions d’euros

Par la rédaction, le jeudi 16 octobre 2014. Extrait:
> Munich rebasculera-t-il vers Windows? Pour le maire de la ville, le seul fait de passer de Linux à Windows 7 couterait déjà 3,15 millions d’€ en achats de nouveaux PC. En ajoutant les licences Windows, ce sera encore des millions en plus, et un gâchis des 14 millions d’€ de LiMux.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/munich-revenir-de-linux-a-windows-couterait-des-millions-d-euros-39807869.htm

[La Tribune] «Dégoogliser Internet», le combat d’irréductibles Gaulois du logiciel libre

Par Delphine Cuny, le mercredi 15 octobre 2014. Extrait:
> Proposer des alternatives aux services populaires des géants du Web, c’est la démarche de l’association de promotion des logiciels libres Framasoft. Un combat essentiel et salutaire après l’affaire Snowden, ou bien utopique et perdu d’avance? Décryptage.
Lien vers l'article original: http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20141015trib00504cf3a/degoogliser-internet-le-combat-d-irreductibles-gaulois-du-logiciel-libre.html

Et aussi:
[Next INpact] Selon Snowden, il faut éviter Dropbox, Facebook et Google
[Libération.fr] «Dégooglisons Internet»: ils sont fous ces libristes!
[Mediapart] Maîtriser ses données personnelles: Degooglisons l'internet (Framasoft)

Voir aussi:
* "Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres"http://www.april.org/pourquoi-les-associations-doivent-faire-leffort-dutiliser-le-plus-grand-nombre-possible-de-logiciels-libres
Participer à la campagne «J'aime ton asso» du Mouvement associatif

[CNRS Le Journal] Jean Tirole, Prix Nobel d’économie

Par Matthieu Ravaud, le lundi 13 octobre 2014. Extrait:
> Pour faire simple, notre économiste a développé des notions théoriques très importantes (lire notre article "Les jeux de l'économie selon Jean Tirole") qu’il a ensuite appliquées à une multitude de problèmes concrets. Son domaine de prédilection? La nouvelle économie industrielle, dont il est le père fondateur. Auteur en 1988 de l’ouvrage de référence en la matière, connu comme «Le Tirole» dans le monde entier, il a travaillé, entre autres, sur l’économie des logiciels libres, les regroupements de brevets, ou encore les ententes tacites entre entreprises.
Lien vers l'article original: https://lejournal.cnrs.fr/articles/jean-tirole-prix-nobel-deconomie

[Juritravail] Validité d’une clause de contrat de travail sur la publication par l’employeur de logiciel sous licence libre

Par Dalila Madjid, le lundi 13 octobre 2014. Extrait:
> Le Conseil de Prud’hommes de Paris, par jugement en date du 4 juin 2014, n’a pas remis en cause la validité d’une clause de propriété intellectuelle d’un contrat de travail imposant à l’employeur de publier des logiciels sous licence libre, développés par des salariés.
Lien vers l'article original: http://www.juritravail.com/Actualite/clauses-contrat/Id/159331

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(20/10/2014 @ 15:47)

Le Guide Libre Association disponible au Forum National des Associations & Fondations le 22 octobre 2014  Voir?

Guide Libre Association

Paris, le 20 octobre 2014. Communiqué de presse.

Devant le succès de son « Guide Libre Association » édité en 2012, l'April a réédité ce guide destiné à donner à chaque association les clés de ses libertés informatiques. Le guide sera disponible au Forum National des Associations & Fondations le 22 octobre 2014 sur les stands du Crédit Coopératif et de Associations mode d'emploi.

Dans le cadre de notre groupe de travail « Libre Association », nous avons entrepris depuis plusieurs années de « construire des ponts entre les logiciels libres et le monde associatif ». En 2012, nous avons réalisé un guide répertoriant des méthodes et des outils de travail adaptés aux besoins des associations. Il est disponible en version Web et en version papier (PDF). Le projet initial a vu le jour grâce au soutien de la Fondation Crédit Coopératif. Suite à une campagne de dons et au soutien de la Macif, nous avons procédé récemment à la réimpression de 8 000 exemplaires du guide.

Des exemplaires du guide seront disponibles sur les stands respectifs du Crédit Coopératif et de Associations mode d'emploi lors du Forum National des Associations et Fondations le 22 octobre 2014. Les autres exemplaires seront mis à disposition ultérieurement, via le site web.

« Il convient d'arrêter de reléguer la question informatique à une unique problématique technique. Une prise de conscience est nécessaire, un réel besoin de considérer enfin la question de la préférence systématique aux logiciels libres comme un véritable enjeu politique au sein des associations ! » estime Laurent Costy, administrateur de l'April et co-animateur du groupe de travail Libre Association. « Le guide apporte ainsi des arguments en ce sens et vous aidera à convaincre élus et salariés au sein de votre association » conclut-il.

Laurent Costy est l'auteur d'une récente tribune Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Laurent Costy, administrateur de l'April et co-animateur du groupe de travail Libre Association, lcosty@april.org +33 6 80 70 44 41

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(20/10/2014 @ 08:58)

Actualités de l'April du 19 octobre 2014  Voir?

Informations

20141019_actualites_april.png
Luc Fievet et Lionel Allorge
vous présentent les actualités
de l'April du 19 octobre 2014

  • Titre : Actualités de l'April du 19 octobre 2014
  • Intervenants : Luc Fievet, Lionel Allorge
  • Réalisation : Luc Fievet, Lionel Allorge
  • Licences : Gnu FDL 1.3 ou ultérieure, CC-by-SA 2.0 ou ultérieure, Art Libre 1.3 ou ultérieure
  • Durée : 8 mn 43 s
  • Média : 20141019_actualites_april.webm (104 Mo)
  • Logiciels utilisés : Kdenlive pour le montage vidéo et Inkscape pour le générique

Transcription

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(19/10/2014 @ 21:43)

Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres  Voir?

Laurent Costy, administrateur de l'April et co-animateur du groupe de travail Libre Association, a publié dans « Linux Pratique n°84 » une tribune intitulée « Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ? ». La tribune est désormais disponible au format PDF et au format ODT et ci-dessous :

Pourquoi les associations doivent faire l'effort d'utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ?

Quelques données sur les associations

D'une manière générale

Avant d'aborder la question du lien entre associations en France et logiciels libres, il est important de mesurer ce que représentent les associations en France pour mieux mesurer le potentiel de migration vers le libre qui existe et les clés pour le favoriser. Les quelques chiffres repris ci-après sont issus de « l’instantané »1 produit pour le mouvement associatif, qui est en quelque sorte la structure la plus importante en terme de représentation des associations en France. Ainsi, le nombre d’associations avoisinait2 en mars 2012, le nombre d’1,3 million. Il est estimé que cela représente 23 millions d’adhérents et 16 millions de bénévoles. Par ailleurs, fait important qu'il nous faut considérer pour cette tribune car influençant la manière d'approcher les associations pour les inciter à adopter plus massivement le logiciel libre : plus de 85 % d'entre elles n’ont pas de salariés. Pour les structures exclusivement bénévoles, l'approche individuelle ou grand public menée par de nombreux GULL3 sur les territoires ou par les associations nationales telle l'April4, est donc une action essentielle qui contribue à l'adoption de logiciels libres dans les associations. Enfin, pour terminer avec le panorama, on notera que :

« La multiplication très rapide des collectifs, coordinations, comités et l’explosion des réseaux sociaux qui peuvent être considérés comme des associations de fait vont très vite conduire à reconsidérer cette évaluation qui est fondée pour l’essentiel sur le nombre d’associations repérées comme telles dans les guides communaux. »5

Les associations d'éducation populaire, une classe d'associations particulière

Il existe une classe d'associations sans doute plus sensible que les autres à la migration vers les logiciels libres : les associations de jeunesse et d'éducation populaires. En effet, les valeurs que ces associations portent et défendent convergent avec celles mises en avant par les libristes. Il reste difficile de définir6 en une phrase ce qu'est l'éducation populaire7 mais les logiques de partage, la formation tout au long de la vie, l'entraide, la coopération et la capacité à rendre les citoyens acteurs, sont quelques valeurs convergentes. Le nombre de ces associations se revendiquant de l'éducation populaire serait de l'ordre de 430 000 (soit 49 % du nombre total d'associations en France) selon les chiffres communiqués par le CNAJEP8.

Pourquoi les associations doivent poursuivre leurs efforts de migration vers les logiciels libres ?

C'est une manière pour elles d'agir et de transformer, par leurs choix et leurs actions de migration, une informatique propriétaire devenue folle et imposant désormais son monopole au mépris des usagers. Que l'on soit pour ou contre les logiques de marché, l'excès est condamnable et doit être combattu : les systèmes de rentes instaurées par exemple par les licences et les antifonctionnalités qui en découlent, sont néfastes pour la libre circulation de l'information et l'émancipation du citoyen. Ceci étant, une migration, qu'elle soit partielle ou totale, demande un effort et il est systématiquement chronophage que de vouloir s'affranchir de systèmes auxquels chacun s'est habitué ! Bref, de l'énergie est nécessaire mais l'effort est aussi une valeur de l'éducation populaire !

Il y a donc une prise de conscience nécessaire, un réel besoin de considérer enfin la question de la préférence systématique aux logiciels libres comme une réelle question politique au sein des associations et éviter de reléguer cela sans cesse à une unique problématique technique. Oui, faire l'effort, à chaque fois que cela est possible pour une association, d'opter pour le logiciel libre doit être pensé, débattu et choisi au sein des instances des associations (conseils d'administration ou assemblées générales par exemple).

Pour conclure cette partie, les propos de Christophe Sarrot, repris par Nathalie Boucher-Petrovic lors des RMLL 20069 à Vandoeuvre sont éloquents et significatifs :

« Connaître, utiliser, promouvoir et développer des logiciels libres est un enjeu important pour l’éducation populaire aujourd’hui. Non pas tellement parce qu’ils sont, bien sûr, une réponse fiable, simple et économique à des besoins techniques, mais surtout parce que leur existence est due à des pratiques qui fondent l’éducation populaire et qui veulent permettre la transformation des personnes et des outils par un libre échange des savoirs, pour un mieux vivre ensemble. »

Au delà, des logiciels libres et du système d'exploitation...

La question du respect de la vie privée et de la protection des données concernent évidemment aussi votre association : respecter vos adhérents, c'est d'abord maîtriser la sécurité des données collectées et éviter qu'elles ne soient utilisées à d'autres usages que ceux prévus initialement. C'est d'autant plus important depuis les révélations d'Edward Snowden et la mise en évidence des écoutes généralisées par les gouvernements. Là encore, le logiciel libre est une voie pour tenter de mieux maîtriser ses données : soyons clairs, le logiciel libre ne pourra jamais garantir la sécurité absolue de vos systèmes. Ceci étant (au delà même de la problématique centrale de l'humain assis sur la chaise devant l'écran qui est souvent la cause des fuites de sécurité), de part sa nature ouverte, le logiciel libre permet, quant on le souhaite et avec les compétences ad'hoc, d'analyser si des défauts de sécurité existe.

Bien sûr, la question de la maîtrise technique est centrale mais est-ce à dire que chaque bénévole ou salarié d'association se doit d'être un expert informatique ? La réponse est clairement non. Sur ce point, une solution peut consister à tisser un réseau de confiance et de compétences pour pouvoir être éclairé le moment venu et faire des choix pertinents : c'est heureusement une compétence des réseaux associatifs ! En effet, les réseaux associatifs ont cette capacité à mutualiser, partager des compétences et c'est aussi un savoir faire des fédérations : il convient donc de renforcer cette compétence pour permettre une plus grande adoption des logiciels libre et une meilleure maîtrise des enjeux politique et technique de l'informatique. Un autre effort doit être fait aussi pour appréhender une culture technique minimum. La formation, en particulier celle des bénévoles, est une clé pour cela.

Oui, pour limiter les risques d'usages inopportuns des données concernant votre association ou ses membres, là encore, un effort va devoir être produit : il vous faudra limiter et diversifier l'usage de ces services pseudo-gratuits qui nous apparaissent plus rapides, plus faciles, plus séduisants. Il faut tenter de trouver un service alternatif plus respectueux des données personnels. Les communautés de développeurs de logiciels libres font chaque jour des efforts importants pour répondre à vos besoin associatifs et rendre toujours plus simple l'usage pour les utilisateurs ayant peu de compétences. On peut citer par exemple l'outil Framadate10 mis en place par Framasoft11 qui permet, sans que les donnée ne soient analysées à votre insu, de mettre en place de simples sondages (dates, consultations simples).

Encore une fois, quand tout est simplifié pour soi-disant vous faciliter la vie, le revers de la médaille est que l'on ne maîtrise plus les aspects techniques et que l'on ne distingue plus ce qui relève de la technique pure ou de dispositifs mis en place pour préserver un acquis commercial (comme le sont par exemple les DRM12). Rappelez-vous que si c'est gratuit, c'est vous le produit (profitons d'ailleurs de cette remarque pour rappeler que « libre » dans « logiciel libre » ne veut pas dire « gratuit »). Bref, faisons le pari de l'effort et défendons une éthique informatique autour du libre en cohérence avec nos valeurs associatives et celles de l'éducation populaire en particulier.

Et concrètement ?

Quand l'association décèle un nouveau besoin d'outil informatique, le réflexe doit d'abord être la recherche d'un logiciel libre répondant à ce besoin : la logithèque de logiciels libres couvrent la majeure partie des besoins des associations. Le guide des logiciels libres pour les associations13 téléchargeable sur le site libreassociation.info et produit par le groupe de travail éponyme de l'April, aborde cette question et présente des logiciels libres qui ont fait leurs preuves en milieu associatif.

Enfin, le changement se prépare et s'accompagne. Vouloir changer du jour au lendemain un logiciel privateur utilisé de longue date au sein de l'association est le meilleur moyen de générer un effet contre-productif et de voir les utilisateurs rejeter le logiciel libre : la formation et l’accompagnement des utilisateurs sera une clé de la réussite de migration partielle ou totale pour votre association.

Informations sur la tribune

Cette tribune a été écrite par Laurent Costy, administrateur de l'April et co-animateur du goupre de travail Libre Association (http://www.libreassociation.info). Elle a été publiée dans « Linux Pratique n°84 » de juillet/août 2014.


Vous êtes encouragés à utiliser, copier, diffuser et modifier ce document selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre (http://artlibre.org/licence/lal/) version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/) et licence GNU FDL3 version 1.3 ou ultérieure (http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.html).

Notes

1) Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

2) Il s'agit bien sûr d'une approximation puisqu'il reste difficile de mesurer précisément les associations qui meurent ou qui sont « en sommeil ». Cependant, ne sont pas comptées ici les associations « de fait », les collectifs, ou les communautés sur internet

3) Groupe d'utilisateurs de logiciels libres

4) Association pour la promotion et la défense des logiciels libres : http://www.april.org/

5) Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

6) François Tétard, historienne de l'éducation populaire a écrit à ce sujet : « L’éducation populaire est par définition indéfinissable, mais c’est un ressenti partagé ! »

7) Pour en appréhender le périmètre : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_populaire

8) Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d'éducation populaire : http://www.cnajep.asso.fr/

9) Communication-RMLL-2006-Education-populaire-et-logiciels-libres-NBP.pdf

10) http://framadate.org/

11) http://www.framasoft.net/

12) Digital right managment. Pour en savoir plus : https://www.april.org/publication-april-synthese-sur-les-drm

13) guide-libre-association-version-1.0.pdf

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(16/10/2014 @ 10:17)

Participer à la campagne « J'aime ton asso » du Mouvement associatif  Voir?

Le mouvement associatif1 vient de lancer une campagne J'aime ton asso. L'April encourage chacun à profiter de cet outil pour faire connaître les associations, nationales ou locales, du logiciel libre.

L'idée de cette campagne est d'expliquer pourquoi on aime telle ou telle association. Pourquoi le "ton asso" ? Parce que le but semble être plutôt de parler d'associations auxquelles on fait appel (genre association d'insertion...) (voir la fiche « mode d'emploi »). Mais on peut également en profiter pour parler des associations dont on fait partie.

Il s'agit d'une campagne essentiellement basée sur Twitter2 où il faut mentionner le "mot-croisillon" #JaimeTonAsso (le compte Twitter de l'April est @aprilorg). Il y a alors un inventaire qui est alimenté sur la page Ils/elles se déclarent. Ne pas hésiter à relayer cette campagne sur des réseaux décentralisés comme par exemple identi.ca (le compte de l'April est @aprilorg) ou encore GNU Social.

Si on ne veut pas utiliser Twitter, on peut aussi faire une déclaration sur une page dédiée sur le site de la campagne.

C'est l'occasion de parler des associations du Libre : profitons de l'outil mis en place par le mouvement associatif.

  • 1.

    Selon Wikipédia Le Mouvement associatif (anciennement la Conférence permanente des coordinations associatives) est une association loi de 1901 française. Elle a pour but de défendre et de promouvoir la vie associative dans son ensemble et se fonde sur un mouvement associatif organisé composé de plus de 700 fédérations et unions nationales et régionales regroupées dans 16 coordinations associatives nationales. Le Mouvement associatif représenterait 50% des associations en France.

  • 2. Nous encourageons l'utilisation de clients libres pour Twitter

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(15/10/2014 @ 17:13)

Conférence Le logiciel Libre : des enjeux pour tous, des atouts pour les professionnels  Voir?

22 Octobre 2014 - 09:00
22 Octobre 2014 - 09:45

L'April sera présente lors de la conférence d’ouverture du Libday, mercredi 22 octobre 2014 à Marseille. Jean-Christophe Becquet, directeur d'APITUX et vice-président de l'April interviendra aux côtés de Thierry Stoehr (Aful) et Sébastien Dubois (Libertis) sur le thème Le logiciel Libre : des enjeux pour tous, des atouts pour les professionnels,

Le Libday est une journée de conférences sur le Libre pour les professionnels qui se tiendra à l'EMD Marseille Saint Charles, Rue Jules Ferry à Marseille.

L'entrée est payante et soumise à une inscription. Un code promotionnel est cependant disponible pour les membres de l'April : APL14R.

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(15/10/2014 @ 07:05)

Revue de presse de l'April pour la semaine 41 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 41

[Slate.fr] Jeremy Rifkin: L’Internet de tout nous sauvera-t-il tous?

Par Jean-Laurent Cassely, le samedi 11 octobre 2014. Extrait:
> Pour savoir si sa prophétie selon laquelle l'internet des objets allait renverser le système économique basé sur la propriété privée des moyens de production allait se réaliser, on a fait un pari avec Jeremy Rifkin
Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/story/92925/jeremy-rifkin-internet-nous-sauvera-t-il-tous

Et aussi:
[Mediapart] Jeremy Rifkin. La nouvelle société du coût marginal zéro. L'internet des objets, l'émergence des communaux collaboratifs...
[ParisTech Review] L'entreprise du futur

[cio-online.com] Jacques Marzin (DISIC): «Nous gardons une approche raisonnée en matière de logiciels libres»

Par Bertrand Lemaire, le jeudi 9 octobre 2014. Extrait:
> Jacques Marzin, directeur de la Disic (Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication) et ainsi «DSI groupe» de l'Etat, détaille la stratégie pragmatique qu'il défend en matière de logiciels libres. Cette prise de position intervient à environ deux semaines de l'Open CIO Summit et de l'Open World Forum.
Lien vers l'article original: http://www.cio-online.com/actualites/lire--7114.html

Et aussi:
[Next INpact] Des composants libres sur 81 % des ordinateurs du ministère de la Défense

[Metamedia] Abolir la neutralité du Net, c’est revenir au Minitel

Par Eric Scherer, le jeudi 9 octobre 2014. Extrait:
> La fin de la neutralité du Net nous ferait retourner à l’époque ultra-contrôlée du Minitel, et poserait d’importants risques à notre future croissance économique, a averti jeudi à Budapest, l’expert français Bernard Benhamou.
Lien vers l'article original: http://meta-media.fr/2014/10/09/la-fin-de-la-neutralite-du-net-cest-le-retour-au-minitel.html

[Numerama] Framasoft veut "dégoogliser" Internet

Par Julien L., le jeudi 9 octobre 2014. Extrait:
> L'association Framasoft a mis sur un pied un nouveau projet visant à "dégoogliser" Internet, qui consiste à encourager les utilisateurs à migrer vers des solutions libres, éthiques, décentralisées et solidaires. Et quoi de mieux, pour faire passer ce message, que de s'inspirer des aventures d'Astérix et Obélix, que tout le monde connaît?
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/30861-framasoft-veut-degoogliser-internet.html

[Next INpact] Un futur commissaire européen engagé en faveur du logiciel libre

Par Xavier Berne, le mercredi 8 octobre 2014. Extrait:
> Le très probable futur commissaire européen en charge du «Marché numérique unique» vient d'affirmer à l’occasion d’une audition devant le Parlement de Strasbourg qu’il soutiendrait le développement et l’utilisation des logiciels libres au sein de l’Union, sans toutefois préciser davantage ses intentions en la matière.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90316-un-futur-commissaire-europeen-engage-en-faveur-logiciel-libre.htm

Et aussi:
[Numerama] Le futur commissaire Andrus Ansip rassure sur le logiciel libre

Voir aussi:
Le futur Commissaire européen Andrus Ansip affiche son soutien au logiciel libre

[ZDNet] Systemd et les «t**** du c**» de la communauté Open Source

Par Christophe Auffray, le mardi 7 octobre 2014. Extrait:
> On ne peut pas plaire à tout le monde. C’est ce que constate le co-créateur de systemd, Lennart Poettering qui se dit sur Google+ victime d’une véritable campagne haineuse et d’appels à la violence, notamment au sein du premier cercle de Linus Torvalds.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/systemd-et-les-t-du-c-de-la-communaute-open-source-39807395.htm

[RTBF Info] La ville de Liège bazarde ses logiciels libres

Par Michel Gretry, le mardi 7 octobre 2014. Extrait:
> Le conseil communal de Liège, ce lundi soir, a entériné l'achat de licences Microsoft; une décision qui peut paraître anodine, mais dont la portée symbolique n'échappe à personne: c'est la fin des logiciels libres dans l'administration de la cité ardente. L'oposition de gauche l'a amèrement déploré.
Lien vers l'article original: http://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_la-ville-de-liege-bazarde-ses-logiciels-libres?id=8372046

[LeMonde.fr] Android rapporte plus d’un milliard de dollars par an à… Microsoft

Par Jérôme Marin, le lundi 6 octobre 2014. Extrait:
> L'écrasante domination d'Android sur le marché des smartphones et des tablettes ne profite pas seulement à Google, son concepteur. Elle rapporte aussi très gros à... Microsoft ! L'éditeur américain de logiciels, qui a bien du mal à imposer son système d'exploitation Windows sur les supports mobiles, a en effet conclu il y a quelques années des accords de licences avec les principaux fabricants de terminaux Android, pour leur permettre d'utiliser une partie de ses brevets.
Lien vers l'article original: http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2014/10/06/android-rapporte-plus-dun-milliard-de-dollars-par-an-a-microsoft

[Next INpact] Concertation numérique: Manuel Valls invite à «bousculer» le gouvernement

Par Xavier Berne, le lundi 6 octobre 2014. Extrait:
> Samedi matin, le Conseil national du numérique (CNNum) a donné comme prévu le coup d’envoi de sa grande concertation censée préfigurer le dépôt, devant le Parlement, d’un texte de loi consacré au numérique. Le Premier ministre a pour l’occasion détaillé sa vision politique du numérique.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90260-concertation-numerique-manuel-valls-invite-a-bousculer-gouvernement.htm

Et aussi:
[Numerama] Concertation sur le numérique: un bon début de démocratie participative
[Next INpact] François Hollande plaide une fusion entre l'ARCEP et le CSA
[Next INpact] Projet de loi Terrorisme: au Sénat, le texte corrigé en commission
[Next INpact] Une petite «révolution numérique» se dessine à l'Assemblée nationale
[Numerama] Victoire contre le vote par Internet à l'Assemblée Nationale

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(13/10/2014 @ 16:07)

Examen du projet de loi « terrorisme » au Sénat, analyse et amendements  Voir?

L'April soutient la campagne Présumé⋅e⋅s terroristes lancée par La Quadrature du Net contre le projet de loi « terrorisme ». Celui-ci va désormais être discuté au Sénat à partir du mercredi 15 octobre 2014, La Quadradure du Net propose une analyse et des amendements.

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(13/10/2014 @ 10:57)

La vente forcée aurait-elle ses jours comptés ?  Voir?

Paris, le 13 octobre 2014. Communiqué de presse.

Le 11 septembre 2014, la Cour de cassation italienne a rendu une décision attendue sur les questions de vente forcée [it], en condamnant la société HP à rembourser à un consommateur les licences des logiciels pré-installés sur son ordinateur et qu'il ne souhaitait pas acquérir. L'April félicite l'association ADUC1, qui a porté l'action, ainsi que Marco Ciurcina, avocat, pour le résultat obtenu.

Selon la sentence 19161/14 de la Troisième section civile de la Cour de cassation italienne2,

"CHI ACQUISTA un computer sul quale sia stato preinstallato dal produttore un determinato software di funzionamento (sistema operativo) ha il diritto, qualora non intenda accettare le condizioni della licenza d'uso del software propostegli al primo avvio del computer, di trattenere quest' ultimo restituendo il solo software oggetto della licenza non accettata, a fronte del rimborso della parte di prezzo ad esso specificamente riferibile".

« La personne qui achète un ordinateur sur lequel le producteur a préinstallé un logiciel particulier de fonctionnement (système d'exploitation) a le droit, au premier allumage de l'ordinateur, si elle n'a pas l'intention d'accepter les conditions de la licence d'usage du logiciel qui lui est proposé, de conserver l'ordinateur et de rendre uniquement le logiciel objet de la licence qu'elle refuse, moyennant le remboursement de la partie de prix qui s'y rapporte. » (traduction par nos soins)

« Non sussiste un’ipotesi di collegamento negoziale tra i contratti di compravendita di un “notebook” e di una licenza d’uso di sistema operativo, non essendo gli stessi diretti a realizzare uno scopo pratico unitario, sicché, ove l’acquirente esprima – all’avvio del computer – una manifestazione negativa di volontà all’uso di detto sistema, essa è destinata a ripercuotersi esclusivamente nel contratto in cui è stata manifestata, non comportando lo scioglimento dell’intera operazione »

"il n'existe aucune hypothèse de lien préétabli entre le contrat d'achat d'un "notebook" et le contrat d'achat de la licence d'usage d'un système d'exploitation : les deux produits n'ont pas le même but pratique unitaire. Si le client exprime, à l'allumage de l'ordinateur, son refus d'utiliser ce système d'exploitation, ce refus ne s'exprime que sur le contrat concernant la licence du système d'exploitation et n'entraîne pas l'annulation de toute la vente (matériel et logiciel)." (traduction par nos soins)

Cette décision, même si elle n'interdit pas la vente forcée en tant que telle, permet au moins aux consommateurs de se faire rembourser le prix des logiciels qu'ils n'ont pas souhaités acquérir. Cette décision est donc une bonne nouvelle pour les consommateurs en général et pour les utilisateurs de logiciels libres en particulier, leur permettant de récupérer le montant des licences vendues de force avec les machines, et ce d'autant plus que le jugement semble critiquer les licences logiciels liées à une machine précise (licences OEM), comme le présente d'ailleurs la Cour de cassation :

In questo modo, si verificherebbero "riflessi a cascata in ordine all'imposizione sul mercato di ulteriore software applicativo la cui diffusione presso i clienti finali troverebbe forte stimolo e condizionamento, se non vera e propria necessità, in più o meno intensi vincoli di compatibilità ed interoperabilità (che potremo questa volta definire 'tecnologici ad effetto commerciale') con quel sistema operativo, almeno tendenzialmente monopolista".

De cette façon, on assisterait « à des effets en cascade sur le marché subséquent des logiciels, avec pour les clients finaux, une forte incitation ou un conditionnement, sans réelle nécessité, à cause des contraintes plus ou moins intenses de compatibilité et d'interopérabilité (que nous pouvons définir comme "technologies avec effet commercial") avec ce système d'exploitation, entrainant des tendances monopolistiques.» (traduction par nos soins)

En d'autres termes, le juge considère que l'association entre matériel et logiciel n'est pas une nécessité technologique, elle est commerciale. Refuser le remboursement de la licence « va à l'encontre des lois qui protègent la liberté de choix des consommateurs et à l'encontre de la libre concurrence entre les entreprises » , avec un objectif de monopole.

« On assiste donc, avec cette décision, à une condamnation claire de la vente forcée entre un ordinateur et des logiciels, pratique dangereuse tant pour les droits des consommateurs que pour la concurrence », conclut Jeanne Tadeusz, responsable des affaires publiques de l'April. « L'April se réjouit de cette bonne nouvelle pour les consommateurs italiens, et espère que cette jurisprudence sera suivie dans toute l'Europe ».

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Jeanne Tadeusz, responsable affaires publiques, jtadeusz@april.org +33 1 78 76 92 82

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(13/10/2014 @ 08:22)

Interview d'Isabelle Attard le 1er octobre 2014  Voir?

Informations

Interview d'Isabelle Attard le 1er octobre 2014.jpg
Mme la député Isabelle Attard est interviewée par Alexis Kauffmann le 1er octobre 2014 à l'Assemblée Nationale

  • Titre : Interview d'Isabelle Attard par Alexis Kauffmann le 1er octobre 2014
  • Intervenants : Isabelle Attard, Alexis Kauffmann
  • Réalisation : Lionel Allorge
  • Licences : Gnu FDL 1.3 ou ultérieure, CC-by-SA 2.0 ou ultérieure, Art Libre 1.3 ou ultérieure
  • Durée : 30 mn 3 s
  • Média : Interview_Isabelle_Attard_1er_octobre_2014.sd.webm (243,8 Mo)
  • Logiciels utilisés : Kdenlive pour le montage vidéo et Inkscape pour le générique

Transcription

Alexis Kauffmann : Madame la Députée, bonsoir. Merci de nous recevoir. Pouvez-vous vous présenter très succinctement ?

Isabelle Attard : Oui je peux le faire. Isabelle Attard, je suis députée Nouvelle Donne à l’Assemblée, depuis juin 2012, c’est mon premier mandat, et auparavant j’étais directrice de musée et archéozoologue.

Alexis Kauffmann : Alors justement, directrice de musée puis députée, vous vous êtes impliquée dans la défense et la diffusion du concept du domaine public. Alors, première question un peu naïve, qu’est-ce que le domaine public ?

Isabelle Attard : Je vais vous donner une première réponse. Quand j’avais 9 ans, le domaine public c’était la forêt domaniale où j’allais courir, donc domaine public réservé au niveau territoire. Et puis, en grandissant, le domaine public on commence à comprendre un petit peu que ce n’est pas que ça, que c’est beaucoup plus large et que ça touche surtout tout ce qui est culturel, tout notre patrimoine, et il est vaste, et que ce domaine public il est à la fois pas connu, que les droits ne sont pas connus non plus, par le public. Qu’est-ce qu’on a le droit de faire avec une œuvre du domaine public, qu'est-ce qu'on ne peut pas faire, qu’est-ce qu'on peut faire et pourquoi ? Et que c’est un domaine, finalement, que personne n’arrive à cerner parce que finalement dans la loi il n’est pas cerné non plus. Voilà comment je suis arrivée au domaine public, via l’archéologie, via la terre, qui est un domaine public, qui est un bien commun, et en arrivant sur les œuvres et sur des points beaucoup plus précis.

Alexis Kauffmann : Et il y a un an vous coorganisiez une journée d’étude ici même, à l'Assemblée Nationale, et dans la foulée, vous déposiez une proposition de loi pour consacrer positivement le domaine public.

Isabelle Attard : Oui. Dans le mot positif il y a également l’expression « œuvres tombant dans le domaine public », que j’essaye de réfuter formellement, en disant une œuvre « s’élève » dans le domaine public ou « arrive » dans le domaine public, arrive en grande pompe et pas tombe. Ce vocabulaire-là explique exactement ce qui se passe aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on considère qu’une œuvre n’a plus de valeur, ni commerciale ni autre, à partir du moment où elle rentre, elle arrive dans le domaine public, elle n'est plus protégée par le droit d’auteur. C'est comme si elle n'avait plus aucun sens, finalement puisque « n’importe qui », je vais le dire avec de grands guillemets, puisque « n’importe qui » peut faire ce qu’il veut avec cette œuvre, ça n’a plus aucun intérêt. Or c’est faux, c'est parce que c'est le plus grand nombre qui peut en faire enfin quelque chose d'autre, créer avec, parodier, caricaturer, améliorer, faire la suite, etc, c'est parce qu'on peut en faire ce qu'on veut, que ça a un intérêt énorme. Mais rien que le vocabulaire est extrêmement symbolique de ce que pensent les français de ce domaine public.

Alexis Kauffmann : Et plus précisément que contenait cette proposition de loi, sans rentrer dans les détails mais des mesures fortes ?

Isabelle Attard : Ce qui était intéressant c'était tout d’abord de définir ce qu'est le domaine public, et pas dire que c’est une fois qu’on a enlevé ça, ça, ça et ça il reste une œuvre dans le domaine public. Non, une œuvre du domaine public, c’est carré, c'est encadré par des textes et ça veut dire quelque chose. Ce n'est pas juste ce qui reste quand on a épuisé tous les droits. Donc c'était de faire du ménage dans les droits notamment pour la guerre, des auteurs qui ont publié avant telle date et puis on va rallonger, on va rallonger la sauce en termes d'années de droits d’auteur. Il y avait effectivement aussi le fait qu'une œuvre numérisée est bien protégée aussi dans le domaine public. Et là, on s’aperçoit qu'on a un état d’esprit complètement différent dans les pays anglo-saxons, par rapport à la France, en ce qui concerne la numérisation de œuvres. En ce moment la ''National Gallery'', aux États-Unis, a projeté, défini, la numérisation de 400.000 œuvres qui seront en libre accès sur leur site, en HD. Donc on n'est pas là sur des petites vignettes qu’on va pouvoir télécharger pour faire juste une légère observation de l’œuvre, et aucune utilisation ensuite de création ou commerciale. On est sur un vrai partage du domaine public dans ces pays-là.

En France, quand on en parle, on a des réticences de la part de tous les conservateurs ; alors conservateurs, réticences, ça va peut-être un petit peu avec. En tout cas on a un comportement de « non, c'est moi, cette œuvre est conservée dans mes archives, sur mes microfilms, ou dans mes Compactus. Donc ça nous appartient, hors de question qu'on la mette en libre accès et qu'on la mette vraiment dans le domaine public, parce qu’on ne sait pas, finalement, ce que les gens vont en faire. » Mais c’est grave ! En fait, on peut en faire ce qu’on veut ! Et ce n’est pas à un conservateur, ou à un directeur de musée, ou à un directeur de bibliothèque de dire « on ne la met pas dans le domaine public parce qu’on ne sait pas ce qui va se passer après ». Et bien oui, on ne sait pas ce qui va se passer après, et ça, ça s’appelle la création et ça s’appelle l’imagination.

Alexis Kauffmann : Parmi les réticences il y a aussi des réticences très pragmatiques sur la question matérielle.

Isabelle Attard : Bien sûr. Après il y a tout ce qui est droit d’auteur. Le débat avec le gestionnaire de la fortune de Tintin est emblématique en la matière. Il va nous sortir une soi-disant œuvre posthume exceptionnelle, de je ne sais pas d'où, trois dessins, de façon à pouvoir ensuite prolonger encore de 10 ou 20 ans les droits d’auteur et éviter que les œuvres Tintin, l’image de Tintin puissent être réutilisées. Alors j’ai bien conscience que c’est un business énorme. Il suffit pour cela d’aller au musée de la BD à Bruxelles, vous vous rendez compte que les produits dérivés de Tintin, c’est ce qui fait vivre une économie colossale. On en est bien conscient. Mais ça ne peut pas durer indéfiniment. Et ça, c'est un gestionnaire, lui-même n’est pas auteur de quoi que ce soit ; mais par appât du gain, et parce qu’il a envie que cette manne financière dure jusqu’à sa mort, pourquoi pas, on va essayer de modifier la loi et de faire en sorte que, comme aux États-Unis, on se dirige plus vers 100 ans de droits d’auteur que 70. Et c’est triste, c’est très triste, parce que là il y a uniquement l’aspect commercial.

Alexis Kauffmann : Est-ce que vous constatez que en France les institutions culturelles publiques, j'ai envie de dire progressent sur ces questions ? Ils sont de plus en plus ouverts au partage de leurs fonds numérisés sur Internet ?

Isabelle Attard : Je trouve ça extrêmement léger et on peut prendre l’exemple de la BnF, récemment. Il y a un service numérisation, d'agents, de fonctionnaires, à la BnF, chargés juste de numériser leurs œuvres et les documents les plus anciens, etc. Au lieu de ça, Bruno Racine signe un contrat avec ProQuest, dans lequel ProQuest a l’exclusivité de l’utilisation, de la numérisation des fonds anciens de la BnF. Seuls peuvent consulter, ensuite, ces fichiers numérisés ceux qui vont pouvoir aller sur place à la Bibliothèque Nationale de France, et les autres devront payer. Et là on se dit qu’on a juste tout raté, ce sont des œuvres qui sont dans le domaine public depuis des centaines d’années pour certaines. Et, il va falloir qu'on paye, il va y avoir ensuite une différence de traitement entre les étudiants ou les chercheurs ou les amateurs parisiens, qui vont avoir accès à la BnF facilement, et puis ceux qui vont devoir faire 3 heures de TGV pour consulter gratuitement des œuvres qui devraient être gratuites et consultables gratuitement.

Donc on a un progrès dans la prise de conscience qu’il faut mettre à disposition, mais c’est une mise à disposition du bout des lèvres et du bout des doigts. C'est « Oui, oui, on va le mettre, oui on va partager. Oui. Ça fait mal, ça fait très très mal, mais on va partager. » On en est encore là. Et c’est terrible parce que je fais partie du corps des professionnels des musées, je suis attachée de conservation territoriale, dont le but de conserver, mais les directeurs de musées ou les conservateurs, oublient que dans la mission, et c’est écrit dans la loi 2002, dans un musée on doit conserver, certes, mais on doit diffuser, on doit publier, et ça, c'est le contraire de conserver dans un coffre-fort. Donc publions, diffusons les images, numérisées de la meilleure qualité impossible, et ça ne sera que mieux.

Alexis Kauffmann : Que répondez-vous à ceux qui disent j'aimerais beaucoup, mais il va y avoir une conséquence, c'est qu'il va y avoir une perte dans mon budget et comment la compenser. Si j'ouvre complètement les vannes et que je ne me garde pas l'exclusivité pour, par exemple, lorsqu'il y a des gens qui veulent faire des catalogues, comme ça, qu'est-ce que vous leur répondez, à ceux qui ont des craintes peut-être légitimes sur la question matérielle ?

Isabelle Attard : Qu’est-ce qui va se passer lorsque vous avez, oui, un éditeur, prenons cet exemple-là de catalogue, un éditeur qui va vouloir faire un catalogue d'exposition parallèle à l'exposition organisée au Grand Palais, au musée d’Orsay ou ailleurs ? S’il n’a pas accès, gratuitement, à des œuvres qui, normalement, parce que c’est la loi, devraient être accessibles gratuitement, parce qu'elles sont dans le domaine public, il va contourner, il va aller chercher des images qui auront été photographiées en douce, mal photographiées, avec une définition pas idéale pour l'édition, et puis il va publier ces images-là, quand même, parce qu’il a le droit. Et donc on aura un livre, on aura un catalogue d’exposition, on aura un ouvrage sur tel peintre ou tel auteur, avec une qualité de reproduction tellement minable, tellement pas à la hauteur du sujet, que ce livre sera invendable et ne sera même pas utilisable par la structure.

On a eu l'exemple, j'ai eu l'exemple quand j’étais directrice du musée de la Tapisserie de Bayeux, je l'ai dit lors du colloque organisé à l'Assemblée il y a un an, ma direction, mes élus, m’ont obligée à faire du copyfraud. On louait des ektachromes, on louait ensuite des CD de la Tapisserie de Bayeux. C'est du copyfraud. Qu'est-ce qui se passait si les éditeurs n'avaient pas envie de payer 600 euros pour reproduire la tapisserie ? On va sur Internet, on regarde les images qui circulent. On se soucie peu de la qualité des images et puis on va les mettre dans un ouvrage. Le résultat c’est quoi ? Certes, le livre est publié, mais l’image de l’établissement en ressort totalement dégradée. Moi je n’ai pas envie, en tant que directrice du musée de la Tapisserie de Bayeux, de voir circuler dans les librairies ou dans les bibliothèques, des livres récents avec des photos qui ne mettent absolument pas en valeur les objets que je conserve. Ce n'est même pas que ça ne met pas en valeur, c'est que c'est dégradant pour une œuvre millénaire ; ce n'est absolument pas entendable pour un conservateur d'admirer, enfin ce n'est pas admirer, d’observer une dégradation de l’œuvre parce que les fichiers auront été de mauvaise qualité et parce que l’institution n’aura pas mis, elle-même, à disposition, des fichiers HD aux éditeurs et à tous ceux qui veulent travailler sur ce qu'ils ont le droit de travailler, c'est-à-dire le domaine public.

Alexis Kauffmann : Qu'est-ce qui serait le plus important pour le centenaire de la mort ou de la naissance d'un auteur : célébrer symboliquement cette date ou son entrée dans le domaine public ?

Isabelle Attard : Ah non, son entrée dans le domaine public, pour bien marquer le coup. Il faut qu’on sache exactement chaque 1er janvier, tel auteur, tel peintre, tel sculpteur, entre, arrive enfin à la consécration dans le domaine public. Voilà, par exemple, tout ce que l’on va pouvoir faire. Et puis on déroule des exemples ; on pourra, par exemple, faire la parodie de tel ouvrage, écrire la suite de tel autre, peindre tel tableau à la mode de, etc. Imaginez toutes les parodies possibles de « La Guerre de Troie n’aura pas lieu »

Alexis Kauffmann : C'est justement l'un des objectifs du 1er Festival du domaine public. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée et quels conseils pourriez-vous donner à leurs organisateurs ?

Isabelle Attard : Déjà je pense que la notion de domaine public, je ne suis pas persuadée qu’elle soit vraiment connue du grand public. Encore une fois, domaine public, pour certains c’est la forêt domaniale. Et même, je ne devrais peut-être pas le dire, mais pour certaines personnes dans les ministères, c'était ça. Il faut expliquer un tout petit peu plus pour arriver à la notion d’œuvre littéraire, artistique, etc. Donc déjà je ne sais pas comment on pourrait faire en sorte que la journée du domaine public à Paris soit le moment où on donne une définition, on illustre. Alors peut-être aller davantage se tourner vers les écoles et ce jour-là que chaque professeur des écoles puissent expliquer à sa classe, en prenant un exemple, là je donne juste un piste parce que je suis dans la Commission des affaires culturelles et éducation et que c’est extrêmement lié, mais de se dire que, pourquoi pas, donner par exemple envie aux professeurs des écoles, de choisir une œuvre, et d’expliquer, de tirer les fils et de dire : « Voilà, si cette œuvre-là n’était pas dans le domaine public, on ne pourrait pas faire ça, ça et ça. Mais comme elle l'est, eh bien regardez, vous allez pouvoir dessiner, vous, sur une table, vous allez pouvoir reproduire ce tableau, vous allez pouvoir reproduire tel tableau de Picasso ». Ce n'est pas encore le cas, bon.

Alexis Kauffmann : Kandinsky, Munch, Mondrian entrent dans le domaine public en 2015.

Isabelle Attard : Pour Mondrian c’est génial, on leur dit tout simplement vous prenez un tableau de Mondrian et vous nous refaites une robe Yves Saint Laurent.

Alexis Kauffmann : La question du Logiciel Libre. Comment est-elle perçue par les députés ? En ont-ils entendu parler ? Voient-ils cela comme un enjeu ?

Isabelle Attard : Alors non, non et non. Les députés ne savent absolument pas, dans l'ensemble, je généralise énormément, certes il y a beaucoup de députés, quand même, qui savent ce que c'est que le Logiciel Libre, qui en ont entendu parler, ce n'est pas forcément ceux qui vont s'investir sur les textes où c'est décisif. C'est un petit peu ça le problème, c'est que, on avait des députés qui auparavant, dans la précédente législature, s'occupaient de ces questions-là, qui aujourd'hui ne sont plus dans la Commission culture éducation, donc c'est un peu plus délicat. Déjà il y a peu de monde vraiment au courant des enjeux liés au Logiciel Libre et ensuite qui sont prêts à se battre et à faire passer des amendements pour valoriser le Logiciel Libre, il y en a encore moins. Ce n'est pas évident de leur expliquer parce qu'ils sont habitués, eux, sur leur lieu de travail, en l’occurrence l'Assemblée, à des logiciels Microsoft. Il y a eu une tentative de « former », entre de gros guillemets, de former les députés à utilisation des logiciels libres à l'Assemblée, mais comme il n'y a pas eu d'accompagnement, il n'y a pas eu vraiment de formation pour les faire changer d'habitudes, ils ont tous dit, ce qui était logique, « Non nous on ne comprend pas comment ça marche, c'est trop compliqué, on revient à Microsoft ». Voilà ! C'est tout simple. Et puis peut-être que chez eux ils ont aussi l’utilisation des logiciels propriétaires et que personne ne leur a expliqué l’intérêt des logiciels libres. Donc c'est très, très, très dur, extrêmement difficile de faire passer le message que c'est un combat, que c'est une idée importante pour nous tous.

Alors, je croyais, je croyais qu'avec l'affaire Snowden, qu'avec les écoutes de la NSA, on allait quand même arriver à un niveau d'écoute et que cette question du Logiciel Libre allait être entendable ; que les menaces d'écoutes, que les menaces de voir toute leur boîte mail hackée par quelqu’un à 5 ou 10 000 kilomètres allait quand même les faire se sentir concernés, et en fait non.

Alexis Kauffmann : Pourquoi ? Par le manque de culture sur ces sujets-là ? Vous évoquiez la question des usages et de la pratique. On a tenté d'introduire les logiciels libres à l'Assemblée mais ça n'a pas forcément fonctionné. On voit bien justement avec l'affaire Snowden que ça va bien au-delà et nous dans le Logiciel Libre on a l'habitude de dire que le Logiciel Libre est un mouvement politique, éthique et social, en fait.

Isabelle Attard : Il y a plusieurs choses. Enfin je crois, je pense qu'il faudrait aller poser la question, au lieu de me la poser à moi, il faudrait la poser à des députés qui n'utilisent jamais le Logiciel Libre, qui ne savent pas ce que c'est. Ça serait très intéressant. Ma petite idée est qu'il y a une question de génération, aussi, qu'il ne faut pas négliger. Si on a des députés qui ont soixante ans, ou soixante-cinq, soixante-dix, soixante-quinze, déjà le logiciel tout court ce n'est quand même pas évident ; je me souviens avoir entendu quand même des phrases dans les couloirs de l'Assemblée où c'était clair et net que le député en question n'avait jamais utilisé Internet. Donc à partir de là on peut supposer que le Logiciel Libre ça va être encore plus complexe. Donc il y a un problème de génération, c'est sûr. Ensuite il y a un problème de lobby, extrêmement fort, des logiciels propriétaires, très fort dans le sens où on va vous inviter, comme tous les lobbies, on va vous faire comprendre que Microsoft c'est très bien, que c'est très bien pour les écoles, que c'est très bien pour les classes, qu'il y a des classes patrimoine, des classes informatique aidées par Microsoft et que tout va bien. Que Microsoft est l'ami de enfants et des internautes. Bref.

Il y a cette pression-là aussi et puis il y a un désintérêt complet pour tout ce qui est technique. Quand on touche au Logiciel Libre on rentre quand même dans une certaine technique ; ce n'est pas juste l'écran et je tapote sur mon clavier. On essaie de comprendre ce qui se passe avec les données, une fois qu'elles sont archivées quelque part. On se pose la question. Ça va où ? Qui peut lire ? Qu’est-ce que c'est que des métadonnées ? Qui peut avoir accès à mes informations ? Où elles sont réellement stockées ? Etc. Donc ça demande à aller un petit peu plus loin techniquement parlant. Et là ça bute. Là on se heurte, quand même, à un petit mur d'incompréhension lié à la technologie.

Alexis Kauffmann : Et ça a buté dernièrement avec la loi antiterroriste, par exemple.

Isabelle Attard : C'est exactement ça qui s’est passé. Quand vous avez un rapporteur qui dit qu'il faudra prendre l'avion pour contourner et aller consulter des sites bloqués, c'est qu'il n'a pas du tout compris que c’était possible de chez lui. Les internautes, les citoyens français qui ont l'habitude d'utiliser leur ordinateur, et ils sont de plus en plus jeunes, savent quand même comment l’utiliser et manipuler et ce qu'on peut en faire et ce qu'on ne peut pas en faire. Et ce qu'il est possible de faire en 2014 qu'on ne pouvait pas faire en 2012. Quand vous avez un raisonnement politique qui ne tient même pas compte des avancées technologiques et de ce qu'on peut faire aujourd'hui, alors la représentation nationale, comme je l'ai dit à Bernard Cazeneuve, oui se ridiculise.

Alexis Kauffmann : Quels sont les prochains grands sujets et grandes batailles à l’Assemblée autour du Logiciel Libre, d'après vous, si vous en voyez ?

Isabelle Attard : Déjà, nous avons relancé toute la série de questions budgétaires à tous les ministères pour savoir s'ils avaient évolué dans leur gestion de leurs logiciels, la part du Libre par rapport au logiciel propriétaire. Certains ont commencé à nous répondre, pas tous, donc on va voir s'il y a une évolution. Le but est d'avoir un suivi comme ça, chaque année, à la fois pour les obliger à faire cette réflexion eux en interne. On pose la question « Combien vous dépensez pour le Logiciel Libre et pour les logiciels propriétaires ? » Donc ils sont obligés d’aller regarder, finalement, les comptes. Et peut-être que la pédagogie va arriver comme ça en se disant « Ah oui, finalement c'est cher ! » Et si c'est par le prix qu'on arrive à un intérêt pour le Logiciel Libre, même si on sait pertinemment que c'est loin d’être le seul intérêt du Logiciel Libre, je me dis que c'est un moindre mal de rentrer et de s'y intéresser par ce biais-là. Et après on arrivera à faire passer le message que c'est important, parce que vous gérez, vous avez la main sur vos données et que ça ne disparaît pas dans la nature et que vous pouvez les modifier comme vous voulez et que c'est vous qui en êtes maître. Et ça, c'est toujours un petit peu regrettable parce que si on pense au documentaire « Spécial Investigation » de Canal Plus, il n'y avait que la mention du prix, finalement, sur l'aspect Logiciel Libre. Or on sait que c'est un argument parmi trois ou quatre qui sont nettement plus importants liés à la thématique des données qui disparaissent et qui sont volées, surveillées, épiées,etc.

Alexis Kauffmann : Et dans votre travail d'expertise autour du Logiciel Libre, est-ce que vous vous appuyez sur des associations, sur tout ce tissu, ou sur Internet qui grouille d'informations et d'expertises autour du Logiciel Libre ?

Isabelle Attard : Il y a à la fois beaucoup d’associations qui défendent l'utilisation du Logiciel Libre et qui essaient de l'expliquer, elles aussi, avec beaucoup de pédagogie et puis il y a aussi les autres, c'est-à-dire il y a tous ceux qui vont lutter pour limiter l'impact du Logiciel Libre en France. Il faut savoir jongler avec les deux. On voit bien les réactions suscitées à chaque fois par les interventions, on va caricaturer « pro logiciel libre ». Ce n'est pas qu'on est pro Logiciel Libre, c'est qu'on essaie d'expliquer : c'est quand même plus intéressant, protecteur et plus intéressant financièrement. Dès qu'on commence à dire que c'est peut-être un peu mieux, qu'il faudrait s'y intéresser, on a toute une armée, un bataillon d'entreprises, qui viennent vous dire « Halte là ! Il faut que ça soit la libre concurrence » ; non mais la libre concurrence ça marche une fois que vous avez une réputation identique, une fois que vous avez réussi à faire passer le message que le Logiciel Libre existe. Si vous mettez une couverture sur le Libre éternellement et que la directive, la circulaire de Jean-Marc Ayrault n'est pas appliquée non plus, vous n'allez pas avoir une vraie concurrence ou un vrai choix. Voilà !

Alexis Kauffmann : Qu'est-ce que les citoyens et associations peuvent faire pour aider le travail des députés sur ces sujets, de manière concrète ?

Isabelle Attard : Demandez des rendez-vous à vos parlementaires. Faites le job. Ils sont là ; les députés et les sénateurs ont des permanences, d'accord, à l'Assemblée, en circonscription. Vous constituez un collectif, vous êtes une organisation citoyenne qui défendez les associations du Logiciel Libre, vous demandez un rendez-vous vous dites « Voilà nous sommes une asso, nous sommes un collectif, on voudrait vous expliquer pourquoi c'est important ». Ça va me simplifier le travail, quelques mois plus tard, lorsque je déposerai les amendements en faveur du Logiciel Libre j'aurais peut-être davantage de collègues qui vont se dire : « Oui c'est vrai, je me souviens, j'ai reçu un groupe de personnes très intéressantes, la dernière fois, chez moi, je comprends mieux ». C'est tout. Et là c'est abordable, on va dire, c'est faisable par chaque collectif dans n'importe quel endroit de France, c'est possible.

Alexis Kauffmann : Ce qui peut relier le domaine public et le Logiciel Libre c'est la notion émergente des biens communs, des communs. Est-ce que cela vous intéresse, c'est une grille de lecture, une matrice intéressante selon moi, ou selon nous, pour étudier un certain nombre de mouvements et d’énergies qui opèrent actuellement. Est-ce que la notion de communs vous intéresse ?

Isabelle Attard : C'est tellement large et c'est tellement passionnant, quand on parle de biens communs, Silvère Mercier ne me contredira pas, de connaissances ouvertes et c'est le mot partage qui vient en premier. Si on partage nos biens communs, quels qu'ils soient, on va vers une création exponentielle, on peut en faire ce que l'on veut, et c'est normal, parce qu'elles n’appartiennent à personne en particulier. Cette notion de biens communs, j’avais commencé à la toucher du doigt lorsque j'habitais en Suède. Il y a, on va dire, une loi commune, c'est peut-être un petit peu dur à traduire en français, qui vous dit que vous pouvez installer votre tente, vous pouvez aller n'importe où dans ce pays. On ne peut pas vous empêcher de vous asseoir sur la gazon à côté de la maison de tel propriétaire parce que la terre est un bien commun. Vous ne devez pas abuser, bien sûr. Et ceux qui ne sont pas très au courant de cette réglementation vont en profiter pour laisser leur poubelle, en bien commun, sur la propriété de n'importe qui. Mais déjà il y avait cette notion de partage de l'espace public. Aujourd'hui on est confronté aux sociétés qui vont faire le monopole de l'eau et on a très vite compris à tel point c'était une denrée extrêmement rare, qui allait devenir extrêmement rare et précieuse, donc aujourd’hui, certains contrôlent l'eau qui est un bien commun et qui ne devrait jamais être contrôlée par une entreprise privée. Mais on commence à revenir et certaines collectivités reprennent la main sur leur gestion de l'eau. Là ça devient plus intéressant.

Les biens communs c'est tellement large et c'est tellement précieux qu'il faut arriver à l'expliquer, qu'il faut arriver à expliquer ce que ça provoque de ne plus s'en occuper et de le laisser aux mains de quelques-uns. Et que ce soit avec l'extension des droits d'auteur ou le fait de pratiquer le copyfraud, d’empêcher la numérisation des œuvres, d'avoir une société privée qui va garder le contrôle de la gestion de l'eau et des nappes phréatiques, etc, on s'aperçoit qu'on a toute une société qui cherche à mettre la main sur nos biens communs et qu'en opposition à ça, que pour notre survie, il faut qu'on lutte pour l'étendre et empêcher cette prise de contrôle, ce monopole de quelques-uns sur les biens de tout le monde.

Alexis Kauffmann : Une toute dernière question un petit peu plus provocatrice. Je caricature à l’extrême quelqu’un comme comme Bernard Stiegler, qui dit « demain soit c'est les biens communs soit c'est Marine Le Pen ». Qu'est-ce que vous pensez de cette alternative radicale et caricaturale ?

Isabelle Attard : Pourquoi pas ? Pourquoi pas. Si on part avec ce concept-là, en fait, c'est comme si on compare l'ouverture du cerveau avec rétrécissement des neurones. C'est-à-dire que Marine Le Pen représenterait un carcan dans lequel on va essayer de mettre tout le monde et on ne va plus pouvoir bouger, alors je ne sais pas exactement ce qu'elle pense exactement du projet de loi antiterroriste, mais si je me mets à sa place, comme l'Islam ce n'est pas bien, on va surtout empêcher tout le monde de voyager, et puis alors la Turquie non, Chypre non plus. Il y a cette notion d'enfermement, de réduction, ce n'est plus la peine de penser, ce n'est pas ça l’objectif de Marine Le Pen, donc extrêmement réducteur et de plus en plus rétréci, étroit, comme vision de la société, avec un éclatement vers le partage et la multiplication des utilisations qu'on pourrait faire de chaque œuvre, de chaque territoire, de chaque litre d'eau. Et là ça donne le vertige parce qu'on peut faire tout ; on peut tout imaginer. Dans ce sens-là je comprends qu'il y ait une opposition formelle entre les deux visions : l'une vous rétrécissez, vous mettez des œillères et dans l'autre vous pouvez imaginer ce que vous voulez.

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(12/10/2014 @ 16:48)

Fabliaux moyenâgeux du GdT Transcriptions le 10 octobre 2014  Voir?

Oyez, oyez, gents Apriliens,
En ce glorieux soir, les preux transcripteurs de la table ronde stratifiée imitation pin de la salle de réunion de l'April, se sont réunis. Toutes les quêtes transcriptives ont été menées à leur terme au sein du local de Brocéliande. Chaque chevalier a saisi sa baguette de sorcier sablée pur beurre aux éclats de noisettes et chocolat au lait (miam)

La dame du Lac Véronique, la fée Marie-Odile et l'enchanteresse Bookynette ont aidé les sires Christian, Echarp et Juu dans leurs péripéties. Les ménestrels n'ont pas fini de chanter leurs exploits, 210 minutes de ballades (des gens heureux).

Des récits épiques de quête ont été publiés vous pouvez les retrouver sur le domaine de l'April :
- Interview de Jeanne Tadeusz à Nantes sur l'importance du Logiciel Libre (14 min 24)
- Accessibilité marché en expansion. Acteurs du Libre préparez-vous ! Conf. Armony Altinier - RMLL 2014 (31 min 30)
- L'homo-numericus peut-il se déconnecter? Émission « L'invité des matins » de Radio France Culture avec Bernard Stiegler (1h de transcription sur 2h30 d'émission)
- Comment fonctionne l'accessibilité des logiciels ? Conférence lors des RMLL2014 (37min)
- Développeurs déficients visuels: nos possibilités et difficultés - Conférence lors des RMLL2014 (35min)
- Actualités de l'Agenda du Libre du 3 août 2014 (9min 50)
- Extrait de l'émission « Spécial investigation » Le lobbying de Microsoft à l'école dévoilé ou Pourquoi le logiciel libre a tant de mal à se faire une place à l'école française ? (15 min)

Le banquet fut comme à son habitude mémorable. Même si le graal n'a pas été trouvé, les convives se sont régalés de la Clairette du Languedoc. Pas d'épée à retirer d'un rocher chocolaté (dommage !) mais plein de fruits, des pommes, des poires et des scoubidoubidou-ah...

Les esprits des absents, le chevalier BeucNoir, la petite reine rousse, BenJcelot et les dames Nanie et Corinne les ont accompagnés...

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(11/10/2014 @ 08:39)

L'April présente dans l'émission « Service public » sur France Inter lundi 13 octobre 2014  Voir?

L'émission « Service public » de Guillaume Erner lundi 13 octobre 2014, entre 10h et 11h sur France Inter, sera consacrée à la thématique : « Un autre internet est-il possible ? Naviguer sans Google, Facebook, Microsoft et consorts ». L'April sera présente sur le plateau en la personne de Lionel Allorge, son président.

Les intervenants de l'émission sont :

L'émission a lieu en direct et comprend quelques appels d'auditeurs (en moyenne 3, 4 appels par émission).

L'enregistrement de l'émission est disponible sur le site de France Inter : 10207-13.10.2014-ITEMA_20679285-0.mp3

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(10/10/2014 @ 17:21)

Participons à la journée de mobilisation européenne contre TTIP/TAFTA, CETA, TISA le 11 octobre 2014  Voir?

Une journée de mobilisation européenne contre les accords commerciaux TTIP/TAFTA, CETA, TISA est organisée samedi 11 octobre 2014. L'April encourage chacun à participer aux événements prévus.

Les organisateurs des événements ont de nombreuses raisons de s'opposer à ces accords commerciaux. L'April a résumé les problématiques posées en publiant une page de position dans laquelle sont développées les raisons de sa mobilisation contre TAFTA, mais également contre tous les accords commerciaux internationaux du même genre.

En 2012, les manifestations organisées contre ACTA avaient largement participé au rejet de ce traité. L'April invite chacun à être présent pour faire entendre notre voix et pour expliquer les motifs de notre opposition à ces accords.

Pour en savoir plus, consultez :

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    La vidéo est disponible en html5 et peut également être récupérée par des outils comme youtube-dl.

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(09/10/2014 @ 14:59)

Le futur Commissaire européen Andrus Ansip affiche son soutien au logiciel libre  Voir?

Paris, le 8 octobre 2014, communiqué de presse.

Lors de son audition par le Parlement européen, Andrus Ansip, commissaire européen désigné pour le marché unique numérique, a plusieurs fois exprimé son soutien au logiciel libre. L'April espère que c'est le signe de la mise en place d'une politique volontariste en faveur du logiciel libre.

Dans le cadre de la procédure de mise en place de la nouvelle Commission européenne, chaque commissaire européen désigné est auditionné par les commissions parlementaires responsables du portefeuille qui lui a été attribué et répond aux questions qui lui sont posées.

Lundi 6 octobre 2014, Andrus Ansip, le commissaire européen désigné pour le marché unique numérique, a clairement indiqué que la Commission européenne devait encourager l'usage du logiciel libre et il s'est engagé à soutenir le développement de l'usage du logiciel libre. Évoquant sa propre expérience, il a également expliqué que, lorsqu'il était Premier ministre de l'Estonie, il avait fait en sorte que tout logiciel financé par des fonds européens soit disponible pour tous1.

Une semaine après l'audition de Günther Oettinger qui avait refusé de répondre à la question posée par une eurodéputée sur le logiciel libre, l'audition d'Andrus Ansip a laissé une bien meilleure impression. Andrus Ansip a montré une connaissance du sujet dont il sera responsable.

« Nous nous réjouissons des propos du commissaire désigné Andrus Ansip concernant le logiciel libre. Nous espérons que cette bienveillance manifestée lors de son audition se traduira par des actes avec la mise en place d'une politique publique européenne qui favorisera dans tous les domaines le développement et l'utilisation des logiciels libres » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31

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(08/10/2014 @ 11:45)

Une déclaration unilatérale des droits de l'homme numérique qui confond dangereusement données personnelles et œuvres de l'esprit  Voir?

Paris, le 8 octobre 2014. Communiqué.

Les associations Open Knowledge Foundation France, La Quadrature du Net, Savoirs Com1, Framasoft, Libertic, Creative Commons France, April et République Citoyenne dénoncent la tribune du Forum d'Avignon "Pour une déclaration préliminaire des droits de l'homme numérique" qui confond dangereusement données personnelles et œuvres de l'esprit.

En novembre 2013, le Forum d'Avignon avait publié un manifeste intitulé « Principes d’une déclaration universelle de l’internaute et du créateur à l’heure du numérique » dans lequel il tentait d'assimiler données personnelles et créations en créant le concept de données culturelles numériques : « Les données culturelles numériques de chaque individu lui appartiennent. Elles ont une valeur patrimoniale et morale qu’il est seul à même de négocier »

Lors de son forum du 19 septembre 2014, le Forum d'Avignon a réitéré en publiant la tribune « Pour une déclaration préliminaire des droits de l'homme numérique ». Dans le paragraphe 5 de ce texte, il tente une nouvelle fois d'associer données personnelles et créations : « Toute exploitation des données comme des créations de tout être humain suppose son consentement préalable, libre, éclairé, limité dans le temps et réversible ».

Nous précisons que le Forum d’Avignon est un think tank français qui a pour objectif d’approfondir les liens entre les mondes de la culture et de l’économie et nous dénonçons sa récupération du débat sur les données personnelles au profit de ce qu'il promeut : un renforcement du droit d'auteur.

Ainsi, l'article 5 de la Déclaration, en réclamant que « toute exploitation des données, comme des créations » fasse l'objet d'un consentement préalable de l'individu, passe sous silence la place fondamentale du domaine public ainsi que des exceptions et limitations au droit d'auteur, qui jouent un rôle essentiel dans l'équilibrage et la préservation du système.

De même, l'application du droit d'auteur aux données personnelles est une solution dangereuse qui fait reposer sur l'individu seul la responsabilité et le contrôle de l'usage des données qui permettent de l'identifier. Le Conseil d'État et le Conseil National du Numérique ont ainsi, à juste titre, mis en garde contre cette conception qui pourrait aboutir à un renforcement des discriminations et donc des inégalités en matière de protection de la vie privée. Nous ne sommes pas tous égaux face à l'exploitation de nos données et il est important que des règles communes existent.

Nous souhaitons donc rappeler qu'une donnée dite personnelle n'est pas une œuvre de l'esprit et ne devrait pas être considérée comme telle. De même, une œuvre de l'esprit n'est pas une donnée personnelle et ne devrait pas être considérée comme telle.

La protection des données personnelles est un enjeu fondamental à l'ère du numérique. Il s'équilibre avec la liberté d'expression et le droit à l'information.

Les débats associés sont complexes, et nous avons avant tout besoin de clarifications sur les termes et les notions convoquées pour permettre au plus grand nombre d'y prendre part. La déclaration unilatérale du Forum d'Avignon, grandiloquente et trompeuse, brouille au contraire les enjeux.

Signataires :

Open Knowledge Foundation France (OKF France) est un groupe local de l’Open Knowlegde, un réseau international à but non lucratif fondé en 2004 qui promeut la culture libre sous toutes ses formes. L’OKF France participe activement à des initiatives de portée internationale telles que l’Open Data Index et développe des outils numériques tels que le Calculateur du Domaine Public. Contact : contact@okfn.fr

SavoirsCom1 est un collectif qui s’intéresse aux politiques des biens communs de la connaissance. SavoirsCom1 défend les positions exprimées dans son Manifeste. Contact : savoirscom1@gmail.com

La Quadrature du Net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. À ce titre, la Quadrature du Net intervient notamment dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, la régulation du secteur des télécommunications ou encore le respect de la vie privée. Contact : Philippe Aigrain, co-fondateur et conseiller stratégique pa@laquadrature.net +33 6 85 80 19 31

République Citoyenne est une association aidant les citoyens à se forger des opinions sur le Gouvernement ouvert et à les faire valoir. Contact : contact@republiquecitoyenne.fr

Framasoft, réseau d’education populaire au Libre en général et au logiciel libre en particulier.
contact@framasoft.org

LiberTIC est une association nantaise de loi 1901, indépendante et non-partisane, qui a pour objectif de promouvoir l’e-démocratie et l’ouverture des données publiques. Contact : claire.libertic@gmail.com

Creative Commons France est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique.

April : Pionnière du logiciel libre en France, l’April, constituée de 4884 adhérents (4431 individus, 453 entreprises, associations et organisations), est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l’espace francophone. Contact : contact@april.org

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(07/10/2014 @ 16:50)

Revue de presse de l'April pour la semaine 40 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 40

[Numerama] Victoire contre le vote par Internet à l'Assemblée Nationale

Par Guillaume Champeau, le vendredi 3 octobre 2014. Extrait:
> Mercredi, les députés de la commission des lois de l'Assemblée Nationale ont rejeté une proposition de loi qui devait étendre le vote par Internet à l'élection présidentielle, pour les Français établis hors de France. Les députés ont pris conscience du danger d'un scrutin aussi opaque, et commencent à envisager un retrait total.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/30800-victoire-contre-le-vote-par-internet-a-l-assemblee-nationale.html

[Next INpact] Le bras d'honneur de la Hadopi à Fleur Pellerin et aux ayants droit

Par Marc Rees, le jeudi 2 octobre 2014. Extrait:
> La Hadopi vient de modifier son budget prévisionnel pour le dernier trimestre 2014. Alors que Fleur Pellerin veut réduire sa voilure budgétaire afin que la Rue du Texel se concentre sur la riposte graduée, celle-ci lui a adressé un joli pied-de-nez.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90231-le-bras-dhonneur-hadopi-a-fleur-pellerin-et-aux-ayants-droit.htm

Et aussi:
[Next INpact] Hadopi: le député Tardy s’inquiète de la stratégie du gouvernement

[Le Monde.fr] Shellshock, la faille de sécurité majeure découverte «presque par hasard» par un Français

Par Yves Eudes, le jeudi 2 octobre 2014. Extrait:
> Les failles de sécurité informatiques sont un problème courant, mais la dernière en date, baptisée «Shellshock», est loin d'être anodine. Rendue publique le 26 septembre, elle a été trouvée dans le programme Bash, une pièce maîtresse de Unix, lui-même à la base du système d'exploitation libre et gratuit GNU/Linux, qui équipe près de 70 % des serveurs Internet dans le monde. Plus précisément, Bash est un shell, une interface qui traduit les lignes de commande tapées sur le clavier en un langage compréhensible par le système d'exploitation.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/10/02/shellshock-la-faille-de-securite-majeure-decouverte-presque-par-hasard-par-un-francais_4498904_4408996.html

Et aussi:
[LiveJournal] Dear clueless assholes: stop bashing bash and GNU

Voir aussi:
Déclaration de la Free Software Foundation sur la faille « Shellshock » de GNU Bash

[La Tribune de Diego] Campus Numérique Francophone d’Antsiranana: journée du logiciel libre

Par la rédaction, le jeudi 2 octobre 2014. Extrait:
> La journée du logiciel libre est une manifestation mondiale annuelle instaurée en 2004 dans le but d'initier le public au logiciel libre à l'échelle mondiale, par son utilisation personnelle, dans l'éducation, l'économie ou par les gouvernements. Cette journée est l'occasion de militer pour la reconnaissance de la dimension sociale du logiciel libre. Elle était organisée à Antsiranana par les membres du campus numérique francophone d'Antsiranana
Lien vers l'article original: http://latribune.cyber-diego.com/societe/1401-campus-numerique-francophone-dantsiranana--journee-du-logiciel-libre.html

[Numerama] Les signaux très inquiétants du futur commissaire européen au numérique

Par Julien L., le mercredi 1 octobre 2014. Extrait:
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/30765-les-signaux-tres-inquietants-du-futur-commissaire-europeen-au-numerique.html

Et aussi:
Le futur Commissaire européen Günther Oettinger refuse de répondre sur le logiciel libre

[Direction Informatique] Bonnes pratiques, gouvernance et logiciel libre

Par Jonathan Le Lous, le mercredi 1 octobre 2014. Extrait:
> Dans mes deux précédents billets, j’ai discuté de la notion de gouvernance informatique et de ses implications stratégiques. Le choix des technologies, entre autres, repose sur plusieurs éléments: l’application est-elle compatible avec l’existant? Quelles sont les évolutions qui sont envisagées dans le futur – infonuagique, intégration continue, agilité? La solution sera-t-elle compatible avec ces évolutions et à quels coûts?
Lien vers l'article original: http://www.directioninformatique.com/blogue/bonnes-pratiques-gouvernance-et-logiciel-libre/30699

[ZDNet] Dépenses en logiciels de l'Etat: 207 millions d'euros en 2013, pas d'infos sur le libre

Par Louis Adam, le mercredi 1 octobre 2014. Extrait:
> La députée Isabelle Attard a posé il y a quelques mois une question au gouvernement afin d’obtenir les chiffres précis des dépenses ministérielles en matière de logiciels. De chiffres précis nulle trace, mais la réponse du gouvernement éclaire un peu les pratiques déployées.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/depenses-en-logiciels-de-l-etat-207-millions-d-euros-en-2013-pas-d-infos-sur-le-libre-39807151.htm

Et aussi:
[01netPro.] L'Etat estime à 207 millions d'euros en 2013 sa dépense en logiciels
[ZDNet] Logiciel libre européen, culture partagée, gouvernement.fr peu partageur...

[Canal+] Vu à la télé: le lobbying de Microsoft à l'école dévoilé dans un documentaire

Par la rédaction, le mardi 30 septembre 2014. Extrait:
> Le 8 septembre a été diffusé sur Canal+ le documentaire «École du futur: la fin des profs?» dans le cadre de l’émission Spécial Investigation. Il nous montre des expériences innovantes dans des classes en France et aux USA, s’intéresse aux marchés des manuels scolaires et accorde une large part à l’offre et aux stratégies commerciales de géants comme Apple ou Microsoft.
Lien vers l'article original: http://www.framablog.org/index.php/post/2014/09/30/microsoft-education-logiciel-libre-video

Et aussi:
Groupe de travail Éducation

[Next INpact] Projet de loi Terrorisme: l'avis de la CNCDH que voulait éviter l'Intérieur

Par Marc Rees, le lundi 29 septembre 2014. Extrait:
> Après la Commission des libertés numériques, le Conseil national du numérique, le Syndicat de la Magistrature, la Quadrature du Net, et d’autres, c’est autour de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme de rendre un avis au vitriol du projet de loi sur le terrorisme porté par Bernard Cazeneuve. Pour l'occasion, la CNCDH s'est auto-saisie, le ministre de l'Intérieur ayant oublié son existence.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90139-projet-loi-terrorisme-avis-cncdh-que-voulait-eviter-interieur.htm

Et aussi:
[Next INpact] Le projet de loi sur le terrorisme passé au crible de la Commission numérique
[01net.] Un député UMP remet en question l'existence du Conseil National du Numérique
[Next INpact] Blocage administratif: la décrépitude du PS sur le crédo du décret
[L'Expansion] Benoît Thieulin: "C'est aux citoyens de décider dans quelle société numérique ils veulent vivre"
[01net.] Un député UMP remet en question l'existence du Conseil National du Numérique

Voir aussi:
Le projet de loi terrorisme adopté à l'Assemblée nationale

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(06/10/2014 @ 16:33)

Transcript'partie le vendredi 10 octobre 2014 par irc et au local de l'April  Voir?

10 Octobre 2014 - 20:00
10 Octobre 2014 - 23:00

Le groupe de travail transcriptions se réunira le vendredi 10 octobre 2014.

Une transcript'partie est prévue de 20h à 23h.

Comme d'hab au programme, des transcriptions pour ceux qui veulent et des relectures pour les autres!

Lieu : par irc sur le canal freenode #april et dans les locaux de l'April au 44/48 rue de l'ouest Paris 14.

Vous êtes tous les bienvenu(e)s!

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(05/10/2014 @ 23:15)

Apéro April le 24 octobre 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April (Paris) et à distance  Voir?

24 Octobre 2014 - 19:00
24 Octobre 2014 - 22:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d'échanger, de partager une verre et de quoi manger mais aussi de discuter sur l'actualité et les actions de l'April. Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas. N'hésitez pas à venir nous rencontrer.

L'apéro a lieu à Paris notamment parce que le local s'y trouve ainsi que les permanents et de nombreux actifs. Il est cependant possible d'y participer à distance en se connectant sur le salon irc de l'April (sur le salon #april du réseau irc.freenode.net, accès possible par webchat). Membre ou pas de l'April vous êtes les bienvenus.

Quand et quoi

Le prochain apéro aura lieu le 24 octobre 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April au 44/46 rue de l'ouest, bâtiment 8, 75014 Paris (entrée possible par la place de la Catalogne, à gauche du biocop, au niveau des autolib), le téléphone du local est le 01 78 76 92 80 en cas de besoin.

Une transcript'partie sera organisé de 20h à 22h. Transcription et relecture sont au programme.

Pour tous les détails et vous inscrire rendez-vous sur le pad.

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(03/10/2014 @ 18:38)

Lettre d'information publique de l'April du 1er octobre 2014  Voir?

Bonjour,

Tout d'abord, quelques nouvelles sur le front européen. L'audition par le Parlement européen de Günther Oettinger, commissaire européen désigné pour l'« économie et la société numériques », a été consternante. Celui-ci a notamment délibérément refusé de répondre à une question d'une eurodéputée sur le logiciel libre.

L'April fait partie des organisations qui soutiennent la plateforme FixMyDocuments (Répare mes documents) dont le but est d'aider les administrations publiques européennes ayant décidé de soutenir l'ODF (Open Document Format) à mettre en œuvre leur décision.

Au niveau français, suite à la publication d'un décret sur la loi relative à la consommation, les consommateurs seront mieux informés sur les DRM mais resteront toujours menottés.

Les auteurs et utilisateurs de logiciels libres, tout comme l'ensemble des utilisateurs d'Internet, se trouvent directement menacés par la perspective d'un blocage arbitraire du Net laissé. C'est pourquoi l'April a soutenu la campagne Présumé⋅e⋅s terroristes lancée par La Quadrature du Net. Malheureusement, le projet de loi a été adopté par l'Assemblée nationale. Celui-ci sera désormais étudié par le Sénat.

Du côté du dossier Open Bar Microsoft/Défense, nous avons reçu un nouveau document qui montre que le contrat final n'a pas vraiment respecté l'avis des commissions dont le rôle est de s'assurer du respect des marchés publics.

Notre campagne de dons pour le Guide Libre Association est terminée et va permettre l'impression de 8 000 exemplaires. Un grand merci à toutes les personnes et organisations qui ont participé.

Une faille de sécurité a été découverte dans le shell libre GNU Bash, présent sur de nombreuses plateformes. La Fondation pour le Logiciel Libre a diffusé une réaction que nous avons traduite.

Le groupe Transcriptions a effectué sa rentrée et vous propose près de deux heures de lecture.

Côté vie associative, après plus de trois années passées au poste d'assistante de direction de l'April, Aurélia Gilardi a quitté mardi ses fonctions pour vivre de nouvelles aventures. Nous lui souhaitons le meilleur pour ses nouvelles aventures professionnelles. Isabella Vanni a rejoint l'équipe de permanents lundi 1er septembre et prend la suite au poste d'Aurélia.

Pour finir, vous pouvez voir une vidéo de 8mn30 sur les actualités de l'April et les événements passés et à venir. Un grand merci aux adhérents qui ont donné un coup de main pour l'animation de nos stands à la Braderie de Lille et à la Fête de l'Huma.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une trentaine d'articles.

Si vous voulez nous soutenir, n'hésitez pas à faire un don ou à adhérer à l'association.

Le futur Commissaire européen Günther Oettinger refuse de répondre sur le logiciel libre

Lors de son audition par le Parlement européen, Günther Oettinger, commissaire européen désigné pour l'« économie et la société numériques », a délibérément refusé de répondre à une question d'une eurodéputée sur le logiciel libre.

Les consommateurs mieux informés sur les DRM mais toujours menottés

Suite à la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation et suite à la publication du décret le 17 septembre 2014, les consommateurs seront informés de la présence des DRM (« menottes numériques »). L'April se réjouit de cette évolution positive mais rappelle que la protection réelle des droits des consommateurs passe par l'interdiction pure et simple des DRM. Notre communiqué est également disponible en anglais.

Dossiers, campagnes et projets

Campagne citoyenne contre le projet de loi « terrorisme »

L'April a soutenu la campagne Présumé⋅e⋅s terroristes lancée par La Quadrature du Net, rejoignant ainsi les autres organisations comme la Ligue des droits de l'Homme, Reporters sans frontières, le Syndicat de la magistrature, Framasoft,… Malheureusement, le projet de loi a été adopté par l'Assemblée nationale. Celui-ci sera désormais étudié par le Sénat.

Les administrations publiques doivent mettre en pratique ce qu'elles prêchent en soutenant les formats ouverts

L'April soutient la plateforme FixMyDocuments (Répare mes documents) dont le but est d'aider les administrations publiques européennes ayant décidé de soutenir l'ODF à mettre en œuvre leur décision. La plateforme récolte des données sur leur degré d'adhésion à cet objectif, en assurant le suivi et en faisant des signalements. Chacun peut ainsi référencer sur FixMyDocuments.eu les pages web publiques ne proposant pas les documents modifiables dans les formats ODF lorsque les administrations se sont engagées à les utiliser. Ce service à été lancé par l'Open Forum Europe. Notre communiqué est également disponible en anglais.

Déclaration de la Free Software Foundation sur la faille « Shellshock » de GNU Bash

Suite à l'annonce de la faille de sécurité dans le shell libre GNU Bash, faille appelée « shellshock », la Free Software Foundation (Fondation pour le Logiciel Libre) a publié une réaction. L'April l'a traduit en français.

La campagne de dons pour le Guide Libre Association permet l'impression de 8 000 exemplaires

Début juillet 2014, nous avions lancé une campagne de dons pour financer la réimpression de notre Guide Libre Association. Cette campagne va permettre l'impression de 8 000 exemplaires du guide qui devraient être disponibles courant octobre. Un grand merci à toutes les personnes et organisations qui ont participé à cette campagne (en la relayant et/ou en faisant un don).

La rentrée scolaire du groupe de travail Transcriptions

Après avoir fait le plein de fournitures, stylos, cahiers et feuilles, les membres du Groupe de Travail Transcriptions ont découvert leurs nouveaux professeurs et ont pris des notes qu'ils veulent partager avec vous. Près de 2 heures de lecture.

Actualités de l'April du 7 septembre 2014

Lionel Allorge et Luc Fievet présentent les actualités de l'April dans une vidéo de 8mn30.

Médias

Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte ici) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais également diffusée chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Cette revue de presse est commentée dans un podcast disponible sur http://audio.april.org. Il est repris chaque semaine dans l'émission Divergence numérique qui est diffusée sur Divergence FM, Radio Escapade, Radio Larzac. Le podcast est également diffusé sur Radio Ici&Maintenant et Radio Au fil de l'eau.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide revue de presse est disponible pour ceux qui souhaitent contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Conférences, événements

Événements à venir

  • L'April tiendra un stand à l'Ubuntu Party de Paris les 15-16 novembre 2014 à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris. Nous cherchons des volontaires pour nous aider à animer le stand. Si vous souhaitez participer, n'hésitez pas à vous inscrire sur le wiki

Événements passés

Vie associative

Départ d'Aurélia

Après plus de trois années passées au poste d'assistante de direction de l'April, Aurélia Gilardi a quitté mardi 30 septembre 2014 ses fonctions pour vivre de nouvelles aventures. Nous lui souhaitons le meilleur pour ses nouvelles aventures professionnelles !

Pour prendre la suite, Isabella Vanni a rejoint l'équipe de permanents de l'April lundi 1er septembre. Elle était précédemment assistante du service partenariats entreprises et institutionnels chez Action contre la Faim.

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi à midi pile les adhérents et les permanents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite idées et contributions, permet de suivre les activités des autres et d'éliminer un certain nombre de problèmes bloquants...

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus et consulter en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 19 septembre 2014, la synthèse de la revue du 26 septembre 2014.

Adhésions

Adhésions de personnes physiques

Au 1er octobre 2014, l'association compte 4 150 adhérents (3 754 personnes physiques, 396 personnes morales).

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante http://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : http://www.april.org/adherer?referent=lettre%20publique.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association en tant que personne morale

Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou une association, adhérez pour participer activement aux décisions stratégiques qui vous concernent !

Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : adhérant dès maintenant à l'April.

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Archives

Pour recevoir automatiquement par courriel cette lettre, inscrivez-vous à la liste de diffusion : http://www.april.org/wws/info/april-actu.

Les archives de la lettre sont disponibles en ligne à l'adresse suivante : http://www.april.org/wws/arc/april-actu.

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(01/10/2014 @ 16:54)

Le futur Commissaire européen Günther Oettinger refuse de répondre sur le logiciel libre  Voir?

Paris, le 1er octobre 2014, communiqué de presse.

Lors de son audition par le Parlement européen, Günther Oettinger, commissaire européen désigné pour l'« économie et la société numériques », a délibérément refusé de répondre à une question d'une eurodéputée sur le logiciel libre.

Dans le cadre de la procédure de mise en place de la nouvelle Commission européenne, chaque commissaire européen désigné participe à une audition devant les commissions parlementaires responsables du portefeuille qui lui a été attribué. Lundi 29 septembre 2014, Günther Oettinger, le commissaire européen désigné pour l'« économie et la société numériques », a surtout parlé d'économie et s'est montré peu préoccupé des droits des citoyens.

Sur la question du logiciel libre, l'eurodéputée Cornelia Ernst a demandé (au nom du groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique) à Günther Oettinger quelles sont les mesures qu'il compte mettre en œuvre pour favoriser le développement des logiciels libres (voir vers 12mn25 de la vidéo). Le commissaire désigné n'a même pas daigné répondre à cette question d'une eurodéputée élue.

« Dans son audition, le commissaire désigné Oettinger a ouvert la voie à un Internet à deux vitesses, a honteusement refusé de répondre à une question portant sur le développement du logiciel libre. L'April se montre consternée par l'attitude désobligeante de Günther Oettinger à l'égard de la députée Cornelia Ernst et par ses propos concernant la neutralité du Net. Si le Parlement ne révoque pas Günther Oettinger, il faudra être mobilisé pendant la législature européenne pour promouvoir et défendre les droits fondamentaux à l'ère du numérique » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31

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(01/10/2014 @ 15:31)

La rentrée scolaire du groupe de travail Transcriptions  Voir?

Après avoir fait le plein de fournitures, stylos, cahiers et feuilles, les membres du Groupe de Travail Transcriptions ont découvert leurs nouveaux professeurs et ont pris des notes qu'ils veulent partager avec vous.

Leur prof de Media est Benjamin Sonntag, son cours concernait le scandale des photos de stars piratées et durait 7min.

Le cour des discrétion est assuré par Lunar qui s'est étendu sur le réseau TOR pendant 25min.

Le cour de journalisme a été donné par Laurent Seguin durant 6min.

Pierre Yves Gosset aide au retour à la vie normale sans Google, cela a pris 47min .

Le prof le plus simpa vient d'Abidjan et a partagé son expérience.

Seul devoir du mois, lire le livre « Libres Savoir» d'Hervé Le Crosnier.

Soit un peu moins de deux heures de lectures passionnantes...

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(29/09/2014 @ 19:35)

Revue de presse de l'April pour la semaine 39 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 39

[Slate.fr] Shellshock, la nouvelle faille qui inquiète Internet, est-elle pire qu'Heartbleed? Difficile de le savoir

Par Andréa Fradin, le jeudi 25 septembre 2014. Extrait:
> Le bug touche Bash, un programme que vous ne connaissez peut-être pas, mais qui permet à l'utilisateur d'accéder aux fonctions du système d'exploitation.
Lien vers l'article original: http://www.slate.fr/story/92601/bash-nouveau-bug-pire-heartbleed

Et aussi:
[Le Monde.fr] Une importante faille de sécurité touche des serveurs Web et Mac OS
[20minutes.fr] Linux et Mac OS X: Les Etats-Unis mettent en garde contre une faille de sécurité

Voir aussi
Déclaration de la Free Software Foundation sur la faille «Shellshock» de GNU Bash

[Next INpact] La ministre de l’Éducation veut que les enfants soient initiés au code

Par Xavier Berne, le mercredi 24 septembre 2014. Extrait:
> Promue ministre de l’Éducation nationale suite au dernier remaniement ministériel, Najat Vallaud-Belkacem a assuré la semaine dernière qu’elle maintenait la position de son prédecesseur s’agissant de l’apprentissage de la programmation informatique à l’école. Devant l’Assemblée nationale, la benjamine du gouvernement s’est ainsi montrée déterminée à introduire une initiation obligatoire au code pour les élèves.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90064-la-ministre-l-education-veut-que-enfants-soient-inities-au-code.htm

Et aussi:
[Next INpact] Un député veut que chaque écolier dispose d’un espace numérique de travail
[Cowcotland] Le site Open Source Exercism.io propose d'apprendre le Code pour trouver un emploi

[Next INpact] Fleur Pellerin consacre la Hadopi en enterrant son transfert au CSA

Par Marc Rees, le mardi 23 septembre 2014. Extrait:
> La fusion des compétences de la Hadopi entre les mains du CSA n’est vraiment plus la priorité du ministère de la Culture. Dans une interview au Monde, publiée cet après-midi, Fleur Pellerin confirme que désormais, la priorité est la lutte contre le streaming et le direct download.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/90041-fleur-pellerin-consacre-hadopi-en-enterrant-son-transfert-au-csa.htm

[ZDNet] Pratique: le guide du logiciel libre pour les TPE-PME

Par Fabien Soyez, le lundi 22 septembre 2014. Extrait:
> Sortis de leur carcan “geek”, les logiciels libres offrent aux entreprises une alternative aux produits propriétaires, couvrant la plupart de leurs tâches.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/pratique-le-guide-du-logiciel-libre-pour-les-tpe-pme-39806659.htm

[Framablog] Enercoop: libérer les énergies

Par Pyg, le lundi 22 septembre 2014. Extrait:
> Le logiciel libre donne à tous salariés d’Enercoop et aux informaticiens en particulier, les moyens de domestiquer, de comprendre et d’enrichir les systèmes qu’ils utilisent. Le logiciel libre signifie le partage de la connaissance, c’est la base de l’enseignement, du développement d’une culture libre et de l’épanouissement intellectuel de chacun.
Lien vers l'article original: http://www.framablog.org/index.php/post/2014/09/22/Enercoop-liberer-les-energies

[WSJ.com] Hard Times for Software Patents

Par Jacob Gershman, le lundi 22 septembre 2014. Extrait:
> (Les cours fédérales ont rejeté plus de brevets logiciels depuis que le jugement de la Cour Suprême de juin) Federal courts have rejected more software patents since a U.S. Supreme Court ruling in June tackled the question of whether—and when—computer programs can qualify for intellectual-property protection.
Lien vers l'article original: http://blogs.wsj.com/law/2014/09/22/hard-times-for-software-patents/

Et aussi:
[ComputerworldUK] How EU's Unified Patent Court May Repeat US's Past Mistakes

[France Culture] Nous et nos données

Par la rédaction, le vendredi 19 septembre 2014. Extrait:
> Chaque jour, chacun d’entre nous produit de plus en plus de données. Même les plus fervents défenseurs de la déconnexion, ou les réseaux sociaux laissent des traces numériques. A chaque fois que nous nous connectons, utilisons notre abonnement pour un vélo en libre accès, prenons le métro ou le tram, envoyons des mails ou téléchargeons une application, nous laissons des informations sur nous. Elles deviennent un enjeu majeur qui mobilise de plus en plus, sauf peut-être les premiers concernés ! Enquête de Catherine Petillon.
Lien vers l'article original: http://www.franceculture.fr/emission-pixel-nous-et-nos-donnees-2014-09-19

Et aussi:
[Rue89] Tu t’es vu quand t’as signé les conditions générales d’utilisation de Facebook?

[Marianne] Traité transatlantique: le gouvernement demande enfin la transparence!

Par Bruno Rieth, le jeudi 18 septembre 2014. Extrait:
> Jusqu’à présent, le gouvernement se foutait bien de l’opacité entourant le mandat de négociation des émissaires européens sur le traité transatlantique. Pis, il paraissait l'approuver. Mais Matthias Fekl, le remplaçant du phobique Thomas Thévenoud au secrétariat au Commerce extérieur, vient d’exiger que le secret soit levé. Ni plus ni moins que ce que réclament depuis des mois les opposants au traité…
Lien vers l'article original: http://www.marianne.net/Traite-transatlantique-le-gouvernement-demande-enfin-la-transparence-_a241454.html

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(29/09/2014 @ 16:00)

Déclaration de la Free Software Foundation sur la faille « Shellshock » de GNU Bash  Voir?

Suite à l'annonce de la faille de sécurité dans le shell libre GNU Bash, faille appelée « shellshock », la Free Software Foundation (Fondation pour le Logiciel Libre) a publié une réaction. En voici la traduction faite par l'April.

Une faille de sécurité majeure a été découverte dans le shell libre GNU Bash. Les problèmes les plus sérieux ont d'ores et déjà été corrigés et un correctif complet est en cours d'élaboration. Les distributions GNU/Linux travaillent d'arrache-pied pour fournir des paquets à jour à leurs utilisateurs. Tous les utilisateurs de Bash doivent procéder à une mise à jour immédiate et vérifier la liste des services de réseau distants exécutés sur leur système.

Bash est le shell du projet GNU et fait partie de la suite de programmes constitutifs du système d'exploitation GNU. Les programmes GNU associés au noyau Linux forment un système d'exploitation d'utilisation courante, libre et complet, qui s'appelle GNU/Linux. Le bogue, référencé sous le nom de « shellshock », permet aux attaquants, dans certaines circonstances, de prendre la main et de contrôler un système à distance en utilisant Bash (ainsi que les programmes utilisant Bash) comme moyen d'attaque, quel que soit le noyau concerné. Le bogue affecte probablement bon nombre des utilisateurs de GNU/Linux ainsi que ceux qui utilisent Bash sur des systèmes d'exploitation privateurs tels que l'OS X d'Apple et Microsoft Windows. Des détails techniques supplémentaires peuvent être obtenus sur CVE-2014-6271 [en] et CVE-2014-7169 [en].

GNU/Bash [en] doit son succès au fait que c'est un shell libre, fiable et bourré de fonctionnalités. Ce succès a pour conséquence que le bogue majeur découvert hier touche beaucoup de monde. Heureusement, la licence de GNU Bash, la GNU GPL version 3 (licence publique générale GNU) a rendu possible une réaction rapide. Elle a permis à Red Hat [en] de développer et de partager des correctifs conjointement au travail effectué en amont par les développeurs de Bash, correctifs qui peuvent être téléchargés et appliqués par quiconque le souhaite. Toute personne qui utilise Bash est libre de télécharger, d'étudier et de modifier le code source – ce qui n'est pas le cas avec les logiciels de Microsoft, Apple et autres éditeurs de logiciels privateurs.

La liberté du logiciel est une condition préalable à l'informatique sécurisée ; elle assure à chacun la possibilité d'étudier le code source pour y détecter des failles et celle de créer de nouvelles versions sécurisées le cas échéant. Cette liberté ne garantit pas pour autant un code source sans bogue, pas plus que ne le font les logiciels privateurs : l'existence de bogues n'est pas liée à la licence du logiciel. Par contre, lorsqu'un bogue est découvert dans un logiciel libre, chacun dispose de la permission, des droits et du code source requis pour détecter et corriger le problème. Le correctif peut alors être immédiatement et librement distribué à toute personne qui en a besoin. C'est bien pourquoi cette liberté est vitale pour une informatique juste et sûre.

Les logiciels privateurs (c.-à-d. non libres) reposent sur un modèle de développement injuste, qui refuse aux utilisateurs la liberté fondamentale de contrôler leur ordinateur. Quand le code d'un logiciel est maintenu secret, il vous expose non seulement aux bogues, qui restent indétectés, mais aussi à l'introduction et au maintien délibérés de fonctionnalités malveillantes. Les entreprises peuvent utiliser l'opacité de leur code pour passer sous silence de graves problèmes ; il a en outre été prouvé que Microsoft fournit des informations sur les failles de sécurité à des agences de renseignement, avant de les corriger [en].

Les logiciels libres ne peuvent garantir votre sécurité, voire dans certaines situations peuvent sembler moins sécurisés dans des contextes particuliers que certains logiciels privateurs. Mais, comme cela a été largement reconnu à la suite du bogue « Heartbleed » d'OpenSSL, troquer une faille de sécurité unique contre l'insécurité intrinsèque des logiciels privateurs n'est pas la solution ; la solution est bien plutôt de mettre de l'énergie et des ressources dans l'audit et l'amélioration des programmes libres.

Le développement de Bash et, plus généralement, de GNU est le fruit d'un travail presqu'exclusivement bénévole et vous pouvez y contribuer [en]. Nous réexaminons actuellement la procédure de développement de Bash afin de voir si des ressources financières plus importantes peuvent nous aider à éviter d'autres problèmes à l'avenir. Si vous-même ou votre organisation utilisez Bash et trouvez un intérêt à soutenir son développement, n'hésitez pas à nous contacter.

Les correctifs permettant de remédier au bogue peuvent être obtenus directement sur http://ftp.gnu.org/gnu/bash/ [en].

Contact presse :

John Sullivan, directeur exécutif
Free Software Foundation
campaigns@fsf.org

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(29/09/2014 @ 14:27)

Agréable Journée Inter-associative du Libre de septembre 2014  Voir?

27 Septembre 2014 - 14:00
27 Septembre 2014 - 18:00

Le 27 septembre 2014 de 14h00 à 18h00, les associations Picapo, April, Parinux, Ubuntu-FR, FDN invitent leur adhérents à venir partager leurs connaissances et leur temps dans les locaux de la fondation Mozilla au 16 Bis Boulevard Montmartre à Paris.

Pour plus d'informations sur le programme se rendre sur le pad dédié.

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(24/09/2014 @ 21:53)

Dernière mise à jour : 30/10/2014 @ 22:17


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