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Exemples de RSS - April
Campagne du SNE - Un livre électronique verrouillé par un DRM ne peut être comparé à un livre imprimé  Voir?

Les DRM sont des menottes numériques que la loi interdit de contourner

Paris, le 5 mars 2015. Communiqué de presse.

Le Syndicat National de l'Édition (SNE) a lancé une campagne « Un livre est un livre » pour l'égalité entre livre imprimé et livre électronique. L'April tient à rappeler qu'un livre électronique verrouillé par un DRM ne peut être comparé à un livre imprimé, le lecteur étant privé de certains droits essentiels.

La campagne du SNE s'inscrit dans le cadre du litige qui oppose le gouvernement français et la Commission européenne concernant le taux réduit de TVA à la fourniture de livres électroniques. La Cour de justice de l'union européenne (CJUE) a rendu ce jeudi 5 mars 2015 sa décision et a jugé que la France ne peut pas appliquer un taux réduit de TVA à la fourniture de livres électroniques contrairement aux livres papier. Ce litige avait notamment été évoqué par le gouvernement français lors des débats à l'Assemblée nationale sur la question de la TVA à taux plein pour les livres électroniques verrouillés par des DRM.

La campagne du SNE prend la forme d'une leçon donnée par un Professeur Livro qui explique qu'un livre électronique est l'équivalent d'un livre imprimé. Cette campagne occulte totalement le fait que les DRM (« menottes numériques ») réduisent grandement les droits des lecteurs et font que, justement, un livre électronique n'est pas équivalent à un livre imprimé. Avec un livre électronique sans DRM, l'utilisateur a globalement les mêmes droits que pour les livres papiers (possibilité de les prêter, de les lire autant de fois qu'il le souhaite, en tout lieu ou sur tout périphérique, ... ), alors qu'avec un livre électronique verrouillé par un DRM l'utilisateur n'a que des droits limités.

« Mettons de côté la question de la TVA, un livre électronique verrouillé par un DRM ne peut être comparé à un livre imprimé, le lecteur se voyant privé de certains droits essentiels. La campagne du SNE donne la parole au bon Professeur Livro en laissant dans l'ombre Mister DRaMa et en occultant que des livres bridés ne sont plus de vrais livres. Il ne serait pas logique d'accaparer de nouveaux droits sur le lectorat avec les DRM et d'ensuite revenir prétendre que cela doit être traité identiquement » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

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(05/03/2015 @ 16:23)

Sur les ruines d'ACTA, la Commission européenne façonne un droit d'auteur sur le même modèle éculé  Voir?

Paris, le 3 mars 2015. Communiqué de presse.

Le 1er juillet 2014, la Commission européenne avait adopté une communication intitulée « Vers un consensus renouvelé sur la protection des droits de propriété intellectuelle : un plan d’action de l’UE » qui reprenait plusieurs des concepts figurant dans le projet d'accord ACTA. Au Parlement européen, loin du ton du rapport Reda sur la réforme du droit d'auteur, des projets de rapports vont dans le sens de la Commission.

La commission des affaires juridiques du Parlement (JURI), compétente au fond, travaille sur un rapport, préparé par Pavel Svoboda, dont une première version est en ligne. Comme l'explique La Quadrature du Net « Ce texte contient de nombreux points inquiétants sur le volet répressif, rappelant des dispositions contestées de l'accord ACTA, et prône une approche extra-législative pour lutter contre la « contrefaçon à l'échelle commerciale » ».

Cette expression de « contrefaçon à l'échelle commerciale » est combattue depuis des années tant elle est floue, imprécise, ambiguë. À défaut d'une définition très claire, c'est une notion dangereuse pouvant causer des dommages collatéraux.

La communication de la Commission et le rapport de la commission JURI mettent l'accent sur l'aide à apporter aux PME. L'April rappelle que le droit d'auteur, le brevet et autres "droits" sont aussi utilisés à des fins offensives dans le cadre de pratiques anticoncurrentielles (grandes entreprises) ou de parasitisme (« cabinets de propriété intellectuelle ») par exemple.

Les versions de travail des rapports d'autres commissions, pour avis, sont également disponibles : rapport pour la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs et rapport pour la commission culture et éducation.

Ces différents rapports seront débattus, amendés puis votés dans les semaines qui viennent. Chacun doit se mobiliser auprès des eurodéputés pour faire entendre sa voix en faveur d'un rééquilibrage de la législation européenne en faveur des droits du public et de l'accès aux œuvres

« La mobilisation de chacun sera essentielle pour que les eurodéputés mettent en œuvre un rééquilibrage et une remise à plat du droit d'auteur et éviter qu'ACTA ne ressuscite sous une autre forme » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

Concernant l'expression même de « propriété intellectuelle », l'April rappelle les problèmes posés par cette expression.

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(03/03/2015 @ 11:02)

Une initiative à généraliser pour favoriser la mise en œuvre de solutions libres dans l'Éducation nationale  Voir?

Paris, le 3 mars 2015, communiqué de presse.

L'April salue l'initiative de la Délégation académique au numérique éducatif (DANE) de l'académie de Versailles, qui a confié à Louis-Maurice De Sousa la tâche « d’accompagner les établissements scolaires, les personnels d’encadrement ainsi que les collectivités locales dans leurs projets de mise en œuvre des solutions libres et des formats ouverts ». L'April appelle chacune des académies à s'inspirer de cette bonne pratique afin d'accompagner la promotion et la diffusion de ressources libres auprès de tous ses personnels d'éducation et auprès des collectivités locales.

Cette initiative de la DANE de l'académie de Versailles vient en prolongement de la circulaire Ayrault sur le bon usage du logiciel libre dans les administrations, la prise en compte du logiciel libre dans la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école et souligne l'importance et la pertinence de l'appel en faveur des formats ouverts dans l'éducation lancé par l'April. Il devenait indispensable de concrétiser ces textes sur le terrain et cette mission va dans le bon sens. L'April regrette cependant qu'un véritable poste, et non une décharge de quelques heures, ne soit dédié à cette mission.

C'est la première fois qu'apparait dans l'organigramme d'une académie une personne référente pour tout ce qui touche au Libre éducatif et aux formats ouverts. Il y avait certes un pôle de compétences logiciels libres au sein du SCEREN-CNDP mais ce poste n'a malheureusement pas été reconduit.

Le rôle de monsieur De Sousa, selon la lettre de mission qui lui a été remise, est de « favoriser le développement des solutions libres, en particulier par l’échange, la formation des équipes et l’organisation de réunions thématiques ».

Cela devrait permettre la promotion et la mise en place en douceur de solutions alternatives aux outils privateurs, utilisés la plupart du temps par méconnaissance de l'offre libre existante, qui est performante et respectueuse de ses utilisateurs. À terme, cela devrait également permettre de développer l'émergence de ressources pédagogiques libres au bénéfice de tous, élèves, enseignants et administratifs.

« Le choix de proposer des services qui s’appuient sur des logiciels libres s’est fait pour des raisons éthiques (cessons de transformer nos usagers en produits d’entreprises privatrices), techniques (le déploiement et la maintenance de ces services est beaucoup plus simple et fiable), et économiques bien sûr » a indiqué Louis-Maurice De Sousa.

« Nous appelons chacune des académies à s'inspirer de cette bonne pratique en multipliant de telles missions voire en créant des postes, afin d'accompagner la promotion et la diffusion de ressources Libres auprès de tous les personnels d'éducation » a indiqué Rémi Boulle, vice-président de l'April en charge de l'éducation.

Dans la même logique, l'April souhaite le rétablissement d'un poste de chargé de mission au sein des réseaux Canopé 1.

  • 1. Selon le site du réseau Canopé « placé sous tutelle du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, le réseau Canopé édite des ressources pédagogiques transmédias (imprimées, numériques, mobiles, TV), répondant aux besoins de la communauté éducative. Acteur majeur de la refondation de l’école, il conjugue innovation et pédagogie pour faire entrer l’École dans l’ère du numérique »

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(03/03/2015 @ 09:44)

Revue de presse de l'April pour la semaine 9 de l'année 2015  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 9

[Le Monde.fr] Victoire cruciale pour la neutralité du Net aux Etats-Unis

Par la rédaction, le jeudi 26 février 2015. Extrait:
> Le régulateur des télécommunications a annoncé après des années de débats de nouvelles règles concernant le traitement des données sur le Web.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/26/etape-decisive-pour-la-neutralite-du-net-aux-etats-unis_4583490_4408996.html

[EurActiv] La France fait marche arrière sur l'arbitrage dans le TTIP

Par Aline Robert, le jeudi 26 février 2015. Extrait:
> Dans une note transmise aux élus français, le SGAE appelle à ne pas fermer totalement la porte aux mécanismes de règlements des différends investisseurs-Etat.
Lien vers l'article original: http://www.euractiv.fr/sections/commerce-industrie/la-france-fait-marche-arriere-sur-larbitrage-dans-le-ttip-312427

Et aussi:
Des fonctionnaires francs-tireurs outrepassent le cadre politique fixé sur TAFTA?

[Direction Informatique] Mise au point sur le logiciel libre et sur sa sécurité

Par Laurent Bounin, le jeudi 26 février 2015. Extrait:
> Au cours des trente dernières années, le thème de la sécurité a été largement exploité par les équipes de marketing et de vente des éditeurs propriétaires pour mettre à mal les logiciels libres.
Lien vers l'article original: http://www.directioninformatique.com/blogue/mise-au-point-sur-le-logiciel-libre-et-sa-securite/33013

[Numerama] Apple condamné à payer un demi-milliard de dollars à un "patent troll"

Par Julien L., le mercredi 25 février 2015. Extrait:
> Apple vient d'être condamné aux USA à verser 532,9 millions de dollars de dommages et intérêts à une société américaine qui l'accuse d'avoir enfreint trois de ses brevets. L'entreprise s'avère être un patent troll, c'est-à-dire une firme qui ne fait que collecter des brevets pour pouvoir toucher ensuite des redevances. Apple prévoit de faire appel.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/32320-apple-condamne-a-payer-un-demi-milliard-de-dollars-a-un-34patent-troll34.html

[Next INpact] E-éducation: les universités ont encore «de gros efforts à accomplir»

Par Xavier Berne, le mercredi 25 février 2015. Extrait:
> Le Conseil économique, social et environnement (CESE) a adopté hier à l’unanimité un rapport sur la «pédagogie numérique» au sein des établissements de l’enseignement supérieur. Les auteurs de ces travaux estiment que la France a encore de gros progrès à effectuer.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/93177-e-education-universites-ont-encore-gros-efforts-a-accomplir.htm

Et aussi:
[Next INpact] Droit d'auteur: Jean-Marie Cavada flingue le rapport Reda
[Next INpact] TVA sur les ebooks: la CJUE rendra son arrêt concernant la France le 5 mars

[Mediapart] Un "Temps des communs" à Toulouse à l’automne

Par Bernard Brunet, le mardi 24 février 2015. Extrait:
> Après une première édition en octobre 2013 (200 événements dans 5 pays) intitulée Villes en Biens communs, nous rééditons le festival des communs, appelé cette fois-ci «Le temps des Communs»: rencontres-débats, ateliers, colloques bien entendu, mais aussi initiation aux licences libres ou à des logiciels libres, cartoparties, écriture collaborative d’un manuel scolaire ouvert, troc de semences, initiation à Arduino ou à une imprimante 3D, découverte de l’open data culture, film sur l’autogestion de l’eau, décryptage de l’habitat groupé… A Toulouse, un groupe s’est constitué pour organiser une
Lien vers l'article original: http://blogs.mediapart.fr/blog/friture-mag/240215/un-temps-des-communs-toulouse-l-automne

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(02/03/2015 @ 13:38)

Lettre d'information publique de l'April du 1er mars 2015  Voir?

Bonjour,

Début février a été marqué par l'assemblée générale de l'association, désormais présidée par Jean-Christophe Becquet. Un grand merci à Lionel Allorge pour avoir assuré avec talent et bienveillance la présidence de l'April durant ces trois dernières années. Lionel reste bien entendu membre du conseil d'administration.

En mars 2015 auront lieu les élections départementales, une nouvelle occasion de sensibiliser les candidats grâce à notre campagne du Pacte du Logiciel Libre.

Au mois de mars également débutera le Libre en Fête 2015. La thématique optionnelle de cette édition est « la priorité au logiciel libre au quotidien ».

Les mois qui viennent seront bien occupés sur le front des dossiers institutionnels, en particulier en ce qui concerne les suites du rapport Reda sur la réforme du droit d'auteur et le plan d'action de la Commission européenne. Du côté de TAFTA, des fonctionnaires francs-tireurs ont outrepassé le cadre politique fixé par le gouvernement.

À noter que Jonathan Le Lous et Marianne Corvellec donneront une conférence sur TAFTA lors du LibrePlanet (21 et 22 mars 2015, Cambridge, États-Unis).

Le groupe Transcriptions continue à un rythme soutenu et vient de publier quatre nouvelles transcriptions. Si vous souhaitez participer vous pouvez vous inscrire sur la liste de travail du groupe.

Si vous êtes dans la région lyonnaise, vous pouvez nous aider à tenir un stand April lors des Journées du Logiciel Libre (JdLL) à Lyon les 28 et 29 mars 2015.

Les actualités de l'April de février sont à votre disposition dans une vidéo de 12 minutes.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une trentaine d'articles.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez faire un don ou adhérer à l'association.

Départementales 2015 - mobilisons-nous pour sensibiliser les futurs élus au Logiciel Libre !

À l'occasion des élections départementales 2015 les 22 et 29 mars, l'April relance l'initiative Candidats.fr afin de sensibiliser les candidats au Logiciel Libre. Pour informer les futurs élus sur les enjeux qui y sont associés, et notamment sur les questions de standards ouverts et d'usage des logiciels libres dans les collectivités, nous vous invitons à participer à cette campagne en contactant les candidats et en les encourageant à signer le Pacte du Logiciel Libre. Venez participer à cette campagne.

Des fonctionnaires francs-tireurs outrepassent le cadre politique fixé sur TAFTA ?

Malgré la position affichée du gouvernement français, des fonctionnaires français invitent les eurodéputés français à ne pas suivre la position de rejet du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) du rapporteur socialiste allemand Bernd Lange. L'April appelle les eurodéputés à ne pas céder à ces manipulations et renouvelle son appel à l'abandon des négociations par la Commission européenne et par l'ensemble des institutions impliquées dans ces négociations.

Dossiers, campagnes et projets

Point sur le rapport Reda et plan d'action de la Commission européenne

Fin janvier 2015, l'eurodéputée Julia Reda publiait un rapport qui est un premier pas important pour la révision des règles européennes en matière de droit d'auteur. Depuis, ce rapport est débattu par diverses commissions du Parlement européen avant un vote final début mai. Loin du ton du rapport Reda, des projets de rapports de ces commissions vont dans le sens de la communication qui avait été adoptée par la Commission européenne en juillet 2014 et qui reprenait plusieurs des concepts figurant dans le projet d'accord ACTA..

Appel à conférences pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Beauvais, juillet 2015)

L'April est un partenaire historique des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre. L'appel à conférences pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Beauvais, juillet 2015) est ouvert jusqu'au 31 mars 2015.

Libre en Fête 2015 : découvrir le logiciel libre à l'arrivée du printemps

Pour la quinzième année consécutive, l'initiative Libre en Fête a été relancée par l'April. Entre le vendredi 6 mars et le dimanche 12 avril 2015 inclus, dans une dynamique conviviale et festive, des événements auront lieu partout en France pour permettre au grand public de découvrir les logiciels libres.

Actualités de l'April du 22 février 2015

Luc Fievet, Magali Garnero et Lionel Allorge présentent les actualités de l'April dans une vidéo de 12 minutes.

Quatre nouvelles transcriptions

Le groupe Transcriptions de l'April a publié de nouvelles transcriptions :

Publication du rapport d'activités 2014 de l'April

Nous avons publié les versions HTML et PDF (87 pages) de notre rapport d'activité 2014.

Médias

Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte ici) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais diffusée également chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Cette revue de presse est commentée dans un podcast disponible sur http://audio.april.org. Il est repris chaque semaine dans l'émission Divergence numérique qui est diffusée sur Divergence FM, Radio Escapade, Radio Larzac. Le podcast est également diffusé sur Radio Ici&Maintenant et Radio Au fil de l'eau.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide revue de presse est disponible pour ceux qui souhaitent contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Conférences, événements

Événements à venir

  • LibrePlanet 2015 les 21 et 22 mars 2015 à Cambridge (États-Unis)
  • Journées du logiciel libre (JDLL) à Lyon les 28 et 29 mars 2015. Si des personnes souhaitent nous aider à tenir un stand April durant les JDLL n'hésitez pas à vous signaler en vous inscrivant sur le wiki.

Événements passés

Vie associative

Un nouveau président, une équipe dirigeante renforcée et toujours le même enthousiasme à l'April

Suite à son assemblée générale en date du 7 février 2015 , l'April a le plaisir de vous annoncer l'élection de son nouveau conseil d'administration. Ce conseil sera présidé cette année par Jean-Christophe Becquet.

Nous aider à tenir un stand April lors des Journées du Logiciel Libre (JdLL) à Lyon les 28 et 29 mars 2015

Les prochaines Journées du Logiciel Libre (JdLL) à Lyon auront lieu les 28 et 29 mars 2015. L'April y tiendra un stand à destination des visiteurs.

Si vous souhaitez nous aider à tenir ce stand durant les JdLL, ne serait-ce que quelques heures, n'hésitez pas à vous signaler en vous inscrivant sur le wiki.

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi à midi pile les adhérents et les permanents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite idées et contributions, permet de suivre les activités des autres et d'éliminer un certain nombre de problèmes bloquants...

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus en consultant en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment synthèse de la revue du 6 février 2015, la synthèse de la revue du 13 février 2015, la synthèse de la revue du 20 février 2015, la synthèse de la revue du 27 février 2015.

Adhésions

Au 1er mars 2015, l'association compte 4 221 adhérents (3 813 personnes physiques, 408 personnes morales).

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante http://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : http://www.april.org/adherer?referent=lettre%20publique.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association en tant que personne morale

Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou une association, adhérez pour participer activement aux décisions stratégiques qui vous concernent !

Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : adhérant dès maintenant à l'April.

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Archives

Pour recevoir automatiquement par courriel cette lettre, inscrivez-vous à la liste de diffusion : http://www.april.org/wws/info/april-actu.

Les archives de la lettre sont disponibles en ligne à l'adresse suivante : http://www.april.org/wws/arc/april-actu.

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(02/03/2015 @ 11:14)

Départementales 2015 - mobilisons-nous pour sensibiliser les futurs élus au Logiciel Libre !  Voir?

À l'occasion des élections départementales 2015 les 22 et 29 mars, l'April relance l'initiative Candidats.fr afin de sensibiliser les futurs élus au logiciel libre. Pour informer les futurs élus sur les enjeux qui y sont associés, et notamment sur les questions de standards ouverts et d'usage des logiciels libres dans les collectivités, nous vous invitons à participer à cette campagne en contactant les candidats et en les encourageant à signer le Pacte du Logiciel Libre.

L'initiative Candidats.fr est un outil mis à la disposition de la communauté du Logiciel Libre pour faire prendre conscience aux responsables politiques du nombre d'utilisateurs français de logiciels libres et de l'importance que ces derniers attachent à l'avenir du Logiciel Libre. Les campagnes sont l'occasion de sensibiliser les responsables politiques aux enjeux du logiciel libre et aux menaces auxquelles il est exposé.

Candidats.fr a également pour objectif de permettre à chacun d'avoir les éléments de compréhension et de débat sur des problématiques parfois complexes et techniques, puis de faire son choix en conscience. Candidats.fr est porté par l'April, qui est neutre sur le plan de la politique mandataire et ne prend donc pas position en faveur de tel ou tel parti politique. Candidats.fr ne prendra évidemment parti pour aucun des candidats.

Pour les élections départementales 2015, l'initiative Candidats.fr propose aux candidats de signer le Pacte du Logiciel Libre, par lequel ils pourront faire connaître leur engagement en faveur du Logiciel Libre et des standards ouverts dans leur département.

Pour ces élections, il y a quelques changements à noter. Ces élections remplacent les élections cantonales et les conseils généraux sont devenus des conseils départementaux. Les conseillers départementaux seront élus dans les 2 054 cantons issus de la nouvelle carte cantonale. Les conseillers départementaux sont maintenant tous élus en même temps pour une durée de six ans, il n'y aura plus de renouvellement par moitié tous les trois ans. Le changement sans doute le plus notable est que l'élection se fait désormais au scrutin binominal majoritaire à deux tours. Les candidatures prennent la forme d'un binôme composé d'une femme et d'un homme (auxquels s'ajoutent deux suppléants, une femme et un homme également).

Pour en savoir plus sur les élections départementales 2015, consultez la page Wikipédia ou le dossier de presse du ministère de l'intérieur.

Comment agir ?

Pour plus d'information, nous présenter vos actions, ou faire des suggestions pour la campagne, n'hésitez pas à nous contacter par courriel (contact at candidats point fr), téléphone (01 78 76 92 80), IRC (#candidats.fr sur irc.freenode.net, accès par webchat.

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(27/02/2015 @ 15:53)

Des fonctionnaires francs-tireurs outrepassent le cadre politique fixé sur TAFTA ?  Voir?

Paris, le 27 février 2015, communiqué de presse.

Malgré la position affichée du gouvernement français, des fonctionnaires français invitent les eurodéputés français à ne pas suivre la position de rejet du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) du rapporteur socialiste allemand Bernd Lange. L'April appelle les eurodéputés à ne pas céder à ces manipulations et renouvelle son appel à l'abandon des négociations par la Commission européenne et par l'ensemble des institutions impliquées dans ces négociations.

Dans sa réponse (juillet 2014, 7 pages) à la Consultation publique sur les modalités de la protection des investissements et des RDIE dans le cadre du TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership - Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement), l'April avait souligné que le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États était inacceptable : des cours d'arbitrage agissant en dehors de tout système judiciaire et avec des arbitres ayant un intérêt pécuniaire. Les investisseurs peuvent et doivent faire appel aux tribunaux nationaux généralistes, qui sont les seules juridictions habilitées auxquelles s'adresser. De plus, le mécanisme proposé par le RDIE risque de freiner les tentatives de réglementation par les gouvernements, voire de stopper toute nouvelle réglementation d’intérêt général. Et, dans sa note de synthèse sur TAFTA, l'April explique que le mécanisme est intrinsèquement en faveur des investisseurs et va à l'encontre des droits des citoyens.

Malgré l'opposition affichée de Matthias Fekl, secrétaire d'État au Commerce extérieur, des fonctionnaires français agissent en coulisses pour éviter le rejet du mécanisme de RDIE dans TTIP. C'est le sens d'une note d'analyse du SGAE (Secrétariat Général aux Affaires Européennes) adressée aux eurodéputés français (voir également la réaction du Collectif Stop TAFTA). Contacté par Mediapart, Matthias Fekl indique que « Cette note n'a été ni vue, ni validée » et qu'« elle ne reflète pas la position du gouvernement ». L'April prend acte de ce recadrage mais ne peut s'empêcher de craindre que cette note du SGAE ne reflète une possible division au sein du gouvernement.

« Comme pour ACTA, il est intolérable que des mesures menaçant les libertés fondamentales soient négociées par des hauts fonctionnaires agissant de leur propre chef. Si ces fonctionnaires ont réellement agit de leur propre initiative, le gouvernement doit prendre des sanctions » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

La plupart des traités type TTIP/CETA couvrent de nombreux sujets, parmi lesquels figure celui de la soi-disant "propriété intellectuelle"1. Le droit d'auteur et le droit des brevets sont ainsi directement concernés. La sacralisation des DRM, ou menottes numériques, pourrait, de cette façon, être mise en place par le biais de ce texte, mais aussi la légalisation forcée des brevets logiciels.

C'est pourquoi l'April se mobilise contre TAFTA, mais également contre tous les accords commerciaux internationaux qui remettent en cause le fonctionnement démocratique et la protection des droits de l'homme. Nous appelons les eurodéputés français à résister à une telle manipulation au cours des prochaines semaines.

L'April dénonce l'attitude des fonctionnaires français et renouvelle son appel à l'abandon des négociations par la Commission européenne et par l'ensemble des institutions impliquées dans ces négociations.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31.

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(27/02/2015 @ 11:29)

Actualités de l'April du 22 février 2015  Voir?

Informations

20150222_actualites_april.png
Luc Fievet, Magali Garnero et Lionel Allorge
vous présentent les actualités
de l'April du 22 février 2015

  • Titre : Actualités de l'April du 22 février 2015
  • Intervenants : Luc Fievet, Magali Garnero et Lionel Allorge
  • Réalisation : Luc Fievet
  • Licences : Gnu FDL 1.3 ou ultérieure, CC-by-SA 2.0 ou ultérieure, Art Libre 1.3 ou ultérieure
  • Durée : 11 mn 59 s
  • Média : 20150222_actualites_april.webm (254 Mo)
  • Logiciels utilisés : Kdenlive pour le montage vidéo et Inkscape pour le générique

Transcription

Musique

Luc Fievet : Les nouvelles de l'April. Bonjour Lionel.

Lionel Allorge : Bonjour Luc.

Luc Fievet : On en parlé la dernière fois, l'A.G. [assemblée générale, NdT.] s'est déroulée récemment, il y a quinze jours.

Lionel Allorge : Voilà.

Luc Fievet : Personnellement, j'ai eu une angine donc je n'ai rien vu. Comment ça s'est passé ?

Lionel Allorge : Voilà. Tu n'as pas pu être présent. L'assemblée générale s'est passée plutôt bien. On avait réuni des gens à Paris 8, donc la faculté de Saint-Denis.

Luc Fievet : Qui est le cœur historique de l'April.

Luc Fievet : Voilà, qui est là où est née l'April, dans un lieu d'informaticiens qui s'appelle « Le Bocal ». C’était un peu retour aux ressources et donc on remercie les gens de Paris 8 qui nous ont invités à venir faire l'A.G. chez eux. Et puis, donc, cette A.G. a été l'occasion pour les Apriliens de voter le bilan moral de l’association, c'est-à-dire tout ce qui a été fait durant l'année 2014.

Luc Fievet : On peut le retrouver sur le site.

Lionel Allorge : Qui est sur le site. Le bilan financier aussi.

Luc Fievet : Qui est sur le site aussi.

Lionel Allorge : Aussi sur le site et qui est un petit meilleur que l'année dernière. Ce n'est pas encore génial mais il y a une amélioration. Et puis, d'élire une nouvelle liste du conseil d’administration, à laquelle nous participons tous les deux. Et puis, il y a aussi deux nouvelles personnes qui arrivent qui sont Véronique Bonnet et puis Marianne Corvellec qui nous rejoignent. Marianne ayant la particularité de vivre au Québec.

Luc Fievet : Personne n'est sorti cette année.

Lionel Allorge : Personne n'est sorti. Et puis ça nous fait donc deux représentants, avec Jonathan Le Lous, qui sont installés au Québec, ce qui est intéressant pour nous, pour des relations internationales.

Luc Fievet : Tu n'es plus président !

Lionel Allorge : Et moi, j'ai laissé la place, avec plaisir, à Jean-Christophe Becquet, qui est un ancien du conseil d'administration de l'April, qui est à l'April depuis longtemps et qui va prendre les rennes de l'association avec je pense beaucoup de capacités, parce que c'est quelqu'un qui est vraiment très intéressé par l'April, qui a déjà fait beaucoup de choses.

Luc Fievet : Le truc c'est que, non seulement, tu n'es plus président, mais en plus de ça tu m'abandonnes…

Lionel Allorge : Voilà, lâchement, je t'abandonne en cours de route, parce que j'aurai moins de temps à consacrer à l'April cette année.

Luc Fievet : Tu as des projets personnels.

Lionel Allorge : Voilà. Donc je serai moins présent pour les actualités de l'April aussi.

Luc Fievet : Donc il va falloir que je trouve quelqu'un pour te remplacer.

Lionel Allorge : Voilà. Il va falloir qu'on trouve quelqu’un.

Luc Fievet : C'est facile, il suffit de claquer des doigts.

Lionel Allorge : Voilà. Comme on l'a déjà fait voilà.

Luc Fievet : Oh, ben Mag.

Lionel Allorge : Bonjour !

Magali Garnero : Salut!

Lionel Allorge : Sois la bienvenue.

Magali Garnero : Merci !

Luc Fievet : Donc Magali, pour rappeler qui tu es, tu es administratrice de l'April également. Tu es au bureau, tu es secrétaire de l'April.

Magali Garnero : Oui, c'est moi qui envoie tous les messages aux adhérents.

Luc Fievet :. Voilà. C'est toi qui harcèles les gens, notamment pour les relances de cotisations, mais tu fais plein, plein d'autres choses à l'April, notamment tu t'occupes du groupe Transcriptions qui est un des groupes les plus actifs. Et plein d'autres trucs.

Lionel Allorge : La liste est trop longue, voilà, c'est ça.

Luc Fievet : Donc, aussi par rapport aux nouvelles de l'April, il y a une nouveauté, c'est qu'on a un jingle avec de la musique. Musique qui nous a été fournie par un adhérent qui répond au surnom, pseudo, de Plaza, donc merci à lui.

Lionel Allorge : Que vous allez entendre.

Luc Fievet : Qu'on a probablement entendue.

Lionel Allorge : Peut-être entendue déjà.

Luc Fievet : Je n'ai pas encore fait le montage.

Lionel Allorge : Ou sinon ce sera à la fin. Voilà.

Luc Fievet : Au niveau de, comment dire, de l'actualité, de qu'est-ce qu'on va faire ces prochaines semaines ?

Lionel Allorge : Les choses qui arrivent, là, prochainement, ce sont les élections départementales.

Luc Fievet : On ne dit pas les cantonales ?

Lionel Allorge : Alors c'est la nouvelle version des cantonales,

Luc Fievet : Ça change tout le temps !

Lionel Allorge : Qui sont des élections très locales. Et comme les fois précédentes, l'April va proposer aux adhérents et à tous les gens intéressés, de récupérer sur notre site candidats.fr, un Pacte du Logiciel Libre, qui est un très court texte, qui tient sur une petite page, et qui sert d'entrée en matière pour les contacter, tous les gens qui se présentent à ces élections, donc les candidats, parce que c’est un moment où ils sont facilement accessibles, plutôt à l'écoute de leurs concitoyens, et c'est le moment d'aller, par exemple, sur les marchés le dimanche, leur proposer ce Pacte.

Luc Fievet : Alors, c'est une formule allégée cette fois-ci.

Lionel Allorge : Oui. C'est allégé parce que l'April n'a pas la capacité de suivre, actuellement, l’ensemble de ces candidats, parce qu'il y a des candidats dans tous les départements, il y a de nombreuses listes. Donc, ce qu'on propose aux gens, c'est que, s'ils sont intéressés localement par ça, c'est de prendre ce Pacte et puis d'aller à la rencontre des candidats, leur faire signer le Pacte. Et même s'ils ne peuvent pas faire signer le Pacte, au moins de prendre contact, parce que certaines de ces personnes seront plus tard les élus du coin. Et c'est très important parce que les départements gèrent, notamment, les collèges, par exemple, et un certain nombre d'administrations, donc c'est très utile après d'avoir des contacts.

Luc Fievet : En tout cas, on va mettre moins de moyens dessus, notamment, parce que, malheureusement, on anticipe que cette élection va être assez peu suivie.

Lionel Allorge : Assez peu suivie, probablement.

Luc Fievet : Voire très peu suivie et que par ailleurs il y a pas de mal de choses qui s'annoncent, notamment sur la réforme du droit d'auteur au niveau européen, puisque ça a commencé. On a pu suivre ça dans la presse, il y a une élue du Parti Pirate qui s'appelle Julia Reda qui a rendu un rapport là-dessus. Et donc le travail commence et en 2015 on s'attend à pas mal de choses là-dessus, et ça nous semble important de concentrer nos moyens là-dessus.

Lionel Allorge : Tout à fait.

Luc Fievet : Donc le Pacte est disponible. Si vous voulez, comment dire, vous investir.

Lionel Allorge : Vous investir, le récupérer, n'hésitez pas.

Luc Fievet : Il y a une liste de diffusion qui est là pour ça. Vous pouvez regarder ça dans les nouvelles, enfin la lettre d'information de l'April. Voilà. En tout cas, donc, les élections c'est le 22 et 29 mars. Effectivement, les délais sont relativement courts, c’est bientôt, c'est dans à peu près un mois. Et sinon, il y a quoi d'autre Magali ?

Magali Garnero : La campagne « Libre en Fête » qui va commencer. Donc ça va du vendredi 6 mars au dimanche 12 avril. C'est une campagne où on propose à tous les Libristes d'organiser des événements vers le grand public, ou pas forcément, afin de faire connaître le logiciel Libre.

Luc Fievet : C'est la quinzième année que ce truc existe. En fait, il n'y a pas de petits événements, enfin, ou de gros événements, c'est suffisant de participer, tout le monde peut le faire. Il s'agit juste d’organiser un truc et de le déclarer en disant « On est dans le cadre de Libre en Fête, ça se passe chez nous, même un petit machin, ça participe au mouvement.

Lionel Allorge : Et ça fait connaître les logiciels libres.

Magali Garnero : N'hésitez pas à inscrire votre événement sur l'Agenda du Libre, en mettant le tag « libre-en-fête », ça nous permettra de récupérer tous les événements qui participent et d'avoir des statistiques.

Luc Fievet : Des sujets dont on a parlé dans les dernière nouvelles de l'April, là, depuis deux, trois fois, mais qui sont toujours d'actualité, c'est l'appel pour les formats ouverts dans l’Éducation.

Magali Garnero : Ah oui, c'est très, très, important d'aller signer cette pétition parce que bon, je vous le dis, en interne, on a fait un pari. Et en gros, je ne suis pas très loin de gagner. Donc si vous pouviez faire quelques signatures supplémentaires, ça serait vraiment sympa !

Luc Fievet : Magali s'est engagée sur un nombre de signatures, ce n'est pas joli, joli, comme motivation, mais bon.

Lionel Allorge : Aidons-là à gagner, alors.

Rires

Luc Fievet : On le rappelle, il y a un site web formatsouverts.education, et donc une pétition qui, pour l'instant, a plutôt bien marché.

Lionel Allorge : Qui a bien marché. Qui a été bien relayée auprès des enseignants, des gens de l’Éducation nationale.

Luc Fievet : Et des syndicats d'enseignants.

Lionel Allorge : Et des syndicats d'enseignants, notamment.

Luc Fievet : Autre truc dont on a déjà parlé et qui est toujours d'actualité, c'est le questionnaire à l'intention des associations pour connaître leurs pratiques en matière informatique. Donc là, par contre, on a un peu plus de mal à ramener du monde.

Lionel Allorge : C'est un peu plus compliqué parce que, effectivement, c'est plus facile de signer juste une pétition que de remplir un questionnaire. Il faut quand même y passer, ce n'est pas très long, mais je pense qu'il faut un quart d'heure, quand même, à y consacrer. Mais par contre, ça nous est, à nous, très utile, parce que c'est un questionnaire qu'on avait déjà fait il y a quelques années, et ça va permettre d'avoir une idée d'un petit peu comment ont évolué les rapports entre le monde associatif et les logiciels libres, qui nous semble quelque chose d'important.

Luc Fievet : Il faut rappeler qu'on a fait pas mal de choses en direction du monde associatif, notamment avec une une version du Guide des logiciels libres qui a été mise à jour en 2014.

Lionel Allorge : Spécialement pour les associations.

Luc Fievet : Pour les associations. Donc ça c'est un sujet qui est important. Quoi d'autre ?

Magali Garnero : Un apéro, qui est organisé comme chaque mois dans les locaux de l'association, donc ce sera le 27, ce vendredi-là, dans cinq jours.

Luc Fievet : En fonction du moment où je diffuse cette vidéo, donc le 27 février. Évidemment, si vous voulez organiser des apéros April, nous, on est à Paris, c'est là qu’est le local. Mais si vous voulez faire des répliques, allez-nous n'hésitez pas et sollicitez-nous là-dessus. C'est toujours bien que les Apriliens se rencontrent.

Magali Garnero : Il y en a eu un à Reims, qui a été organisé par Slowbrain et Marine. Donc il ne faut pas hésiter à en organiser ailleurs.

Luc Fievet : Sinon il y a également des événements qui sont des conventions, des événements où on se rencontre. Il y aura le « LibrePlanet » , le 21 et 22 mars. « LibrePlanet », c'est quoi ?

Lionel Allorge : Ça se passe à Boston, Massachusetts, États-Unis, et c'est la plus grande réunion internationale de Libristes qui est organisée par la FSF, la Free Sofware Foundation et on la chance d'avoir donc deux membres du conseil d'administration de l’April, Jonathan et Marianne, qui vont pouvoir y faire une présentation.

Luc Fievet : On le rappelle, ils sont québécois. Enfin, ils vivent au Québec.

Lionel Allorge : D'adoption. Ils sont au Québec.

Luc Fievet : Ça leur fait un peu moins loin.

Lionel Allorge : Voilà. Et pour eux, c'est un peu plus facile d'y aller. Moi, j'avais eu la chance d'y aller l'année dernière avec Frédéric Couchet, notre délégué général, et c'est vrai que c'est très intéressant d’être là-bas parce que ça permet des contacts internationaux.

Luc Fievet : Et plus près, en France ?

Magali Garnero : Oui, à Lyon, pendant les élections.

Luc Fievet : 28, 29 mars.

Magali Garnero : Il y aura les Journées du Logiciel Libre, sur lequel on aura un stand April qui sera tenu par, sûrement, des bénévoles du coin.

Luc Fievet : C'est salle des Rancy. Ce n'est pas à Lyon même, ça doit être juste à côté, si ma mémoire est bonne. En tout cas, ça c'est un événement qui se fait tous les ans et qui fait partie des gros événements sur le Libre en France.

Lionel Allorge : Du Libre en France.

Luc Fievet : Donc on y sera.

Lionel Allorge : On vous encourage à y aller.

Luc Fievet : Bon. On a fait le tour des nouvelles de l'April.

Lionel Allorge : Super. Il me reste à vous souhaiter bon vent pour cette année 2015, et puis j’essaierai de faire des petits passages pour vous dire bonjour, à l'occasion.

Luc Fievet : Très bien. Eh bien merci beaucoup Lionel.

Lionel Allorge : Merci à vous.

Magali Garnero : Merci.

Luc Fievet : À bientôt. Au revoir.

Au revoir.

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(24/02/2015 @ 11:54)

Revue de presse de l'April pour la semaine 8 de l'année 2015  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 8

[usine-digitale.fr] Des cultivateurs-bricoleurs fabriquent eux-mêmes leurs machines agricoles grâce à l'open hardware

Par Lélia de Matharel, le vendredi 20 février 2015. Extrait:
> L’open hardware, qui permet aux passionnés de technologie de construire eux-mêmes leurs robots, leurs smartphones ou leurs voitures, intéresse un nouveau public: les agriculteurs. Grâce à des plans accessibles librement sur Internet, ils peuvent fabriquer des machines agricoles moins chères que celles qui sont disponibles dans le commerce.
Lien vers l'article original: http://www.usine-digitale.fr/article/des-cultivateurs-bricoleurs-fabriquent-eux-memes-leurs-machines-agricoles-grace-a-l-open-hardware.N314684

[La Vie] Emmabuntüs, des ordinateurs pour tous

Par Claire Legros, le jeudi 19 février 2015. Extrait:
> En France, environ 20 kg de déchets électroniques par personne, dont la majorité n’est pas recyclée, sont produits chaque année. Pour éviter ce gaspillage, une vingtaine de bénévoles se réunissent chaque semaine dans les communautés Emmaüs de Perpignan, Dijon et Paris pour reconditionner le matériel informatique collecté par les compagnons. L’équation est simple.
Lien vers l'article original: http://www.lavie.fr/hebdo/2015/3625/emmabuntus-des-ordinateurs-pour-tous-17-02-2015-60620_676.php

[Mediapart] Profil de Libriste: Frank

Par André Ani, le mercredi 18 février 2015. Extrait:
> Bonjour Prof Tux, je m’appelle Frank Rousseau, j’ai 32 ans et je suis libre comme l’air! Bon en fait j’ai pas grand chose en commun avec GTO. J’aime juste passer beaucoup de temps devant mon ordi pour faire des sites et applications web et ce depuis plus de 15 ans. Et ce en tant que hobby ou activité professionnelle. Aujourd’hui je suis Co-Fondateur et Directeur Technique de Cozy Cloud, une startup qui réalise des clouds personnels libres.
Lien vers l'article original: http://blogs.mediapart.fr/blog/andre-ani/180215/profil-de-libriste-frank

[Next INpact] Le Sénat adopte le nouveau délit d'obsolescence programmée

Par Xavier Berne, le mardi 17 février 2015. Extrait:
> Le Sénat a adopté tard dans la nuit l’article de la loi sur la croissance énergétique punissant les pratiques dites d’obsolescence programmée de deux ans de prison et de 300 000 euros d’amende. L'objectif? Sanctionner les fabricants réduisant sciemment la durée de vie de leurs produits (imprimantes, smartphones...) afin que les consommateurs les remplacent plus souvent.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/93090-le-senat-adopte-nouveau-delit-d-obsolescence-programmee.htm

[InformatiqueNews.fr] Instrumentaliser la terreur pour contrôler les communications chiffrées: une dérive dangereuse

Par Guy Hervier, le mardi 17 février 2015. Extrait:
> Les attentats de janvier à Paris ont déclenché une vague de discours sécuritaires et de dangereux projets législatifs s’annoncent bien au-delà des frontières françaises. Un contrôle des communications en ligne, de la surveillance, des attaques contre l’expression anonyme et le chiffrement sont déjà à l’ordre du jour, sous prétexte de combattre un ennemi invisible dans une guerre perpétuelle.
Lien vers l'article original: http://www.informatiquenews.fr/instrumentaliser-la-terreur-pour-controler-les-communications-chiffrees-une-derive-dangereuse-jeremie-zimmermann-quadrature-du-net-30248

Et aussi:
[L'Expansion] Louis Pouzin: "Internet est bâti sur un marécage"

[Branchez-Vous!] Un collectif réclame une enquête publique sur l'informatique au gouvernement du Québec

Par Laurent LaSalle, le lundi 16 février 2015. Extrait:
> Devant la place prépondérante qu’occupe désormais la technologie, les signataires d’une déclaration commune demandent une enquête publique sur l’octroi des contrats gouvernementaux liés aux technologies de l’information.
Lien vers l'article original: http://branchez-vous.com/2015/02/16/collectif-reclame-enquete-publique-sur-linformatique-au-gouvernement-du-quebec

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(23/02/2015 @ 16:46)

Apéro April le 27 février 2015 à partir de 19h00 à Montpellier  Voir?

27 Février 2015 - 19:00
27 Février 2015 - 23:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance avec le logiciel libre et l'April, d'échanger, de partager le verre de l'amitié et manger ce qui l'accompagne. C'est aussi l'occasion de fêter les dix huit ans de l'association et de discuter sur l'actualité et les actions de l'April.

Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas ; novice ou amateur d'informatique. N'hésitez pas à venir nous rencontrer : la liberté informatique ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert pas !

Quand et où ?

Montpel'libre organise un apéro April à Montpellier le 27 février 2015 à à partir de 19h00. Vous pouvez vous inscrire sur le pad (en bas de la page).

L'apéro aura lieu à la Maison pour tous Mélina Mercouri 842, rue de la vieille poste à Montpellier.

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(23/02/2015 @ 12:07)

Et si on dégooglisait Internet ? Sur France Inter.  Voir?


Nom de l'orateur

Titre : France Inter - Et si on dégooglisait Internet ?
Intervenants : Pierre-Yves Gosset - Journalistes - Alexis Kauffmann - Tristan Nitot
Lieu : France Inter
Date : Novembre 2014
Durée : 11 min
Lien vers la vidéo

Transcription

Journaliste : Dégoogliser Internet. C'est la mission que se sont fixés les membres de l’association Framasoft qui milite pour un Internet libre. Google, figure de proue du capitalisme numérique, avec Apple, Facebook et Amazon, les GAFA qui colonisent nos usages du net et centralisent dans leurs serveurs la plus grosse partie de l'activité de la toile. Un Web qui se voulait pourtant, au départ, être tout le contraire, décentralisé et plus démocratique.

Voix Off : Nous sommes en 2014 après Jésus-Christ. Toute la toile est occupée par des services centralisés. Toute ? Non ! Une communauté, peuplée d'irréductibles libristes, résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons des camps retranchés de Fermetovm, Centralisvm, Espionnvm et Privatvm.

Voix Off : Nous sommes Google. Nous sommes Google. Eh ! Fermez vos gueules !

Journaliste : Alors Alexis Kauffmann, vous êtes fondateur de Framasoft. Pourquoi est-ce qu'il faut se libérer de Google aujourd'hui ?

Alexis Kauffmann : On a lancé une campagne de dégoogle..., dégooglelisation, ce n'est pas facile à prononcer. Moi je suis prof de maths, l'informatique, à sa naissance, dans les années 50, 60 aux États-Unis, le code informatique se partageait exactement comme les mathématiques au sein des universités américaines. Et puis, il y a « des petits malins », « des petits malins » entre guillemets parce que ce sont devenus les Bill Gates et les Steve Jobs, etc, qui se sont dit « on va fermer le code et on va le commercialiser ». Et certains ont résisté, un peu comme la Guerre des étoiles. On peut faire des références geek. Certains se sont dit « on ne peut plus partager comme avant le code ? On va résister ». Et la résistance s'est faite aussi bien d'un point de vue technique que juridique. C'est-à-dire qu'il a fallu déposer les bases juridiques de ce que c'est qu'un logiciel libre, pour garantir ses libertés et pour le protéger.

Et Microsoft était un petit peu le symbole de la fermeture dans nos ordinateurs personnels, dans nos ordinateurs domestiques. C'était du temps où, de temps en temps, on se connectait à Internet via notre modem, sinon on faisait du traitement de texte, un peu d'Internet, un peu de traitement d'image. Aujourd'hui, la donne a totalement changé : on est tout le temps sur Internet ; les applications se sont déportées sur Internet, certains disent dans le Cloud, dans les nuages, mais c'est une expression tout à fait subjective et connotée ; non non, elles sont sur d’autres serveurs, ce qui fait que Google, aujourd'hui, représente, comme Microsoft hier représentait, un petit peu la symbolique du grand méchant. Qu'il était bon par le passé de haïr Microsoft ! C'était très facile, ils étaient arrogants, tout était complètement fermé. Ils avaient une mauvaise image parce qu'ils ne faisaient pas des beaux produits, ça plantait souvent, donc c'était assez simple de haïr Microsoft.

Haïr Google c'est beaucoup plus compliqué, parce que Google ils aident le Logiciel Libre. Ils n’appellent pas ça du Logiciel Libre, ils appellent ça plutôt de l'open source, c'est le fait que le code source soit ouvert et donc, ainsi, c'est une manière différente de faire de l'informatique, beaucoup plus facilement audible par le monde de l'entreprise, alors que le Logiciel Libre, ce sont les libertés des utilisateurs et là, c'est beaucoup plus subversif.

Voix Off : Au milieu de multinationales tentaculaires, quelques organisations non lucratives continuent de lutter activement pour un web ouvert et respectueux des internautes.

Voix Off : Votre mission sur Google: dès aujourd’hui, assurez-vous une visibilité optimale auprès des internautes au moment précis où ils vont aller chercher sur Google les produits et services que vous proposez.

Présentateur de l'OWF 2014 : Nous voilà de retour pour cette première journée de l'Open World Forum 2014, on accueille tout de suite Pierre-Yves Gosset, Délégué général de l'association Framasoft.

Pierre-Yves Gosset : Donc je me présente, je m'appelle Pierre-Yves Gosset, je suis Délégué général de l’association qui s'appelle Framasoft, dont l'objet est de promouvoir la culture libre en général et le Logiciel Libre en particulier et je vais essentiellement vous parler justement de décentralisation, dans ce petit talk que j’ai appelé « Google, Apple, Amazon, Facebook, Microsoft, le Logiciel Libre peut-il résister à la colonisation technique et économique ? »

Alors on est à l'Open World Forum, qui est un salon, du coup, qui accueille des entrepreneurs, des développeurs, des utilisateurs de logiciels libres, « cibles » entre guillemets de notre association, vu que nous on s'adresse, avant tout, au grand public, à des gens qui utilisent les logiciels. Et je pense qu'il y a des représentants, en tout cas, de Google aujourd'hui, ce qui est tout à fait normal, vu qu'ils utilisent eux-mêmes, massivement, du logiciel libre. Le problème c'est le côté hégémonique voire, si j'ose le terme, impérialiste, qu'il peut y avoir derrière ces entreprises qui aujourd'hui deviennent des points de passage quasi obligés quand on va allumer un ordinateur ou allumer son smartphone ; il devient aujourd'hui quasiment impossible d'éviter ces entreprises.

Présentateur de l'OWF 2014 : Pierre-Yves Gosset quelles sont les alternatives ?

Pierre-Yves Gosset : Pour nous, il ne s'agit pas d'éliminer Google. Google, encore une fois, ce n'est pas l'ennemi en tant que tel, mais peut-être un faux ami. Demain on ne sait pas quelle sera sa volonté et ses objectifs. Aujourd'hui Google propose des choses essentiellement gratuitement, par contre, comme ce n'est pas à base de Logiciel Libre, et Google est devenu aujourd'hui tellement puissant, le chiffre d'affaires de Google dépasse les 80 milliards de dollars, Google est la deuxième capitalisation boursière mondiale, la première étant Apple, et ces entreprises ont le moyen de racheter quasiment des États et ne souhaitaient pas se limiter au Web. Google fait des Google Glass, donc des petites lunettes qui vont filmer tout ce que vous faites et qui vont vous assister dans votre vie de tous les jours. Mais Google est une entreprise américaine, elle est soumise au Patriot Act et, en tant que telle, le gouvernement américain peut lui demander des données que Google est obligée de fournir. Donc, si on laisse les Google Glass se répandre partout sur la planète, dans quelques années on aura forcément des demandes du gouvernement américain à accéder à, qui a croisé qui, qui est-ce que telle personne a croisé aujourd'hui dans la rue, est-ce qu'il est rentré dans telle pharmacie, qu'est-ce qu'il a acheté comme médicaments, etc. Et ça, aujourd’hui c'est vraiment le monde vers lequel on va. Nous, informaticiens, on le sait, on s'en inquiète. La difficulté est de faire prendre conscience de ce fait-là au grand public, c'est, entre autres, pour ça qu'on a lancé cette campagne.

Voix Off : À bord des trains de sa filiale IDTGV, la SNCF teste les Google Glass afin de permettre aux agents d'optimiser les contrôles. Sur les Google Glass du contrôleur, une croix verte si le billet est valide et une croix rouge s'il y a un problème.

Présentateur de l'OWF 2014 : Monsieur Tristan Nitot.

Tristan Nitot pendant sa conférence : Qui utilise Gmail dans la salle ? Levez la main. C'est donc une catastrophe, officiellement. Je vous remercie.

Journaliste : Alors on est à l'Open World Forum. Vous êtes, disons, le représentant de Mozilla ici, de Mozilla, de la Fondation Mozilla. Vous avez pris la parole, Tristan Nitot, pour l'ouverture du Forum. Pourquoi c'est si catastrophique d’utiliser Gmail ?

Tristan Nitot : J'ai fait juste un rapide sondage en demandant aux gens de lever la main. Qui utilise Gmail ? Et c'est vrai qu'une majorité de mains se sont levées. Google a fait un outil, qui s'appelle Gmail, qui est gratuit, et les gens l'ont adopté massivement. Et on se retrouve, en fait, dans un cas très particulier, qui est que l'e-mail qui était décentralisé se retrouve centralisé, alors que ce n'était pas fait pour ça. Avec un souci majeur qui est que, on le sait, c'est le business model de Google et ça n'est pas condamnable en soi, c’est de tout savoir sur vous, tout savoir de vos envies, ce qui vous préoccupe, ce que vous recherchez, avec qui vous parlez, de quoi vous parlez. Ils lisent vos mails, ils les analysent, y compris les pièces jointes, sachant tout sur vous, pour vous donner de la publicité, ciblée, qui correspond à vos besoins. Il y a dix-huit mois, un certain Edward Snowden, contractuel de la NSA, les grandes oreilles de l'administration américaine, a révélé, en fait, qu'ils avaient des portes d'accès vers les principaux grands acteurs de l'Internet pour pouvoir espionner tous les citoyens du monde entier, pour des tas de raisons qui ne sont pas compatibles avec la démocratie, tout simplement.

Journaliste : Alors Pierre-Yves Gosset, qu'est-ce que vous proposez alors avec Framasoft ?

Pierre-Yves Gosset : On prend chaque service qui existe aujourd'hui au niveau de Google, Facebook et autres, et on va essayer de montrer que, pour chacun de ces services, il y a des alternatives en logiciels libres qui existent, pour sortir du système Google, qui est évidemment extrêmement confortable, mais qui reste une cage dorée. Aujourd’hui les capitaux, la capitalisation boursière de Google, on pourrait citer Apple aussi, leur permettent d'investir des champs et des domaines d'activité qui sont toujours plus ou moins en liaison avec le numérique, mais qui commencent, doucement mais sûrement, à en sortir. Par exemple Google rachète massivement dans la robotique. Google a une société qui s'appelle Calico qui vise à euthanasier la mort, donc il s'intéresse de très près au domaine de la santé.

Voix féminine : Euthanasier la mort ?

Pierre-Yves Gosset : Euthanasier la mort.

Journaliste : C'est du transhumanisme.

Pierre-Yves Gosset : Exactement. Et donc le point de vue du transhumaniste est assez clair, c'est de dire l'homme est bridé par la biologie et il faut que la technologie puisse aider l'homme à aller plus loin et à se réaliser. Donc on peut voir le verre à moitié plein ou le verre à moitié vide. Le verre à moitié plein ce serait de dire que la technologie nous assiste et que Google, demain, nous aidera à vivre mieux et plus longtemps. Aujourd'hui, ça c'est la volonté de Google, mais on ne sait pas quelle sera la volonté des actionnaires de Google dans dix ans, dans quinze ans, dans vingt ans. Nous qui sommes dans le milieu, malheureusement, on voit le verre peut-être à moitié vide, c'est que Google devienne tellement tentaculaire qu'on ne se pose plus des questions éthiques ou sociétales que pose un acteur d'une taille qui est quasiment, encore une fois, celle d'un État.

Journaliste : Google nous connaîtra mieux que notre partenaire sexuel et probablement mieux que nous-mêmes nous connaissons. Ce qui se rapproche, aussi, un peu, du hacking cérébral, c'est la robotique. Nous allons avoir de plus en plus de robots, vous savez bien que Google est devenu le leader mondial de la robotique, a racheté les...

Voix Off : Eh oui, Google aussi a quelques velléités transhumanistes. Et au-delà de centraliser nos données et les monnayer autant que possible, c'est à nos cerveaux et à notre ADN que Google s'intéresse désormais. Nous irons bientôt dans la Mecque des transhumanistes, dans la Silicon Valley, avec Give.

Radio It yourself. Remixez-le, vous-le, sur France Inter.

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(20/02/2015 @ 09:36)

HandyLinux - Présentation  Voir?


Nom de l'orateur

Titre : Présentation de la distribution HandyLinux
Intervenants : Arnault de HandyLinux - Nicolas Wöhrel de Radio Larzac
Lieu : RMLL 2014 - Montpellier
Date : Juillet 2014
Durée : 15 min 20
Lien vers la vidéo

Du 5 au 11 juillet ont lieu à Montpellier les 15èmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre. Nous y avons rencontré Arnault qui nous présente la distribution HandyLinux.

Transcription

Journaliste : Bonjour Arnault.

Arnault : Bonjour. Comment allez-vous ?

Journaliste : Très bien et vous ?

Arnault : Ça va super bien. Moi je suis à mes premières RMLL, je suis très content. Il y a une bonne ambiance, des gens sympathiques, plein d’humains. Ça fait du bien. Tout va très bien.

Journaliste : Arnault est-ce que tu peux nous présenter HandyLinux ?

Arnault : En fait HandyLinux est une distribution qui est née à l'initiative de Guantas qui avait plusieurs personnes qu'il connaissait, qui n’arrivaient vraiment pas à s'en sortir en informatique, soit parce qu'ils étaient nuls en informatique, soit parce qu'ils venaient de Windows et que le monde Linux leur était complètement étranger ; ils étaient complètement perdus dedans. Donc il nous a demandé, sur le forum de CrunchBang Linux à l'époque, d'essayer de construire un test de distro facilitante. Donc le but n'est pas d'avoir une distribution pour débiles ou une distribution que pour les débutants ou une distribution que simplifiée ou que légère. C'est une distribution pédagogique en fait, c'est-à-dire avec des outils facilitants qui permettent de prendre en main facilement l'informatique depuis n’importe quel niveau, même si on n'a jamais touché un clavier ; et très facilement, en trois clics, virer les outils facilitants et se retrouver avec une base Debian Xfce stable, sans dépôts particuliers, dangereux, etc, complètement stable et donc de mettre un pas dans le Libre, mais « de façon » propre entre guillemets. Voilà. Sur une base Debian saine et pas sur un fork, C’était ça notre but.

Journaliste : Donc c'est du vrai tout public, c'est ça ?

Arnault : Ah du vrai tout public ! Il n'y a pas de sexe. Non non, c'est vraiment orienté. Par exemple, à l'accueil, il y a un écran qui permet de développer tous les outils de base de l'informatique, c'est-à-dire l’utilisation du clavier, l'utilisation de la souris, un écran comment ça fonctionne, un ordinateur, en gros, comment ça fonctionne, où est-ce qu'il faut appuyer, comment il faut s'en servir. Une fois qu'on a passé cette petite phase-là, qui est très rapide, parce qu'en dix minutes on peut prendre en main un ordinateur, c'est un outil assez simple quand même, après on passe aux applications. Les applications, elles aussi, sont détaillées complètement. Comme c'est une distribution francophone, on a fait un gros effort sur le wiki, la documentation, qui présente chaque application, qui présente l'évolution possible de la distribution, c'est-à-dire comment faire pour la rendre « moins facile » entre guillemets, pour passer au stade supérieur, jusqu'à bien sûr, le petit tuto « Terminal ton ami, apprends à manipuler la boîte noire ». C'est le but du jeu, arriver avec rien et repartir avec un système qu'on peut utiliser facilement, sans se prendre la tête.

Journaliste : Est-ce que ça veut dire que vous l'avez testé chez des vrais débutants complets ?

Arnault : Oui. Ça a été justement la première phase de tests quand on a commencé les premières alphas, sur le forum de CrunchBang Linux qui nous a accueillis à l'époque, avant qu'on ait notre site. Et donc Guantas lui était dans le milieu médical et avait accès à plusieurs personnes âgées qui avaient des problèmes déjà moteurs, physiques, des petits handicaps, des petits soucis au niveau des articulations, etc. Donc il fallait essayer de trouver une distribution, il ne faut pas cliquer dans tous les coins, il ne faut pas chercher tout le temps, il faut que ce soit rapidement exploitable. Et donc est venue l'idée, tout de suite, du HandyMenu, c'est-à-dire de regrouper les applications par thèmes et non pas par noms d'applications. Par exemple dans notre menu il n'y a pas marqué Chromium, il n'y a pas marqué Firefox, il n'y a pas marqué Thunderbird, etc. C'est « Écris ton mail », « Balade-toi sur le net ». Donc c'est vraiment fait pour partir de rien et les gens qui l'ont testé là, pour l'instant, sont très contents quand ils sont débutants, en revanche, je dois le dire, ceux qui sont utilisateurs Linux classique sont très perturbés parce que, du coup, c'est trop simple. On perd nos habitudes. On n'a plus le menu avec le menu déroulant avec tous les trucs qui s’ouvrent au fur et à mesure, c'est une fenêtre simple, donc ça, ça les perturbe. Mais c'est pour ça que le but du jeu c'est de pouvoir enlever ça très vite et de se retrouver avec une distro stable, facile à utiliser, rapidement.

Journaliste : Est-ce que la perturbation ne vient pas justement plutôt du changement d’habitudes que de la simplification ?

Arnault : Tout à fait. Là je suis tout à fait d’accord. Effectivement c'est le changement d'habitudes qui pose problème, que ce soit aux utilisateurs de Windows quand ils passent à Linux, ou aux utilisateurs de Linux classique quand ils viennent sur HandyLinux. Mais bon, le but du jeu, le vrai but du jeu pour HandyLinux, c'est de ne pas utiliser HandyLinux, de ne plus utiliser HandyLinux. Le but du jeu pour nous c'est que quelqu'un, découvre HandyLinux, découvre l'informatique grâce à ça, s'en serve, six mois, un an, et puis le vire. Et après prenne une vraie Debian ou alors taper dans de la Gentoo, dans de l'Arch, enfin voilà, découvre vraiment le Libre et découvre ce que ça fait de travailler avec des outils performants parce que, effectivement, il y a des outils performants quoi qu'on en dise. Et donc découvrir une autre façon de travailler librement, avec des communautés, et pas justement avec un store, pas avec quelqu'un qu'on appelle et qu'on paye, mais avec une réelle communauté d'utilisateurs et des gens qui s'impliquent et qui s'investissent

Journaliste : Cette distribution HandyLinux est en développement depuis combien de temps ?

Arnault : Moins d'un an. On a commencé en avril dernier, enfin, elle a un peu plus d'un an, mais la première version stable est sortie il y a moins d'un an. Nous on est très contents du résultat. Les gens qui l'utilisent aussi. On est à un peu plus de 13 000 téléchargements de la dernière version stable, donc en trois mois. On est très heureux.

Journaliste : Combien de personnes sont concernées directement par le développement ?

Arnault : Sur le développement pur on est deux, en fait. Moi je développe la distribution, je la construis intégralement. Il y a Manon qui est une contributrice de CrunchBang Linux qui m'aide énormément pour tous les scripts Python, parce que moi je n'y connais rien. Après, le reste de l’équipe, c'est surtout pour d'autres postes. Par exemple dYp qui lui est modérateur sur le forum, qui s'en occupe très bien, Fibi qui s'occupe plus du blog. On a aussi d'autres intervenants sur le forum qui travaillent énormément, qui s'investissent beaucoup, comme Tartarin qui fait un gros travail d'édition parce qu'il avait l'habitude de Wikipédia, etc, alors que moi pas trop. Tout le développement c'est vrai que je m'en occupe, je porte un peu tout ça tout seul, mais heureusement j'ai une super équipe qui m'aide pour tous les à côté, ils prennent beaucoup de temps, c'est très chronophages, cela demandent beaucoup d'investissement personnel mine de rien et ils font du très gros travail. Merci beaucoup à eux. Donc en tout, en gros, on est dix. En gros je fais 90 % du travail qu'on voit, mais ce que font les autres c'est quand même très important pour le maintien de la communauté surtout.

Journaliste : Et sur les retours forum, par exemple, est-ce que vous voyez des amorces de contributions ?

Arnault : Les premières contributions sont des scripts bash, j'en ai eu de la part de FirePowi, par exemple qui m'a aidé, pour Redshif config. Redshif c'est un filtre d'écran pour aider les personnes qui ont des soucis d'yeux, etc, pour ne pas avoir trop de luminosité. Et ce paquet existe chez Debian, mais il n'y a pas de configuration automatique. FirePowi avait un premier script en bash, qui fonctionnait très bien et Manon en a fait un deuxième en Python qui fait une configuration automatique. Donc ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui, utilisant une de nos applications, voient une fonctionnalité, demandent si c'est possible, demandent si ça existe. Non ça n'existe pas ! Très bien, comment on fait pour la faire ? Et ça démarre comme ça. C'est pour ça qu'on a appelé notre distribution une distribution collégiale, parce que c'est vraiment dans cet esprit-là qu'on veut la construire. On a remarqué que la plupart des développeurs n'étaient pas présents sur les forums d’utilisateurs dans le monde du Libre. Je trouve ça extrêmement dommage. C'est vrai qu'il y a une séparation technique de compétences évidentes, entre un développeur qui a passé 15 ans dans le milieu informatique et un utilisateur lambda qui arrive. Mais c'est dommage qu'il n'y ait pas de rencontre, qu'il n'y ait pas de lieu de rencontre. Et sur HandyLinux on a vraiment voulu mettre l'accent sur cette collégialité, c’est-à-dire faire participer les utilisateurs au maximum. Par exemple moi je construis la distribution, je ne prends aucune décision tout seul. Je poste dans la section propositions « Voulez-vous faire ça ? Vous ne voulez pas ? » Ils veulent le faire, je le fais. Ils ne veulent pas le faire, je ne le fais pas. Tous les programmes qui ont été ajoutés à HandyLinux, tous les outils qui ont été ajoutés, ont été ajoutés tous sur demande d’utilisateurs. Toujours ça naît d'un besoin de quelqu’un, ça ne naît pas d'une idée à moi qui ai envie d'imposer quelque chose à l'utilisateur. Ça vient toujours de lui. Tout HandyLinux vient des utilisateurs.

Nous on est très heureux de ce phénomène, de ce mode de construction, parce que ça change un peu des autres distro, que je trouve très bien par ailleurs. Je fais partie de ceux qui disent que plus il y a de distro mieux c'est, il y a plus de choix. Mais on a essayé de se démarquer justement de ce côté-là, c'est-à-dire de donner la parole à l'utilisateur, d’arrêter de le prendre pour un débile, parce qu'il y a quand même un peu sur des forums, ce RTFM, le fameux Read the fucking manual, qui est interdit chez nous. On l'a interdit carrément, purement et simplement je l'ai interdit. Celui qui l'emploie dans mon forum, je le vire. Je n'en veux pas. On n'a pas le droit de dire va te faire voir à un mec qui pose une question. Soit on lui indique le bon lienvers la doc, parce qu'on a fait une doc propre, soit on lui répond parce que ça veut dire qu'on a fait une erreur et qu'on n'a pas prévu cette question-là. À nous de prévoir les questions. Si on n'a pas prévu, à nous d'y répondre.

Journaliste : Comment ça se passe pour la documentation d'HandyLinux ?

Arnault : La documentation d'HandyLinux ça a vraiment été notre priorité dès le départ parce qu'on ne voulait absolument pas avoir des heures de forum, des heures de discussion, pour résoudre juste un petit problème. Donc une documentation intégralement francophone, anglophone aussi, on l'a traduite, mais à la base c'est une distribution francophone donc documentation francophone et pour ce qui est du live CD, on a transféré en PDF toute la documentation et on l'a mise dans le dossier documents, tout simplement. Ce qui fait que même sans Internet, sans connexion, on peut avoir accès à la documentation de toutes les applications intégrées, ce qui permet une prise en main beaucoup plus facile. Et toujours, on essaie de présenter les deux méthodes : installation avec la souris, pour ceux qui débutent, et vas-y ouvre ton terminal ça va plus vite, ça aussi on le présente, qu'ils aient toujours les alternatives. Et puis aussi pour montrer à l'utilisateur novice que, des fois, deux lignes de code valent mieux que vingt-cinq clics de souris, et que, même lui qui a peur de la boîte noire, au bout de quelque temps, il aimera, il préférera faire ses deux lignes de code, ça ira plus vite et en plus il aura l’impression, pas l'impression, il aura vraiment le contrôle de son système. C'est quelque chose de très important pour nous aussi la documentation.

Journaliste : L'évolution de la distribution ? Ça va être ce modèle-là ou est-ce qu'il y a des prévisions ?

Arnault : Non, non. On reste sur le même modèle. Bien sûr nous on a des idées, on a envie de proposer des choses etc, donc on les propose sur le forum, mais ça reste toujours, vraiment, c'est l'utilisateur qui va choisir, mais on reste sur ce principe où les gens viennent avec un problème : j'ai telle machine, j'ai envie de faire ça ; j’utilisais ça sous Windows, ça aussi ça arrive souvent, j'utilisais tel logiciel sous Windows, comment est-ce que je peux faire pour obtenir à peu près la même chose ? À nous de trouver la solution libre qui va avec. Il arrive parfois qu'on ne trouve pas de solution libre. C'est pour ça que dans HandyLinux on intègre Skype. C'est vrai que, oui, c'est une grosse entorse au Libre. Intégrer Skype dans HandyLinux par défaut, c'est absolument horrible !

Journaliste : C'est bien de le dire déjà.

Arnault : Bien sûr que c'est une grosse entorse au Logiciel Libre. Mais d'un autre côté je ne vais pas demander à Papy qui a soixante-dix balais et qui discute avec ses petits-enfants par Skype depuis cinq ou six ans, je ne vais pas lui dire « non, mais mon gars, tu arrêtes maintenant, tu rentres sur IRC et viens on va chatter ». Ça ne fonctionne pas comme ça. Et même si lui désire le faire, je ne peux pas demander à toute sa famille de changer. Donc essayer de trouver des alternatives qui fonctionnent c'est mon boulot. C'est notre boulot, avec plaisir on le fait. Quand il n'y a pas d'alternative qui fonctionne et bien on prend quelque chose qui fonctionne. Le but du jeu c'est que ça marche. Le but du jeu c'est que la personne puisse utiliser son ordinateur, au maximum avec des logiciels libres, mais surtout, qu'elle ne soit pas dégoûtée du Libre ; qu'elle ne se retrouve pas dans un monde de geeks où si elle n'ouvre pas un terminal c'est un con. Voilà, c’est ça qu'on a envie d’abolir.

Journaliste : Et sur votre présence aux RMLL ? On l'a dit moins d'un an de développement, donc c'est une première un petit peu ?

Arnault : C'est non seulement ma première visite à une RMLL, moi je n'avais jamais participé à ce genre d’événement. Et donc on n'a pas de stand cette année, parce qu'on voulait voir. On voulait voir déjà ce que les gens pensaient de nous, on avait quelques contacts avec Parrain-Linux dont on est membre, plusieurs, etc, Montpel'libre aussi, avec les mecs de chez Tor aussi, puisque moi j'ai un réseau déclaré, je suis nœud déclaré Tor. Ces personnes-là nous ont accueillis avec grand plaisir, on leur a laissé des DVD, et tout, ils coopèrent avec nous, c'est très cool. L'année prochaine on aura un stand, bien sûr, avec la grosse banderole qui va bien et les jolis tee-shirts à vendre, etc. Mais là, je voulais quand même faire un petit clin d’œil à la communauté, parce que j'ai lancé une campagne de dons. Moi personnellement je suis sans emploi, on est tous bénévoles. J'ai lancé une campagne de dons et ils nous ont permis, notre communauté nous a permis de nous payer le voyage aller-retour, payer l'essence, le péage, et de boire un coup aux RMLL. Donc merci beaucoup à tous ceux qui ont donné, ça fait plaisir, ça fait du bien. Il faut le dire aussi, parce que mine de rien, on parlait de contribution tout à l'heure. Moi j’apprécie beaucoup les gens qui contribuent effectivement en m’envoyant un bout de code, en m’envoyant un script, en m'envoyant des retours de bugs, parce que ça aussi c'est très important, je ne peux pas tester sur toutes les machines. Et quand les gens n'ont pas la capacité ou n'ont pas les compétences techniques, pouvoir nous filer cinq euros c'est cool, parce que cinquante qui nous filent cinq euros, c'est la fête, ça y est on peut se balader, on peut faire parvenir l'information de HandyLinux à tout le monde. Nous on est contents.

Journaliste : Et qu'est-ce que HandyLinux attend de ces RMLL 2014 ?

Arnault : Rien du tout. Là je le dis franchement. On vient à la limite en touristes. On a deux ordi avec nous avec HandyLinux d'installé, on le montre aux gens. Moi j'ai des DVD gravés que j'offre aux gens. Le but c'est vraiment de voir comment ça se passe, d'avoir un petit retour simple et puis de rencontrer du geek humain. Parce qu'on a l'habitude de rencontrer du geek sous clavier, on le voit toujours derrière un écran et je crois que moi, au bout d'un an de développement, j'avais développé LiveArp avant, qui était une distribution beaucoup plus orientée vers les geeks et c'est vrai que je crois que moi aussi j'avais besoin de rencontrer de l’humain, de serrer la main du mec qui touche au clavier. J'en avais marre de n'avoir que des nicknames et des pseudos en face de moi. Je voulais avoir des vrais noms, des gens avec qui je puisse trinquer, boire un Ricard, boire une bière, ce n'est pas de la pub mais ça fait du bien. C'est aussi ça, l'aspect humain qui est pour nous très important dans la distribution, et que je voulais en réel quoi ! J'ai eu le plaisir de te rencontrer d'ailleurs. Ça s'est bien passé. Merci beaucoup.

Journaliste : Comment est-ce qu'on fait pour vous trouver sur le village des Rencontres ?

Arnault : Pour le village j'ai ouvert une ligne téléphonique, en fait, tout simplement. On a fait ça en simple, donc 07 61263002, ça c'est mon portable direct. Si vous appelez ce numéro vous tombez sur moi, sur Arpinux, sur Arnault. Du coup, comme nous on est de Montpellier, si vous me dites je suis à Montpellier à tel endroit, on viendra vous chercher, on connaît la ville par cœur, il n'y a pas de problème. Et donc avec plaisir. On boit un coup, on parle de HandyLinux ou de toute autre distribution libre avec plaisir. Il suffit d’appeler et on nous trouve.

Journaliste : Et pour nos auditeurs qui ne sont pas sur site, comment est-ce qu'on vous trouve ?

Arnault : Pour les auditeurs c'est sur le site d'Internet, http://handylinux.org, donc h, a, n, d, y, l, i, n, u, x, tout attaché, point org.

Journaliste :Merci beaucoup Arnault.

Arnault : Merci à toi de nous avoir invités. C'est gentil, super cool. Merci.

C’était Arnault qui nous présentait la distribution HandyLinux, en direct des 15èmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, à Montpellier.

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(19/02/2015 @ 17:51)

VidéoLan - Jean-Baptiste Kempf - Contribution CNNum  Voir?


Titre : Jean-Baptiste Kempf, président de VidéoLan - Contribution CNNum
Intervenants : Jean-Baptiste Kempf
Lieu : Strasbourg - Journée contributive CNNum
Date : Janvier 2015
Durée : 05 min 40
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Transcription

Présentateur : Jean-Baptiste Kempf de VLC.

Jean-Baptiste Kempf : Bonjour. Je m'appelle Jean-Baptiste Kempf, je suis président de l'association VideoLAN et je vais vous parler du projet VideoLAN, de VLC, et de notre position vis-à-vis de ces consultations.

VideoLAN, c'est un projet complètement délirant ; c'est un projet qui commence à l’École Centrale Paris il y a quinze ans, même bientôt vingt ans, parce que, en fait, l'école ne voulait pas racheter un réseau aux élèves et ils ne pouvaient pas jouer à Doom sur leur réseau Token Ring. Donc, ils se sont dit « eh bien on va acheter un nouveau réseau ». Mais il n'y avait pas de raison d’acheter un nouveau réseau, alors ils ont dit « eh bien on va prendre de la vidéo du satellite, qu'il y a sur les toits en bas de la photo que vous voyez, et on va donc détruire le réseau, comme ça il faudra nous en racheter un autre ». Et c'est exactement ce qui s'est passé, c'est comme ça qu'est né le projet VideoLAN, en 96, qui est un projet qui a marché en 98. Et en 98, ils ont décidé de recommencer tout à zéro pour en faire un logiciel complètement libre.

VideoLAN est donc un ensemble de projets libres, un peu comme Mozilla qui a Firefox, Thunderbird et d'autres, mais le plus connu c'est VLC, Vidéo Lan Client, qui était un petit logiciel qui permettait de lire tous types de vidéos, selon tous formats, que ce soient des fichiers, des vidéos en ligne, du streaming, mais aussi des CD, des DVD, dernièrement un petit peu les Blu-ray, et plein d'autres formats. Et surtout, ça marchait tout seul, directement, il n'y avait jamais de trucs à installer en plus et donc ça a été très vite populaire. Et puis VLC, c'est intégralement libre et ça marche partout. Quand je dis partout c'est Windows, Mac, Linux mais aussi OS/2 ou des FreeBSD et dernièrement Android ou iOS.

C'est important de parler de VLC, ici, parce que VLC c'est un nombre important de téléchargements, on parle de un million de téléchargements par jour et ça c'est juste sur nos serveurs. Depuis qu'on compte sur nos serveurs, on a vu plus de deux milliards de téléchargements de VLC. Tout ce qu'on fait est libre. On parle de, à peu près, dix à quinze millions de lignes de code, en fonction des versions de VLC et c'est un logiciel français. J’essaie de le rappeler parce que c'est le logiciel français le plus utilisé au monde en nombre d'utilisateurs ; c'est probablement celui qui est le moins rentable au monde en nombre d'utilisateurs, mais ce n'est pas le but. L'important c'est que tout ce qu'on fait c'est fait par des gens qui sont bénévoles, qui font ça sur leur temps libre, pour la gloire, pour améliorer le quotidien des gens, et les gens qui ont besoin de VLC.

VLC, c'est utilisé partout. J'espère que la plupart d'entre vous l’utilise, mais c'est utilisé dans la plupart, maintenant, des rédactions, à la télé, quasiment tout le monde utilise VLC parce que c'est devenu la référence audiovisuelle.

On a quelques petits points qu'on aimerait bien rappeler, en fait, pendant cette consultation, notamment quatre grandes suggestions.

La première, c'est sur les brevets logiciels. VideoLAN, on se fait attaquer toutes les semaines, en permanence par des boîtes françaises, par des boîtes européennes, qui essaient de dire qu'on viole des brevets, brevets qui sont juste des brevets complètement logiciels et qui nous expliquent que, parce que l'Office européen des brevets a enregistré leur brevet, leur brevet est valide. Ce n'est pas du tout le cas, et évidemment, la loi est parfois assez peu claire là-dessus et n'est pas assez appuyée par le gouvernement.

La seconde partie, ce sont les DRM. On a eu donc une loi DADVSI, en 2005, qui a été vraiment pas très claire et ensuite qui a abouti à l'Agence de régulation des mesures techniques de protection, qui ne savait pas, en fait, ce qu'elle faisait non plus, et qui a ensuite été mergée dans HADOPI. On a essayé, en fait, nous, d'avoir des réponses juridiques sur HADOPI, on s'est fait balader pendant deux ans et on s'est d’ailleurs fait limite insulter par monsieur Toubon, qu'on a vu tout à l'heure, et qui ne nous ont pas donné de réponse. Donc on aimerait bien, et on pense très important dans le cadre de la loyauté dans l'informatique, parce que les DRM c'est l'informatique déloyale, qu'il y ait, en fait, une vraie prise de position pour clarifier la loi sur les DRM en France.

Ensuite, on pense qu'il est important de travailler sur le registre général d’interopérabilité et cela ça veut dire, aussi, pour les formats vidéos, pas juste sur les formats de fichiers bureautiques, pas seulement sur les formats d'images, et il faut que ça s'applique à tous les secteurs en France et y compris pour le CSA. Le CSA, qui donc définit des règles de diffusion de la télé, mais qui empêche les gens d'implémenter ces standards correctement, notamment sous la pression d'industriels comme Dolby, qui, à son habitude matraque et lobbie contre cette interopérabilité.

Enfin, et ça sera mon dernier point, on pense qu'il faut une vraie politique de soutien au Logiciel Libre. En France, il y a beaucoup de gens qui font du Logiciel Libre. VideoLAN, qui est donc un des logiciels les plus utilisés et les plus connus est français, mais énormément de projects leaders de Debian sont français pour ces raisons : on a une vraie culture, on a une vraie informatique et on a des vrais bons mathématiciens, il faut le dire.

Merci

Applaudissements

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(19/02/2015 @ 11:54)

L'hégémonie de Google - Quelle liberté, hors des géants du secteur ? Pierre-Yves Gosset à l'émission 64 minutes Grand Angle de novembre 2014  Voir?


Titre : L'hégémonie de Google - Quelle liberté, hors des géants du secteur ?
Intervenants : Pierre-Yves Gosset - Journaliste
Lieu : TV5 Monde - 64 minutes Grand Angle
Date : Novembre 2014
Durée : 11 min 22
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Transcription

Journaliste : Alors pour évoquer ce phénomène Google, Pierre-Yves Gosset est avec nous. Bonsoir.

Pierre-Yves Gosset : Bonsoir.

Journaliste : Pierre-Yves Gosset, vous êtes délégué général de Framasoft, c'est une association, un réseau, je cite votre site internet, dédié à la promotion du Libre en général et du Logiciel Libre en particulier. C’est-à-dire ? C'est quoi votre boulot au quotidien ?

Pierre-Yves Gosset : Notre boulot au quotidien, c'est d'expliquer aux gens ce qu'est le Logiciel Libre. C'est-à-dire des logiciels, le plus souvent développés par des communautés ou des entreprises, mais dont le code source, c'est-à-dire la recette de cuisine du logiciel est accessible à tous et peut être partagée. Et la culture libre, le meilleur exemple qu'on puisse avoir et qu'on peut citer aujourd'hui c'est Wikipédia, c'est-à-dire une encyclopédie…

Journaliste : … participative

Pierre-Yves Gosset : … participative, rédigée par des utilisateurs qui souhaitent partager leurs connaissances.

Journaliste : Et vous-même avant de parler des sommes d'argent énormes manipulées par Google, vous êtes financés comment ?

Pierre-Yves Gosset : Alors nous, notre association est financée exclusivement, quasi exclusivement par les dons, c'est-à-dire que ce sont des dons des particuliers, ce qui nous permet d’être totalement autofinancés et surtout d’être indépendants et de pouvoir du coup mener nos actions y compris celles face à des géants.

Journaliste : Justement, revenons à ces géants. Vous dites les services en ligne de ces géants tentaculaires comme Google, alors vous les appelez le GAFAM puisque c'est Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft, vous dites ils mettent en danger nos vies numériques. Ils sont aussi puissants que ça ?

Pierre-Yves Gosset : Oui. Aujourd'hui ce sont clairement des entreprises qui sont quasiment aussi puissantes que des États.

Journalistenbsp;: En quoi ils mettent en danger nos vies numériques ?

Pierre-Yves Gosset : Tout simplement parce qu'ils sont devenus des points centraux. Il devient aujourd'hui complètement impossible, lorsqu'on allume un ordinateur, lorsqu'on allume un téléphone, d'échapper à Google, Apple, Amazon, Facebook et autres. Et donc la question que nous on soulève...

Journaliste : On voit le village français qui résiste.

Pierre-Yves Gosset : Voilà. La question que nous on pose c'est comment on peut résister aujourd'hui à ces entreprises qui sont omniprésentes sur Internet. Elles ont évidemment le droit d’être là, mais quelles alternatives on peut proposer, en face, à ces entreprises qui aujourd'hui brassent des milliards, des centaines de milliards de dollars, puisque Google ou Apple sont aujourd'hui les plus grosses capitalisations boursières mondiales.

Journaliste : Je crois que Google c'est, j'ai vu en préparant l'émission, trois milliards de clics chaque jour, vingt milliards de sites visités chaque jour grâce à Google et un chiffre d'affaires, alors je ne parle pas de la valorisation boursière, mais un chiffre d’affaires de plus de cinquante milliards de dollars par an.

Pierre-Yves Gosset : Basé quasi exclusivement sur la vente de publicités et sur la revente de données à d'autres entreprises.

Journaliste : Le chiffre de 90 %, je crois que même en France c'est 95 % des internautes français qui passent par Google.

Pierre-Yves Gosset : Par Google, effectivement. Il faut dire que le service est extrêmement efficace.

Journaliste : Oui, c'est très efficace.

Pierre-Yves Gossetnbsp;: Donc forcément, les gens ne se posent plus la question de savoir quelles sont les alternatives et surtout de qui tient les manettes de Google. On a l'impression que Google propose des résultats qui sont neutres, mais ce n'est pas forcement le cas. C'est-à-dire que pour apparaître en première page de Google il y a un algorithme où il faut passer par de la publicité et ça, ça pose un vrai problème.

Journaliste : Un algorithme ? C'est l'ordinateur qui calcule en permanence.

Pierre-Yves Gosset : Voilà. Quand on tape un mot-clef, chaussures sur Internet, qu'est-ce qui apparaît au départ ? Et forcément ces sites-là sont favorisés par rapport à ceux qui vont apparaître en deuxième ou en troisième page.

Journaliste : Alors qui tient les ficelles ? Qui tient les ficelles de Google ? Est-ce ce qu’il faut voir ça comme un big brother qui va contrôler le monde ou bien ce n'est pas aussi dramatique que ça ?

Pierre-Yves Gosset : Aujourd’hui, les dirigeants de Google viennent du milieu universitaire et scientifique, ce qui donne une forme de caution à Google. Il ne s'agit pas du tout de dire que Google est le mal incarné. Google est une entreprise capitaliste, comme les autres, qui vend un produit, c’est-à-dire la publicité, en proposant un service que ça soit le moteur de recherche ou d'autres services.

Journaliste : Il y a beaucoup d'autres services.

Pierre-Yves Gosset : Voilà. Le problème aujourd’hui, c'est que quand on dit que Google est devenu tentaculaire, c'est qu'il faut savoir que par exemple Youtube est aujourd’hui le principal média mondial, ce n'est plus la télévision aujourd’hui…

Journaliste : …appartient à Google.

Pierre-Yves Gosset : Oui voilà, appartient complètement à Google.

Journaliste : Et puis il y a Google aussi dans les boites mails, Gmail qui a pris en quelques années une importance énorme.

Pierre-Yves Gosset : Gmail représente à peu près 700 millions de comptes mails, 700 millions d'utilisateurs de Gmail et évidemment ces entreprises étant soumises au ''Patriot Act''…

Journaliste : Alors, ''Patriot Act'' il faut rappeler ce que c'est, c'est une loi qui est entrée en vigueur après le 11 septembre et qui est une manière, en fait, pour les services entre guillemets américains de pouvoir contrôler directement ce qui se passe sur Internet.

Pierre-Yves Gosset : Exactement, ça veut dire que si les services gouvernementaux américains décident d’accéder à votre boîte mail qui est sur Gmail, ils peuvent le faire sans demander, non seulement votre avis, mais sans demander vraiment l'avis de Google ; c'est-à-dire qu'il y a une injonction qui est faite et Google doit fournir les données.

Journaliste : Donc il en va, si on vous écoute bien, et puis on a suivi l'affaire Snowden, par exemple ses révélations, il en va quelque part de la démocratie sur Internet et même de la démocratie tout court. C'est une question politique, finalement.

Pierre-Yves Gosset : Oui. Tout à fait. C'est pour ça que nous on dit que ça déborde du cadre des questions purement technologiques ; si c’était uniquement une question technologique ce ne serait pas trop gênant. Mais aujourd'hui, quand Google fait des Google Glass, des lunettes Google, des Google Cars, etc., et aujourd’hui pionnier sur l’intelligence artificielle, on voit bien que ces entreprises touchent finalement, nos vies étant de plus en plus numériques, le téléphone, la télévision, la lecture maintenant avec les e-books.

Journaliste : On a même vu Google se lancer dans les nanotechnologies, dans le domaine de la santé.

Pierre-Yves Gosset : Dans le domaine de la santé, effectivement, et on ne sait pas trop où souhaite s’arrêter Google, et nous, ça nous interroge parce que, forcément, on se dit que si on laisse faire cette entreprise, d'ici cinq ans, dix ans, ils auront une emprise totale sur nos vies numériques sans qu'on puisse revenir et proposer des alternatives.

Journaliste : On les a cités tout à l'heure Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, Google. Ce sont toutes des entreprises américaines. Pourquoi il n'y pas d'entreprises européennes ou françaises qui pourraient concurrencer ces entreprises américaines, chacune dans leur domaine ?

Pierre-Yves Gosset : Alors sur la création des entreprises, c'est probablement parce qu'il y a une facilité plus grande aux États-Unis à se lancer et historiquement, une facilité à obtenir du capital pour lancer des entreprises. Ce sont des entreprises extrêmement récentes. Si on parle de Facebook, ça a à peine une dizaine d'années, Google c’est 98, donc ce sont des entreprises très récentes, mais aujourd'hui il est difficile, voire à notre avis inenvisageable, de dire qu'on va construire un concurrent de Google en Europe.

Journaliste : Est-ce que vous êtes écoutés par exemple par les pouvoirs publics en France ? Est-ce que vous rencontrez le gouvernement français pour envisager une riposte sinon française peut-être même européenne ?

Pierre-Yves Gosset : Le gouvernement français est sensible et préoccupé parce que, forcément, il y a des questions économiques y compris d’espionnage industriel derrière. L’Europe aussi se pose des questions. Mais nous qui venons du milieu du logiciel libre, on a toujours un petit peu de mal à se faire entendre parce qu'on a une image de logiciels faits maison, etc, alors que ce n'est pas du tout le cas aujourd’hui c'est le logiciel libre qui fait tourner Internet.

Journaliste : Donnez-nous quelques exemples de logiciels libres. C'est quoi un logiciel libre ?

Pierre-Yves Gosset : Un logiciel libre, c'est un logiciel dont le code source est accessible. C'est-à-dire que la recette de cuisine du logiciel est disponible pour tous et on a le droit, en plus, de le partager, d'étudier cette recette de cuisine et de la partager avec d'autres de façon à ce qu'ils l'améliorent et on crée ainsi un cercle vertueux. Donc, des exemples de logiciel libres les plus connus, on va citer Firefox qui est un navigateur Web, qui est développé par un communauté sous l'égide d'une fondation ; on peut citer OpenOffice qui est une suite bureautique libre, dont aujourd’hui la suite est prise par un logiciel qui s'appelle LibreOffice ; on peut citer Linux qui est un système d'exploitation.

Journaliste : Que ce soit Linux ou Firefox ou OpenOffice finalement on finit toujours par repasser par Google en fait ?

Pierre-Yves Gosset : Oui, il y a toujours, ça n’empêche pas effectivement que lorsqu’on, si on veut trouver OpenOffice on peut utiliser Google pour dire je voudrais chercher LibreOffice ou OpenOffice sur Google, pour aller sur le site, mais il y a d'autres moteurs de recherche qui existent et on peut utiliser ces moteurs-là et surtout on peut aller directement sur le site de LibreOffice, par exemple pour télécharger une suite bureautique.

Journaliste : On parlait du gouvernement français. Il y a aussi la Commission européenne qui essaye de contrer, ça fait quatre ans je crois, qu'elle est en négociations, en discussions pour contrer cet espèce de monopole de Google. Qu'est-ce vous attendez de la Commission européenne, la nouvelle Commission européenne qui vient de s'installer à Bruxelles ?

Pierre-Yves Gosset : A priori, la proposition qui est faite aujourd'hui, si on a bien suivi, c'est d'imposer à Google, qui est effectivement soupçonné d'abus de position dominante, de proposer et d'imposer à Google d’afficher des alternatives au sein de son moteur de recherche, c'est-à-dire, si je reprends l'exemple de tout à l'heure lorsqu'on va chercher chaussures sur Internet, c'est de montrer d'autres résultats provenant d'autres moteurs de recherche. Nous, ça nous paraît être un pansement sur une jambe de bois, dans le sens où ça ne donne pas plus de liberté à l'utilisateur et ça lui indique juste ce qu’auraient répondu d'autres moteurs de recherches.

Journaliste : On voit même qu'en Allemagne, par exemple, le ministre allemand de l'économie, Sigmar Gabriel, demande lui le démantèlement de Google. Est-ce que c'est quelque chose qui vous semble réaliste aujourd'hui ou c'est simplement un effet d'annonce ?

Pierre-Yves Gosset : C'est un effet d'annonce, parce que ça m'étonnerait que le gouvernement allemand puisse faire quoi que soit. Je rappelle que, justement, Angela Merkel avait été mise sur écoute, ce qu'a prouvé l'affaire Snowden. On imagine assez difficilement le gouvernement américain accepter une demande du gouvernement allemand.

Journaliste : Alors comment faire pour, comment dirais-je, faire connaître, vous êtes ici ce soir, mais pour faire connaître ces logiciels libres ? Vous dites aussi il y a des choses à faire à l'école, dans le domaine de l’éducation, dans les universités, dans les entreprises. C'est là que ça va aussi se passer ce bras de fer relatif entre les grands groupes américains ?

Pierre-Yves Gosset : Tout à fait parce que nous sommes une association qui est issue du milieu de l’éducation populaire. Donc l'éducation populaire c'est aussi se prendre en main et que chacun doit être acteur de l’éducation d'autres personnes et qu'on va ainsi créer, là aussi, un cercle vertueux. Et ça nous paraît aujourd'hui relativement évident, que si on veut qu'il y ait des alternatives à Google qui se montent elles doivent se monter non plus du haut vers le bas, mais du bas vers le haut, c'est à-dire que les citoyens doivent être acteurs de l'informatique de demain.

Journaliste : On a vu, vous avez dû voir le peu de réactions des pouvoirs publics en France. Comment éviter que des gens comme vous qui réfléchissez à l'avenir d'Internet restent en France et justement ne soient pas aspirés, captés, par les américains et peut-être aillent travailler pour les américains en Californie ?

Pierre-Yves Gosset : C'est l'avantage du Logiciel Libre, il n'est pas rachetable. Une fois que la recette de cuisine est publiée sur Internet, la recette de cuisine du logiciel appartient à tout le monde. On fait d'Internet un petit peu ce qu'il doit être et ce qu'il devrait rester, c'est-à-dire un bien commun et qui n’appartient finalement à personne et à tout le monde. Du coup, pour nous c'est la force du Logiciel Libre de pouvoir proposer ça.

Journaliste : Merci Pierre-Yves Gosset, merci d’être venu sur le plateau du 64 minutes.

Pierre-Yves Gosset : Merci.

Journaliste : Merci beaucoup.

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(18/02/2015 @ 13:37)

Revue de presse de l'April pour la semaine 7 de l'année 2015  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 7

[L'OBS] «Surveiller, tout en se cachant, est la forme la plus haute du pouvoir»

Par Claire Richard, le dimanche 15 février 2015. Extrait:
> Frank Pasquale, professeur à l’Université du Maryland, vient de publier «The Black box society». Il décrit comment les algorithmes, protégés par le secret commercial, créent de nouveaux rapports de pouvoir.
Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/15/surveiller-les-autres-tout-cachant-est-forme-plus-haute-pouvoir-257575

Et aussi:
[Le Monde.fr] Un élément-clé du cryptage des e-mails sauvé par des donations
[usine-digitale.fr] Le logiciel libre ne paie pas, ou comment Werner Koch a failli faire faillite

[La Presse] Contrats informatiques du gouvernement: l'ombre du crime organisé plane

Par Patrice Bergeron, le vendredi 13 février 2015. Extrait:
> Le crime organisé pourrait très bien être impliqué dans l'attribution des contrats informatiques au gouvernement, soupçonne un collectif de 16 organismes regroupant notamment des syndicats, qui dénonce le gaspillage dans les projets informatiques gérés par l'État.
Lien vers l'article original: http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201502/13/01-4843943-contrats-informatiques-du-gouvernement-lombre-du-crime-organise-plane.php

Et aussi:
[Le Journal de Québec] Péquistes et caquistes veulent embaucher davantage d’informaticiens à meilleur salaire
[Le Journal de Montréal] Monsieur Libre est en colère

[usine-digitale.fr] L'open source, un travail d'amélioration continue et communautaire qui séduit les industriels

Par Morgane Remy, le mercredi 11 février 2015. Extrait:
> L’open source fait des petits. Né dans le logiciel, avec du code source "ouvert" et accessible à tous si l’auteur n’oppose aucune restriction, le concept "open" touche désormais le hardware. Il permet désormais à des communauté de "makers" de fabriquer des objets dont les conceptions sont ouvertes et de les améliorer. Un bon moyen pour une start-up de se lancer dans un projet, à moindre coût. D'abord réticentes, les grandes entreprises se mettent à leur tour à regarder avec intérêt ces nouvelles pratiques; Y compris dans des secteurs longtemps réticents, comme l’automobile.
Lien vers l'article original: http://www.usine-digitale.fr/editorial/l-open-source-un-travail-d-amelioration-continue-et-communautaire-qui-seduit-les-industriels.N307172

Et aussi:
[usine-digitale.fr] Le logiciel libre, un tremplin pour les start-up du web
[usine-digitale.fr] Une prothèse de main qui cherche un coup de pouce, le pari open source d'InMoov
[Mediapart] Toyota propose une "Open Source Car" à l’hydrogène
[ouest-france.fr] Jules, l'ordi nantais qui boude Apple et Microsoft

[Next INpact] De plus en plus d'acteurs en faveur d'une réforme du droit d'auteur

Par Marc Rees, le mercredi 11 février 2015. Extrait:
> Le récent projet de rapport de Julia Reda, eurodéputée du Parti Pirate, n’a pas reçu qu’une pluie d’orties des ayants droit et du ministère de la Culture. Il a été aussi très favorablement accueilli par des acteurs d’horizons très divers.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/93039-de-plus-en-plus-dacteurs-en-faveur-dune-reforme-droit-dauteur.htm

Et aussi:
[L'OBS] Neutralité du net: une victoire cruciale aux Etats-Unis

[Silicon.fr] Android: Microsoft et Samsung mettent fin à leur dispute

Par David Feugey, le mardi 10 février 2015. Extrait:
> Un accord confidentiel a été signé entre Microsoft et Samsung au sujet d’Android. Encore une fois, Microsoft a évité la case justice.
Lien vers l'article original: http://www.silicon.fr/brevets-android-microsoft-samsung-fin-dispute-secret-107970.html

[EducPros] Les fablabs ou la pédagogie de la bidouille

Par Céline Authemayou, le lundi 9 février 2015. Extrait:
> Les fablabs – pour "ateliers de fabrication" – se multiplient sur tout le territoire français. L’enseignement supérieur n’échappe pas au phénomène: universités et écoles créent leur propre structure. Plus que de simples ateliers de bidouille réservés aux fous de technologies numériques, ces lieux permettent aux établissements de décloisonner leurs enseignements tout en valorisant l’apprentissage par l’action.
Lien vers l'article original: http://www.letudiant.fr/educpros/enquetes/fablabs-la-pedagogie-de-la-bidouille.html

[ZDNet France] Villes internet et déserts numériques, la fracture s'agrandit-elle?

Par Frédéric Charles, le dimanche 8 février 2015. Extrait:
> Les labels 2015 $abstractquot;territoires, villes et villages internet$abstractquot; sont arrivés, les Départements réclament leur label. La folie du label contamine t-elle la république numérique?
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/villes-internet-et-deserts-numeriques-la-fracture-s-agrandit-elle-39814346.htm

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(16/02/2015 @ 18:17)

LibrePlanet 2015 les 21 et 22 mars 2015  Voir?

21 Mars 2015 - 00:00
22 Mars 2015 - 00:00

LibrePlanet est la conférence annuelle de la Free Software Foundation (Fondation pour le Logiciel Libre). L'édition 2015 aura lieu au MIT (Massachusetts Institute of Technology) à Cambridge (États-Unis) les 21 et 22 mars 2015.

photo de Marianne Corvellecphoto de Jonathan Le LousMarianne Corvellec et Jonathan Le Lous, membres du conseil d'administration de l'April, seront présents et donneront une conférence sur le thème "TAFTA, CETA, TISA: traps and threats to Free Software Everywhere

Toutes les informations pratiques et le programme sont disponibles sur le site du LibrePlanet 2015.

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(12/02/2015 @ 14:47)

Un nouveau président, une équipe dirigeante renforcée et toujours le même enthousiasme à l'April  Voir?

Paris le 11 février 2015. Communiqué de presse.

Avec la publication de son rapport d'activités 2014, l'April a le plaisir de vous annoncer l'élection de son nouveau conseil d'administration. Ce conseil sera présidé cette année par Jean-Christophe Becquet.

« Après trois ans comme président d'une association devenue incontournable pour la protection de la liberté des citoyens, j'ai le plaisir de passer la main à Jean-Christophe qui saura mener l'April encore plus loin dans son combat pour le logiciel libre et pour la défense des libertés. », indique Lionel Allorge, le président sortant de l'association.

Domicilié à Digne-les-Bains, Jean-Christophe Becquet exerce une activité de formateur et conseil en informatique libre. Administrateur de l'April depuis 2007, puis vice-président, Jean-Christophe s'implique dans les communautés du logiciel libre depuis 1997. Il a notamment travaillé sur les liens entre logiciel libre et éducation populaire. Il est également l'initiateur de l'Expolibre, une exposition consacrée au logiciel libre publiée sous licence Creative Commons BY-SA.

« Je me réjouis d'être le nouveau président de l'April, association qui doit sa légitimité au travail de ses permanents et à l'engagement de ses membres. Je souhaite poursuivre notre action en direction du monde institutionnel, de la sphère économique, des réseaux associatifs, des acteurs de l'éducation et de la formation, ainsi que du grand public ; promouvoir et défendre le logiciel libre est plus que jamais indispensable dans un monde où l'informatique est omniprésente » a déclaré Jean-Christophe Becquet. Il a ajouté « 2015 nous réserve de multiples défis : des rendez-vous électoraux, des débats autour de la réforme du droit d'auteur, une consultation du ministère de l'éducation nationale avec les décisions qui en découleront, pour n'en citer que quelques uns ».

Au-delà du changement de président, le renouvellement de l'équipe dirigeante de l'association s'illustre par l'arrivée au sein du conseil d'administration de Véronique Bonnet, professeur de philosophie et de Marianne Corvellec, développeuse de logiciels scientifiques. Véronique réside à Paris et Marianne à Montréal.

« Très heureuse de rejoindre le CA de l'April, j'ai pour projet, par le biais de tribunes et de conférences, de mettre les outils de la philosophie au service des enjeux de l'informatique libre qui me paraît héritière de la philosophie des Lumières, parce qu'elle défend l'accès à un espace commun et constitue des moyens pour éviter la confiscation du savoir par les pouvoirs » a déclaré Véronique Bonnet.

« Je mettrai mon enthousiasme et mon expérience au service de l'April. En effet, les combats que nous menons, la participation à des événements sur d'autres continents nécessitent des compétences notamment en direction de l'international. » a ajouté Marianne Corvellec.

En 2014, l'activité de l'April en faveur de l'informatique libre a été intense comme l'illustre notre rapport d'activités. D'un point de vue institutionnel, l'April a été active sur ses sujets phares (DRM, brevets logiciels, interopérabilité, TAFTA…). Notons également la campagne pour les formats ouverts dans l'Éducation nationale ; la campagne du Pacte du Logiciel Libre menée en collaboration avec des activistes de toute l'Europe, à l'occasion des élections européennes ; la réimpression de notre Guide Libre Association. Notre activité de sensibilisation au logiciel libre porte résolument vers le grand public, avec la présence de l'association à de nombreux événements. La promotion du logiciel libre doit aussi beaucoup au travail des différents groupes thématiques de l'April, comme Éducation, Transcriptions, Libre association, Sensibilisation, Traductions etc.

« Le logiciel libre constitue une brique essentielle et indispensable dans le combat pour les libertés. Plus que jamais, en cette nouvelle année, l'April sera en première ligne pour promouvoir et défendre le Logiciel Libre » conclut Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Jean-Christophe Becquet, président, jcbecquet@april.org+33 6 25 86 07 92
Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31

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(11/02/2015 @ 14:48)

Appel à conférences pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Beauvais, juillet 2015)  Voir?

L'appel à conférences pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Beauvais, juillet 2015) est ouvert jusqu'au 31 mars 2015.

Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) sont un cycle de conférences, d’ateliers et de tables rondes autour du Libre et de ses usages, dans une ambiance conviviale et non commerciale.

Les thèmes principaux pour cette édition sont :

  • Société
  • Entreprises et administrations
  • Sécurité
  • Développement logiciel et systèmes d’information
  • Infrastructure
  • Art, culture, media
  • Santé
  • Sciences et formation
  • Matériel libre, hacking, making

Les RMLL ont lieu chaque année en juillet dans une ville différente. Ce sont plusieurs centaines de conférences et des milliers de participants (individuels, associations...).

La prochaine édition aura lieu du 4 au 10 juillet 2015 à Beauvais, près de Paris, organisée conjointement par l’association Oisux et la communauté des bénévoles des RMLL. L'April est un partenaire historique des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre.

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(10/02/2015 @ 11:47)

Revue de presse de l'April pour la semaine 6 de l'année 2015  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 6

[L'OBS] La censure d'internet en France commence aujourd'hui

Par Boris Manenti, le vendredi 6 février 2015. Extrait:
> Le gouvernement a adopté un décret prévoyant de bloquer les sites djihadistes et pédopornographiques, sans passer par la case justice.
Lien vers l'article original: http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-charlie-hebdo-et-maintenant/20150206.OBS1866/la-censure-d-internet-en-france-commence-aujourd-hui.html

Et aussi:
[Next INpact] Décret sur le blocage administratif des sites: l'avis critique de l'ARCEP
[Numerama] Le décret sur le blocage des sites sans juge est publié

[01net.] Le chiffrement open source GnuPG, sauvé in extremis par les dons des internautes

Par Gilbert Kallenborn, le vendredi 6 février 2015. Extrait:
> Tenue à bout de bras par un seul développeur, cette technologie essentielle pour la protection des communications sur Internet risquait de tomber aux oubliettes.
Lien vers l'article original: http://www.01net.com/editorial/644468/le-chiffrement-open-source-gnupg-sauve-in-extremis-par-les-dons-des-internautes

Et aussi:
[LaTeleLibre.fr] La NSA fait Beugler la Terre entière
[Article XI] Big Data is algorithming you

[GinjFo] Windows 10 gratuit, Linux en danger?

Par Jérôme Gianoli, le mercredi 4 février 2015. Extrait:
> L’annonce de Microsoft d’offrir Windows 10 peut-elle mettre en danger les distributions Linux pour PC?
Lien vers l'article original: http://www.ginjfo.com/actualites/logiciels/windows-10-gratuit-linux-en-danger-20150203

[La Tribune] L’Agence du numérique, mini budget, ambition extra large

Par Delphine Cuny, le mercredi 4 février 2015. Extrait:
> Cette nouvelle agence, dont le décret de création vient d'être publié, regroupera la mission Très haut débit, la délégation aux usages de l’Internet et la mission French Tech de soutien aux startups. Un assemblage disparate et un budget réduit au service d’une vision inclusive et très large du «numérique pour tous.»
Lien vers l'article original: http://www.latribune.fr/technos-medias/20150204triba4f3e7151/l-agence-du-numerique-mini-budget-ambition-extra-large.html

Et aussi:
[Next INpact] L'Agence française du numérique officiellement créée
[Le Monde.fr] Une loi pour créer une «république numérique»
[Next INpact] La concertation du CNNum s'achève, ses propositions prévues pour le mois de mars

[Le Point] Tristan Nitot: "Si on renonce à nos libertés, les terroristes ont gagné"

Par la rédaction, le mardi 3 février 2015. Extrait:
> Le patron de Mozilla en Europe va quitter son poste à la mi-février. Tristan Nitot, qui avait fondé la branche européenne de l'éditeur du navigateur libre Firefox avant d'en devenir un cadre mondial, souhaite se consacrer à l'écriture d'un livre sur la surveillance de masse dont sont victimes les citoyens, notamment en France. "Aujourd'hui, il y a une certaine résignation de la part des citoyens, qui pensent qu'ils ne peuvent rien faire, mais c'est faux, on peut commencer à faire quelque chose", nous a-t-il confié mardi matin par téléphone.
Lien vers l'article original: http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/tristan-nitot-quitte-mozilla-et-denonce-le-flicage-des-citoyens-03-02-2015-1901955_506.php

Et aussi:
[Next INpact] Tristan Nitot quitte son poste chez Mozilla

[Numerama] Droits d'auteur sur un logiciel: l'entreprise n'est jamais l'auteur

Par Guillaume Champeau, le mardi 3 février 2015. Extrait:
> Dans un arrêt du 15 janvier 2015, la Cour de cassation a marqué le principe selon lequel un auteur d'un logiciel ne peut pas être une personne morale, mais nécessairement une ou plusieurs personnes physiques. L'entreprise n'est que propriétaire du logiciel et investie des droits.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/32102-droits-d-auteur-sur-un-logiciel-l-entreprise-n-est-jamais-l-auteur.html

[ZDNet France] Dataporn, Snowden et autres autocollants: un projet d'"album Panini" pour libristes

Par Thierry Noisette, le samedi 31 janvier 2015. Extrait:
> Les geeks libristes sont nombreux à décorer leurs ordis et leur environnement de stickers militants ou clin d'oeil. L'association Lorraine Data Network (LDN) lance un projet d'album pour les collectionner.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/dataporn-snowden-et-autres-autocollants-un-projet-d-album-panini-pour-libristes-39813952.htm

[l'Humanité.fr] Logiciel libre et ESS, une économie à l’intention de tous

Par Pierric Marissal, le mardi 3 février 2015. Extrait:
> Le logiciel libre propose des outils de travail en adéquation avec les valeurs et convictions de l’économie sociale et solidaire.
Mais les deux mouvements ont encore beaucoup à s’apporter et à apprendre l’un de l’autre.
Lien vers l'article original: http://www.humanite.fr/logiciel-libre-et-ess-une-economie-lintention-de-tous-564379

Et aussi:
[l'Humanité.fr] «Des alternatives aux outils privés existent»
[l'Humanité.fr] Magnetic, l’informatique en un clic éthique
[l'Humanité.fr] Du logiciel libre au bien commun
[l'Humanité.fr] Lexique: les amis et faux amis du logiciel libre
[l'Humanité.fr] Quand le droit d’auteur résiste au bien commun

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(09/02/2015 @ 17:46)

Dernière mise à jour : 06/03/2015 @ 02:17


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