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Exemples de RSS - April
Revue de presse de l'April pour la semaine 51 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 51

[L'OBS] Start-up: ces "barbares" qui veulent débloquer la France

Par Sophie Fay, Dominique Nora, Nicole Pénicaut, Donald Hébert, le samedi 20 décembre 2014. Extrait:
> Ils ont entre 30 et 45 ans. Ils se surnomment eux-mêmes les "barbares". Avec internet, les réseaux sociaux et l'industrie du logiciel, ils bousculent le système...
Lien vers l'article original: http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20141219.OBS8339/start-up-ces-barbares-qui-veulent-debloquer-la-france.html

[Next INpact] Ne laissons pas Internet devenir une «zone de non-droit»

Par Yoann Spicher, le samedi 20 décembre 2014. Extrait:
> Alors que, par essence, Internet pourrait être le lieu privilégié et concret de l'application réelle de nos droits fondamentaux, nous assistons peu à peu à leur émiettement et à l'apparition de la «zone de non-droit». Ironiquement, alors que cette menace était agitée par une puissance publique prétendant défendre l'intérêt général pour justifier ses tentatives de reprise de contrôle sur un outil lui échappant, c'est finalement sous la forme d'un recul de la capacité des citoyens à faire valoir leurs droits face à l'exercice arbitraire du pouvoir qu'elle se réalise.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91498-tribune-ne-laissons-pas-internet-devenir-zone-non-droit.htm

Et aussi:
[L'OBS] La fin de La Quadrature du Net serait un drame
[Next INpact] Le gouvernement promet une Agence du numérique pour début 2015

[Mediapart] Profil de libriste

Par André Ani, le vendredi 19 décembre 2014. Extrait:
> Bonjour, c’est Pierre, co-fondateur de IndieHosters. Avec Michiel de Jong, nous avons créé indieHosters il y a 2 mois pour aider les logiciels libres dans le nuages à toucher le grand public.
Lien vers l'article original: http://blogs.mediapart.fr/blog/andre-ani/191214/profil-de-libriste

[l'Humanité.fr] Piratage de Sony: la leçon d’un vrai pro

Par Benoit Delrue, le vendredi 19 décembre 2014. Extrait:
> L’échange ce matin sur RTL, entre Yves Calvi et le professionnel Benjamin Bayart, éclaire d’un jour nouveau la cyber-attaque de Sony Pictures. Loin des approches belliqueuses et des chagrins de stars, l’affaire révèle un danger pour nos données.
Lien vers l'article original: http://www.humanite.fr/piratage-de-sony-la-lecon-dun-vrai-pro-560837

[Next INpact] TISA, l'accord qui menace données personnelles, neutralité du net et exception culturelle

Par Marc Rees, le jeudi 18 décembre 2014. Extrait:
> Pourrait-on imaginer un jour Pascal Rogard manifester coude à coude avec la CNIL et les membres de la Quadrature du Net? Ce miracle pourrait avoir lieu au regard des positions américaines exprimées dans le cadre d'un accord de libre-échange nommé «Accord sur le Commerce des Services» (ACS) ou en anglais «Trade in Service Agreement» (TISA)
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91465-tisa-l-accord-qui-menace-donnees-personnelles-neutralite-net-et-exception-culturelle.htm

Et aussi:
[LeMonde.fr] Comment la France a laissé la voie libre aux tribunaux privés internationaux

[01net.] Procès DRM d'iTunes: Apple est déclaré non coupable

Par C.B., le mercredi 17 décembre 2014. Extrait:
> Le juge d'Oakland a estimé que la firme à la pomme n'a pas employé de techniques anticoncurrentielles pour vendre ses iPod et de la musique en ligne.
Lien vers l'article original: http://www.01net.com/editorial/637501/proces-des-drm-ditunes-apple-est-declare-non-coupable

Et aussi:
[Next INpact] iTunes et les DRM: Apple n'est pas coupable d'abus de position dominante

[ZDNet France] La Commission européenne devient contributeur open source

Par Guillaume Serries, le mercredi 17 décembre 2014. Extrait:
> Grosse consommatrice de solutions open source, Bruxelles estime que les patches et les nouvelles fonctionnalités conçues au sein de son SI doivent désormais bénéficier à la communauté. Une politique adéquate va être mise en œuvre en 2015.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/la-commission-europeenne-devient-contributeur-open-source-39811539.htm

Et aussi:
[infos-mobiles] Windows Ballot Screen ne sera plus disponible pour bientôt

[Blogs LeMonde.fr] Open Models, le livre qui t’ouvre les yeux sur les modèles de l’économie ouverte

Par Anne-Sophie Novel, le mardi 16 décembre 2014. Extrait:
> Pour qui souhaite comprendre le point commun entre le constructeur automobile Tesla, le navigateur internet Firefox, l'encyclopédie Wikipedia et la voiture de course de Joe Justice, l'ouvrage collectif Open Models est idéal. Fait de pixel et de papier, il vous plonge dans l'univers encore sous-jacent et pourtant fort puissant de l'économie ouverte. Visite guidée.
Lien vers l'article original: http://alternatives.blog.lemonde.fr/2014/12/16/open-models-le-livre-qui-touvre-les-yeux-sur-les-modeles-de-leconomie-ouverte

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(22/12/2014 @ 14:37)

Apéro April le 19 décembre 2014 à partir de 18h00 à Montpellier  Voir?

19 Décembre 2014 - 18:00
19 Décembre 2014 - 23:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance avec le logiciel libre et l'April, d'échanger, de partager le verre de l'amitié et manger ce qui l'accompagne. C'est aussi l'occasion de fêter les dix huit ans de l'association et de discuter sur l'actualité et les actions de l'April.

Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas ; novice ou amateur d'informatique. N'hésitez pas à venir nous rencontrer : la liberté informatique ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert pas !

Quand et où ?

Montpel'libre organise un apéro pour les 18 ans de l'April à Montpellier le 19 décembre 2014 à à partir de 18h00.

L'apéro aura lieu à la Maison pour tous Mélina Mercouri 842, rue de la vieille poste à Montpellier.

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(18/12/2014 @ 11:02)

L'April fête ses 18 ans - Partagez vos raisons de soutenir et d'aimer l'April  Voir?

Logo de l'April pour les 18 ans L'April a été déclarée le 20 novembre 1996 à la préfecture de Bobigny, et sa création publiée au Journal Officiel n°51 du 18 décembre 1996.

L'association fête donc ses dix-huit ans !

Dix-huit ans d'actions pour promouvoir et défendre le logiciel libre et participer activement à la prise de conscience par le public que la liberté informatique est un enjeu de société. Mais aussi dix-huit ans d’amitiés durables nouées au cours de pique-niques, au moment des tempêtes de cerveau pour stimuler les imaginations, pour créer des t-shirts, pour préparer des poissons d'avril, pour s'échanger plein de datalove ♥…

Partagez les raisons pour lesquelles vous aimez et vous soutenez l'April

Laissez-nous un témoignage, un commentaire, une anecdote concernant l'association ou le logiciel libre et/ou expliquez en quelques mots pourquoi vous aimez/soutenez l'April.

Votre soutien sera la récompense des personnes qui, par les actions qu'elles mènent, font vivre chaque jour l'April.

Fêtons les dix-huit ans de l'April

Pour cet anniversaire, plusieurs apéros sont déjà prévus (Reims, Coupelle Neuve, Lille, Beauvais, Paris). N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez organiser un apéro April dans votre région. D'autres événements seront organisés début 2015. Et bien entendu, rendez-vous le 7 février 2015 à la prochaine assemblée générale de l'association.

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(18/12/2014 @ 09:30)

Tract et affiche pour diffuser l'appel pour les formats ouverts dans l'éducation nationale  Voir?

Image du tractLe 13 novembre 2014, l'April a lancé l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale avec le soutien initial de plus de 100 personnels enseignants appuyés de syndicats et associations de l'Éducation nationale. À ce jour plus des 4 800 signatures ont été recueillies. Si ce n'est pas déjà fait, nous vous encourageons à signer dès maintenant cet appel et à le diffuser largement. Nous vous proposons aujourd'hui un tract et une affiche que vous pouvez distribuer pour informer sur l'appel.

Le document est disponible aux formats A3 et A4 :

Merci à Djan Gicquel pour la réalisation du tract. Les sources sont disponibles.

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(17/12/2014 @ 10:21)

Revue de presse de l'April pour la semaine 50 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 50

[Next INpact] Le blocage administratif des sites programmé pour février 2015

Par Marc Rees, le vendredi 12 décembre 2014. Extrait:
> Selon nos informations, le gouvernement entend activer le blocage administratif à partir de février 2015 au plus tard. Le projet de décret est dans la boucle, mais il doit encore être notifié à Bruxelles, puisqu’il touche à la «société de l’information». Paris envisage maintenant une notification d’urgence afin de tenir ce calendrier.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91391-le-blocage-administratifs-sites-programme-pour-fevrier-2016.htm

[Côté Brest] Une médiathèque de poche

Par Pierre Gicquel, le mercredi 10 décembre 2014. Extrait:
> Pensée et développée par les Chats cosmiques, une jeune association brestoise au poil, la CosmicBox est un mini ordinateur qui a plus d’un tour dans son sac.
Lien vers l'article original: http://www.cotebrest.fr/2014/12/10/une-mediatheque-de-poche

[Les Echos] L'erreur fondamentale de Jeremy Rifkin

Par Vincent Lorphelin, le mercredi 10 décembre 2014. Extrait:
> L’économie du partage des ressources doit aussi inclure un partage des profits, ce qui ouvre une voie intermédiaire entre les économies associative et capitaliste: l’économie de l'utilité.
Lien vers l'article original: http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-119788-lerreur-fondamentale-de-jeremy-rifkin-3-1073565.php

[Maddyness] #Bordeaux: Ouverture de La Banquiz, le premier accélérateur des startups du logiciel libre

Par Jennifer Padjemi, le lundi 8 décembre 2014. Extrait:
> Alain Rousset, président de Bordeaux Unitec et François Pellegrini, président d’Aquinetic vont inaugurer prochainement La Banquiz. Nouvel arrivant dans le paysage des accélérateurs français, celui-ci se destine à l’attention des startups du secteur des logiciels libres en France. L’inauguration de ce lieu est prévue vendredi 12 décembre prochain au Cinéma Jean Eustache à Pessac.
Lien vers l'article original: http://www.maddyness.com/accompagnement/accelerateurs/2014/12/08/la-banquiz

Et aussi:
[usine-digitale.fr] La Gironde se dote d’un accélérateur des start-up des logiciels et technologies libres
[Aqui!] Aquinetic et Bordeaux Unitec s'associent pour créer la Banquiz

[Le Monde.fr] «Il ne faut pas que les données personnelles soient échangées contre de la banane!»

Par la rédaction, le lundi 8 décembre 2014. Extrait:
> Les autorités européennes de protection des données personnelles – le «G29», dont le représentant français est la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) – organisent lundi 8 décembre à Paris une conférence internationale consacrée à la protection des données personnelles: l'European Data Governance Forum, à suivre en direct vidéo et sur Twitter avec le mot-clé #EDGF14.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/12/08/il-ne-faut-pas-que-les-donnees-personnelles-soient-echangees-contre-de-la-banane_4536320_4408996.html

Et aussi:
[Next INpact] Edward Snowden: «Veut-on sacrifier toute notre vie privée au profit de la sécurité?»
[L'OBS] Protection des données privées: "Google semble prêt à des efforts"
[01net.] Falque-Pierottin (Cnil): «La protection des données est un droit fondamental»
[Next INpact] La CNIL et l'Inria vont révéler les indiscrétions d'Android
[Numerama] Réformes numériques d'ici 2017: voici le programme complet!
[Next INpact] Thierry Mariani, les hotspots Wi-Fi et la Hadopi... mettons les points sur les i

[Numerama] Le Parti Pirate nargue la justice. Amusant mais à double tranchant.

Par Guillaume Champeau, le lundi 8 décembre 2014. Extrait:
> Le Parti Pirate a annoncé la création d'un nouveau site miroir pour donner l'accès à The Pirate Bay, démontrant l'inutilité pratique du jugement du 4 décembre dernier. Mais cette provocation pourrait se retourner contre lui, et donner du grain à moudre aux partisans d'une automatisation des procédures judiciaires en matière de blocage de sites internet.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31523-le-parti-pirate-nargue-la-justice-amusant-mais-a-double-tranchant.html

Et aussi:
[Framablog] Qui agit pour nos libertés numériques?
[Next INpact] Le blocage de The Pirate Bay déjà contourné par le Parti Pirate français
[Next INpact] Enjeu de lourds intérêts, le blocage d'Allostreaming sera rejugé fin 2015
[Next INpact] La guerre de Fleur Pellerin contre le «piratage de masse» reportée à 2016?

[Next INpact] L'Assemblée nationale refuse à nouveau de surtaxer les ebooks avec DRM

Par Xavier Berne, le lundi 8 décembre 2014. Extrait:
> Alors que la France pourrait bientôt être condamnée par la justice européenne à cause de la TVA réduite dont profitent tous les ebooks, les députés écologistes proposaient de trouver une sortie de secours en n’appliquant ce taux de 5,5 % qu’aux seuls livres numériques dépourvus de verrous (DRM). Mais sans grande surprise, le gouvernement et les parlementaires s’y sont opposés.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91279-l-assemblee-nationale-refuse-a-nouveau-surtaxer-ebooks-avec-drm.htm

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(15/12/2014 @ 14:10)

Les obligations de transparence du Parlement européen impliquent l'adoption du logiciel libre et des standards ouverts  Voir?

Paris, le 15 décembre 2014, communiqué de presse.

Le groupe "Les Verts/ALE" (The Greens/EFA) du Parlement européen vient de publier une étude intitulée « Assurer une plus grande transparence - Logiciel Libre et standards ouverts selon le Règlement du Parlement européen » qui encourage le Parlement à donner la priorité au logiciel libre et aux standards ouverts pour tous les systèmes et toutes les données qu'il utilise pour son activité. L'April encourage le Parlement européen à engager dès maintenant une politique interne en faveur du logiciel libre et des formats ouverts.

L'étude explique que les obligations de transparence au Parlement européen devraient influencer ses décisions, ses politiques et procédures le faisant se tourner vers le logiciel libre et les standards ouverts. Selon l'actualité publiée par le groupe "Les Verts/ALE" l'étude propose notamment :

  • quand le Parlement met en œuvre des infrastructures de communication comme la messagerie électronique, cette mise en œuvre ne devrait ni entraver les accès basés sur les standards ni restreindre l'utilisation de listes de diffusion ou le chiffrement.
  • quand le Parlement lance des appels d'offres, il devrait promouvoir le logiciel libre et les standards ouverts par des indications adéquates et sur mesure telles que les nouvelles règles de l'UE le permettent grâce à la prise en compte des considérations environnementales et sociales ainsi que de l'innovation dans la passation des marchés publics.
  • quand le Parlement décide de rendre publiques un ensemble de données ou d'informations, cela doit être fait par le biais de moyens de communication non discriminatoires, transparents et à jour, dans des formats ouverts qui rendent possible des analyses, utilisations et rediffusions ultérieures.
  • quand le Parlement adopte des logiciels libres et des standards ouverts, il devrait suivre voire dépasser le niveau d'exigence que d'autres organismes publics européens ont déjà adopté.
  • quand le Parlement a la possibilité d'opter pour des technologies qui permettent aux autres de travailler avec ses systèmes et ses données, ces technologies doivent être privilégiées, même si elles entraînent quelques dépenses supplémentaires.

Les auteurs de l'étude concluent que « Le Règlement du Parlement européen1 doit, dans toute la mesure du possible, rendre le Logiciel Libre et les standards ouverts obligatoires pour tous les systèmes et toutes les données utilisés pour son activité ».

« Les formats ouverts et le logiciel libre partagent les même buts : être au service de chacun et garantir que les utilisateurs conserveront le contrôle de leurs données, tout en assurant la pérennité de ces mêmes données. Par l'utilisation de formats fermés ou privateurs, les institutions publiques favorisent les positions dominantes de certaines entreprises. Nous encourageons donc le Parlement européen, ainsi que toute institution publique, à donner la priorité au logiciel libre et aux formats ouverts. » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

Il est grand temps que le Parlement européen agisse, déjà en 2008 des députés européens avaient lancé une déclaration écrite visant à faire migrer le Parlement européen vers des logiciels libres.

  • 1. Le Règlement du Parlement européen, dont la version actuelle est disponible sur le site du Parlement, décrit l'ensemble des règles d'organisation et de fonctionnement internes du Parlement.

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(15/12/2014 @ 09:45)

Apéro Lolica/April le 18 décembre 2014 à partir de 18h30 à Reims  Voir?

18 Décembre 2014 - 18:30
18 Décembre 2014 - 18:30

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance avec le logiciel libre et l'April, d'échanger, de partager le verre de l'amitié et manger ce qui l'accompagne. C'est aussi l'occasion de fêter les dix huit ans de l'association et de discuter sur l'actualité et les actions de l'April.

Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas ; novice ou amateur d'informatique. N'hésitez pas à venir nous rencontrer : la liberté informatique ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert pas !

Quand et où ?

L'association Lolica (logiciel libre en Champagne Ardenne) a la gentillesse de nous permettre de partager leur Glou du 18 décembre 2014 à Reims pour faire un Glou-Glou1 Lolica/April.

L'apéro aura lieu jeudi 18 décembre à partir de 18h30 au Grand Comptoir 2 cours de la Gare 51100 Reims (l’entrée se situe dans la gare sur la gauche)

  • 1. «GLOU» c'est le bruit que fait le liquide quand il descend entre deux discussions sur les libertés et la technologie.

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(12/12/2014 @ 10:01)

L'April partenaire du hackadon du 11 décembre 2014  Voir?

Logo Hackadon Un hackadon aura lieu le 11 décembre 2014 chez Mozilla à Paris. Cet événement réunira des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres autour de deux objectifs : faire des dons à des logiciels libres et explorer les façons de faire ces dons.

Le financement participatif (« crownfunding ») est un sujet important pour le logiciel libre. L'April est partenaire de cet événement, pour en savoir plus et s'inscrire rendez-vous sur le site du hackadon.

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(10/12/2014 @ 10:14)

Apéro April le 19 décembre 2014 à partir de 19h00 à Lille  Voir?

19 Décembre 2014 - 19:00
19 Décembre 2014 - 23:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance avec le logiciel libre et l'April, d'échanger, de partager le verre de l'amitié et manger ce qui l'accompagne. C'est aussi l'occasion de fêter les dix huit ans de l'association et de discuter sur l'actualité et les actions de l'April.

Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas ; novice ou amateur d'informatique. N'hésitez pas à venir nous rencontrer : la liberté informatique ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert pas !

Quand et quoi

Le prochain apéro aura lieu le 19 décembre 2014 à partir de 19h00 au Bis2Fly, le bar à l'entrée de l'espace de Coworking Mutualab au 19 rue Nicolas Leblanc à Lille.

Pour tous les détails et vous inscrire rendez-vous sur le pad.

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(09/12/2014 @ 18:54)

Apéro April le 19 décembre 2014 à partir de 19h00 à Beauvais  Voir?

19 Décembre 2014 - 19:00
19 Décembre 2014 - 21:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance avec le logiciel libre et l'April, d'échanger, de partager le verre de l'amitié et manger ce qui l'accompagne. C'est aussi l'occasion de fêter les dix huit ans de l'association et de discuter sur l'actualité et les actions de l'April.

Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas ; novice ou amateur d'informatique. N'hésitez pas à venir nous rencontrer : la liberté informatique ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert pas !

Quand et quoi

Le prochain apéro aura lieu le 19 décembre 2014 à partir de 19h00 à la Maison des Associations de la Jeunesse et des Initiatives (MAJI) 28 rue de Gascogne 60000 Beauvais.

Si vous souhaitez boire et/ou grignoter, n'hésitez pas à ramener quelque chose.

Pour tous les détails et vous inscrire rendez-vous sur le pad.

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(09/12/2014 @ 16:20)

Apéro April le 18 décembre 2014 à partir de 19h00 à Coupelle Neuve (Pas de Calais)  Voir?

18 Décembre 2014 - 19:00
18 Décembre 2014 - 23:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance avec le logiciel libre et l'April, d'échanger, de partager le verre de l'amitié et manger ce qui l'accompagne. C'est aussi l'occasion de fêter les dix huit ans de l'association et de discuter sur l'actualité et les actions de l'April.

Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas ; novice ou amateur d'informatique. N'hésitez pas à venir nous rencontrer : la liberté informatique ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert pas !

Au menu :

  • visionnage de vidéo(s) ;
  • débat(s) autour des libertés informatiques ;
  • récit(s) ;
  • chants folkloriques ;
  • etc.

Où et que c'est donc ?

L'apéro aura lieu le 18 décembre 2014 à partir de 19h00, chez Mathilde Taffin au 1 rue de Fruges à Coupelle Neuve (62310), dans le Pas de Calais.

Que faire avant de venir

Si vous souhaitez boire et/ou grignoter, n'hésitez pas à ramener quelque chose.

Pour faciliter la logistique, on vous invite à vous inscrire sur le pad. Ça évitera de se retrouver avec 12 paquets de chips pour 4 personnes. :)

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(09/12/2014 @ 14:24)

De la surveillance de masse à la paranoïa généralisée - Conférence de Jean-Marc Manach lors de pses 2014  Voir?


Présentation

Titre : De la surveillance de masse à la paranoïa généralisée
Intervenant : Jean-Marc Manach
Lieu : Pas Sage En Seine
Date : Juin 2014
Durée : 58 min 08
Lien vers la vidéo

Transcription

Avant j'avais deux problèmes : c'était, faire comprendre aux gens ce que c’était que la société de surveillance, sans être traité de parano ; et ce n'était pas facile.

Avec les révélations Snowden, mon problème a un petit peu changé : c'est arriver à faire comprendre ce que c'est que la société de surveillance à des paranos. C'est-à-dire que le problème auquel je suis confronté c'est qu'avant, des gens comme moi, des gens comme Okhin, des gens qui s’intéressaient à ces histoires-là, on était facilement brocardés de paranos, le problème, aujourd'hui, c'est que tout le monde est devenu parano. C'est ce que je vais essayer de vous montrer et ce pourquoi ça me semble dangereux, ou problématique en tout cas, de passer de la société de la surveillance à la société de paranoïa.

Pour ceux qui ne me connaissent pas, j'ai fait une petite slide avec quelques trucs. On ne voit pas très bien, mais bon. Ça fait une dizaine d'années que je travaille sur ces questions de technologie de surveillance, de protection des libertés, de vie privée, etc, j'ai fait quelques bouquins dessus. J'ai bossé avec WikiLeaks sur les Spy Files, donc ces marchands d'armes, ce salon de marchands d'armes de surveillance numérique qui se réunit tous les trois mois un peu partout dans le monde, mais dont l'entrée est interdite aux journalistes, enfin est réservée aux marchands d'armes et aux services de renseignement, aux flics, aux militaires, mais c'est interdit à la société civile et j'ai fait une BD, d'ailleurs, sur l'affaire Amésys et je suis en train de travailler sur le scénario de la BD, ça devrait sortir dans quelques mois.

Donc tout ce que vous avez toujours cru savoir sur la NSA, alors qu'en fait c'est un chouïa plus compliqué que ça. Moi, en fait, il a fallu attendre 2007. En 2007 il y a eu le scandale autour du fichier Edvige en France. C'était un fichier de renseignements qui autorisait les services de renseignement à ficher les mœurs sexuelles, les opinions philosophiques, politiques, des gens à partir de l’âge de treize ans. Il y a eu des manifestations dans la rue, il y a des hommes politiques qui sont montés au créneau, qui ont protesté en disant ça va trop loin cette société de surveillance, en tout cas cette volonté de ficher les gens. À ce moment-là j'étais journaliste au monde.fr et lemonde.fr m'a dit  « Écoute tes trucs, là, de surveillance, fichiers policiers, etc, jusqu'à présent ça n'intéressait que les droit-de-l'hommiste, là visiblement ça commence à intéresser les gens, donc fais-nous un blog là-dessus ». Et donc j'ai créé ''Bug Brother'', qui est un blog sur Le Monde, où j'ai essayé de suivre un petit peu l'actualité de ces technos et où, en même temps, je sais que jusqu'à l’année dernière il y a des gens, même y compris à la rédaction du Monde qui disaient  « Ouais mais Manach il est un peu parano quand même ». Et ce à quoi, moi, ça fait des années je répondais  « Mais ce n'est pas moi le parano. Le parano ce sont des gens comme les clients d'Amésys qui veulent surveiller l'intégralité de leur population ». Amésys c'est cette boîte française qui a développé un système de surveillance de l'Internet à la demande d'Abdallah Senoussi, qui était le beau-frère de Kadhafi, accessoirement un terroriste, recherché par la justice française. Les paranos c’est la NSA qui veut surveiller tout, ou en tout cas être capable de tout surveiller. Moi je ne suis pas parano, moi je suis journaliste, j'essaye de comprendre comment ça fonctionne. Le problème c'est que maintenant, je n'ai pas fait de sondage dans la rue, mais je suis à peu près persuadé que si on fait un sondage dans la rue  « Est-ce que vous êtes espionné par la NSA ? », la majeure partie des gens vont dire oui. Ce qui est complètement faux. La NSA ils ont autre chose à faire que d'espionner les gens, enfin l'intégralité de la population. Je vais revenir sur un certain nombre de ''fact checking'' que j'ai fait.

Au début PRISM. PRISM, en fait, a fait beaucoup de mal à la compréhension de comment fonctionne la NSA et de comment fonctionnent les systèmes de surveillance. Au sens où, les premières révélations de Glenn Greenwald, donc c'est le journaliste à qui Snowden a confié les documents, c’était sur le fait qu'un gros opérateur de téléphonie américain travaillait avec la NSA. Ça, on n'en a pas beaucoup entendu parler en France parce que ça concernait un opérateur de téléphonie américain. Sachant que la NSA n'a pas le droit d’espionner les Américains, c'est interdit normalement, en tout cas c'est assez compliqué. Mais avec PRISM, c'est là où ça a donné une visibilité mondiale, et encore récemment il y a plein de gens qui ne parlent pas des révélations Snowden, qui parlent de PRISM, le scandale PRISM. Pourquoi ? Parce que c’était présenté comme un des SIGAD, donc un des systèmes les plus utilisés par la NSA. Là on ne voit pas très bien, mais ça c'était une slide qui montrait que, en fait, l'essentiel du trafic sur Internet ça passe par les États-Unis. Et donc c'est plus simple pour la NSA de surveiller ce qui passe par leur territoire. Et puis surtout, ça a eu énormément de succès, parce qu'on avait la date et les logos de Gmail, Facebook et donc là on disait « Ah,comme ça, ça fait des années que la NSA travaillait avec les gros Google, Facebook, Microsoft, etc. », et où il y avait la liste des choses auxquelles les agents de la NSA pouvaient accéder. Et donc là, OK, PRISM, révélation mondiale. Sauf que, quand on regarde les slides, qui sont un peu plus techniques, qui apparaissent, alors je suis désolé ça apparaît en tout petit, mais il y a deux slides qui étaient très intéressantes dans les révélations PRISM et qui ont été rendues publiques après, et ça c'est un des gros problèmes des révélations Snowden, c'est qu'en fait on a un puzzle, mais c'est comme si on avait un puzzle de cinquante pièces et on n'en voit que trois. C'est très difficile d'arriver à mesurer exactement l'ampleur du puzzle et ce que montre réellement ce puzzle quand on n'a que trois pièces ou quand on a cinq pièces, six pièces. Et sur les révélations PRISM, en fait il y a certaines des slides, du PDF qui ont été révélées après. Et donc sur ces slides on découvre ce qu'est PRISM en fait.

PRISM c'est un acronyme utilisé par la NSA pour désigner une façon d'accéder aux données. Et cette façon d'accéder aux données, c'est en fait de demander au FBI d'aller demander à Google ou d'aller demander à Microsoft ou à Facebook. Donc quand on a eu Google, Facebook, Microsoft qui disaient  « Mais nous on n'était pas au courant ! On n'était pas au courant qu'on travaillait comme ça avec la NSA ! » C'était vrai, ils n'étaient pas au courant parce qu'ils répondaient à des sollicitations du FBI.

PRISM a été également très mal compris parce qu'il y a énormément de personnes qui ont dit que c’était un accès direct de la NSA dans les serveurs de Google, Microsoft et Facebook. Là-dessus, et c'est effectivement Google qui a poussé le plus à la roue, Google a demandé à la justice américaine d'avoir le droit de dire combien de personnes ont été concernées par l'utilisation de PRISM. Donc c'est le système FISA, donc là c'est pareil je suis désolé on ne voit pas bien, mais grosso modo, par semestre, c'est entre 0 et 1000 demandes, et qui concernent entre 1 000 et 12 000, par semestre, 12 000 comptes. Donc ce n'est pas un accès direct de la NSA dans les serveurs de Google et où la NSA fait ce qu'elle veut. C'est le FBI qui demande à Google  « Tiens, je te donne une liste de 1 000 noms, j'ai besoin d'avoir des données sur ces 1 000 noms ». Comparer 1 000 ou 10 000 utilisateurs avec le nombre d'utilisateurs de Facebook, le nombre d’utilisateurs de Microsoft, ce n'est pas de la même nature. Après, ça ne veut pas dire que la NSA n’utilise pas d'autres systèmes pour accéder à des données. Il y aura une conférence qui va être faite, je ne sais plus si c'est demain ou après demain, sur une présentation des 280 et quelques systèmes d'interception des télécommunications utilisés par la NSA et GCHQ, GCHQ qui est son partenaire britannique.

Donc on ne peut pas dire que PRISM c'est de la surveillance massive, au sens où on surveille absolument tout le monde. Non, c'est de la surveillance ciblée. Et c'est très utile bien évidemment à la NSA parce que quand on commence à avoir accès à un compte Gmail ou un compte Facebook, évidemment si on a accès à tout, là ça devient très intéressant pour des enquêteurs.

Ça c'est un travail qui a été fait. Ça fait quelques années que Google avait entamé un boulot de ce qu'il appelle les ''transparency reports'', à savoir tous les ans ou tous les six mois, Google publie le nombre de demandes d'accès à des données qu'ils ont eues de la part de chaque pays, et donc c'est identifié pays par pays et il y a plusieurs colonnes. Il y a une colonne combien de demandes ont été faites, ensuite combien de demandes auxquelles Google a dit non, on refuse, on ne veut pas vous donner les données, et combien d'acceptations ont été faites par Google. Suite à ça, Twitter, Facebook, Microsoft ont eux aussi, bien évidemment après les révélations Snowden, commencé à faire leurs ''transparency reports'', et si on regarde la liste du nombre de total de requêtes qui ont été faites de 2009 à 2012, donc, je ne sais plus si c'est 394 000 ou 39 000. Çà c'est pour la France ; pour la France c'est 39 000, donc de 2009 à 2012, c'est 39 000 requêtes qui ont été faites à tous ces opérateurs-là. Sachant, bien évidemment, que sur ces 39 000, il y en a certaines qui portent sur un seul et même individu, et sur le compte Facebook, Tweeter et Google de ce même individu. Donc ce n'est probablement pas 39 000 personnes, c'est probablement moins, en l'espace de trois, quatre ans. Ça c'est pour les demandes d'entraide judiciaire légales, qui passent par les circuits légaux.
Un autre truc qui m'a fait bizarre l'autre jour, c'était il y a une dizaine de jours, on a Vodafone qui sort un « transparency report », assez impressionnant, où il révèle qu'il collabore avec 28 pays, que sur ces 28 pays je ne sais plus s'il y en a 6 ou 8 où ils n'ont pas le droit de dire ce qu'ils font exactement, mais où ils laissent entendre que les autorités ont un accès direct à leurs serveurs. C'est repris par la presse et j'avais vu sur Twitter  « Ah les Français, on est dans la liste des 28 pays, on est ???, on est espionné par la NSA ». Quand on regarde dans le rapport, il y a eu trois demandes qui ont été faites concernant la France à Vodafone ! En comparaison ce sont des dizaines, voire des centaines de milliers, à Malte ou en Italie. C'est comme si les gens avaient une sorte de prescience  « Ah, ouais on est espionné, on veut être espionné ». Une sorte de fantasme, comme ça, qui fait que la NSA ça existe. Ce serait quand même injuste quelle ne m’espionne pas moi !

Ensuite on a eu le fail de la DGSE. Les révélations Snowden je crois que c'était en mai ou juin et on a, en juillet, « Révélations sur le Big Brother français », ça fait la Une du Monde, et où là Le Monde explique que la DGSE intercepte, espionne l'intégralité des communications, mails, SMS, fax, comptes Twitter des français à l'étranger, enfin des français en France et à l'étranger. La DGSE est aussi forte que la NSA. Moi je vois ça et en plus, dans le papier, ils citaient un article que j'avais fait il y a quelques années, où c'était Bernard Barbier, qui était le directeur technique de la DGSE jusqu'à il y a quelques mois, dans une conférence, il avait déclaré que, entre autres choses, il avait déclaré qu'ils enregistraient tous les mots de passe, avec un truc que je trouve assez brillant  il disait, le fait d'enregistrer tous les mots de passe et de les stocker, un, c'est utile pour les dictionnaires de mots de passe qui leurs servent à cracker les mots de passe, mais deux, ça permet également d'identifier le gentil étudiant en chimie le jour, qui, le soir, devient un terroriste djihadiste, qui utilise un nom et un login différents en fonction de quand il se logue en tant qu'étudiant et quand il se logue en tant que terroriste mais qui utilise le même mot de passe. Pas con ! Ils avaient repris une partie, donc, de l'article que j'avais fait sur Barbier pour justifier l'article du Monde qui disait que la DGSE espionnait absolument tout. Mais ils ne m'avaient pas téléphoné pour me demander ce que j'en pensais. Et moi, le fait que la DGSE espionne absolument toutes les télécommunications en temps réel et en tous temps, ça me semblait un petit peu bizarre. Donc j'ai creusé, j'ai interrogé un certain nombre d'acteurs qui sont au cœur des réseaux, et tous sont arrivés à la conclusion que oui la DGSE est capable d'espionner ce qu'elle veut, mais par contre, elle n'est pas en mesure d'espionner absolument tout, en temps réel, de tout archiver ; elle n'a pas le droit de le faire et puis ça se verrait. Parce que vu l’infrastructure telle qu'elle est en France, enfin notamment l'architecture décentralisée, pour arriver à ce qu'on intercepte tout le trafic Internet il faut être sur tous les DSLAMs. Il y a beaucoup de DSLAMs, ça coûterait beaucoup d'argent et ça finirait forcément par se voir. Moi je fais un papier en disant  « Oui, que la DGSE soit capable de tout espionner ? Oui. D'espionner n'importe qui ? Oui. Maintenant qu'elle espionne absolument tout le monde tout le temps ? Non. Je ne vois pas. » Et dans les semaines qui ont suivi, les journalistes du Monde qui ont fait le papier, ont reconnu, au détour d'une phrase, eh bien, ce que je viens de vous dire. Effectivement ils sont capables de tout mais ça ne veut pas dire qu'ils le font tout le temps.

Ensuite on a eu le fail concernant la NSA. Là ça a commencé, en fait, par un papier dans Spiegel, en août, qui dit qu'il y a, je ne sais plus si c'est 500 millions de métadonnées qui ont été interceptées par les services de renseignement allemands, à l'étranger, qui ont été transmis à la NSA. Ça c'est un papier qui est cosigné par Laura Poitras, qui est la journaliste qui a commencé à travailler sur les révélations Snowden avec Greenwald. Donc l'information était assez claire ; on sait depuis très longtemps qu'il y a des collaborations entre le BND et la NSA, enfin entre l'Allemagne et la NSA, et à l'appui de ça, Laura Poitras et Spiegel publient une capture d'écran de Boundless Informant. Boundless Informant est un des systèmes de visualisation de données utilisé par les analystes de la NSA, et qui montre combien il y a de métadonnées Internet, combien il y a de métadonnées téléphonie, alors je ne sais plus lesquelles sont en vert et en bleu, pendant trente jours en Allemagne et qui donne un chiffre qui porte donc sur ces millions de données. OK.

Problème. En octobre, on a Le Monde qui fait sa Une sur « Révélations sur l’espionnage de la France par la NSA américaine » et qui utilise exactement cette même capture d'écran. C'est-à-dire que le Spiegel avait sorti, j'ai oublié de vous le montrer, le Spiegel avait sorti en annexe de son enquête, un certain nombre de captures d'écran portant sur d'autres pays, dont la France. Là on voit que, en France, ce ne sont que des métadonnées téléphoniques, en vert. Il n'y a pas de métadonnées Internet. Et on voit que c'est soixante-dix millions, alors que, en Allemagne, c’était cinq cent millions ou trois cent millions, un truc comme ça. Donc, quelques mois après, on a Le Monde qui dit que c'est la NSA, à partir des mêmes slides, c'est la NSA, qui a espionné les communications des Français. Ce qui n'est pas du tout ce qu'avait raconté le Spiegel. Spiegel disait ce sont les services de renseignement allemands qui ont confié des données, interceptées à l'étranger, à la NSA.

Et donc là, il y a Peter Koop, qui est un hollandais, qui fait un blog qui s'appelle ''electrospaces'', qui est probablement un de ceux qui se penche sur les révélations de la NSA, il fait un énorme boulot de fact checking, et qui lui a remonté la piste et a dit  « Mais non, un, ce ne sont pas des conversations téléphoniques ». Parce qu'en plus Le Monde écrivait que ce sont soixante-dix millions de communications téléphoniques de citoyens français, d'enregistrements de données téléphoniques de Français effectués par la NSA, et il parlait d'atteinte massive à la vie privée de la part d'un pays souverain. Donc ce n'était pas du tout la même façon de raconter les mêmes slides.

Peter Koop a fait le travail pour dire un, ce ne sont pas des communications téléphoniques, ce sont des métadonnées, ce n'est pas du tout la même chose. Ça ne veut pas dire que ce n'est pas une intrusion d'analyser des métadonnées, mais ce n'est pas la même chose que les communications téléphoniques, et que deux, non ce n'étaient pas des données espionnées par La NSA en France. Et d'ailleurs, suite à ces révélations, on a eu un mini scandale diplomatique entre la France et les États-Unis, l'ambassadeur des États-Unis a été convoqué, François Hollande a téléphoné à Barack Obama pour l’engueuler. Il y a eu une mini crise diplomatique et en face il y avait le responsable de la NSA qui dit  « Mais attendez, les journalistes n'ont pas compris. Ce n'est pas nous qui avons espionné. Ce sont vos services de renseignement européens qui nous ont donné les données ». Et finalement, une semaine après, on a eu effectivement un article du Monde qui reconnaissait que ce n'était pas des données, enfin à mots couverts, que ce n'étaient pas des données espionnées par la NSA en France, des communications téléphoniques, mais bien des données confiées, espionnées à l'étranger par la DGSE et confiées à la NSA.

Cela dit, pareil. Si on fait un sondage dans la rue, on demande  « Est-ce que la NSA espionne les communications téléphoniques des Français ? », la quasi totalité des gens va vous dire oui. J'aurais dû faire le test d'ailleurs tout à l'heure avant de raconter ça, vous demander combien de personnes jusqu'ici pensaient que la NSA avait espionné soixante dix millions de communications téléphoniques, et je suis assez persuadé qu'une bonne partie d'entre vous le pensait. Moi je l'ai pensé pendant longtemps, jusqu'à m'apercevoir que ce n'était pas vrai. Les journalistes s'étaient plantés. Mais ce n'étaient pas les seuls. En fait, c'est parce que Greenwald lui-même s'est planté. Il a fait la même erreur en Espagne, en Italie et en Norvège, à partir des mêmes slides, exactement celles qui avaient été publiées par le Spiegel. Ça arrive à tout le monde de se planter. Le problème c'est que ça laisse des traces sur la durée et que ça brouille l'écoute, si je puis me permettre, si on veut arriver à comprendre ce qu'il en est exactement.
Donc moi je suis blogueur au Monde. Moi, systématiquement, j'en réfère à ma hiérarchie et ma hiérarchie sa réponse n'est pas de dire  « OK, on va publier une contre enquête en Une du Monde », parce que tous ceux qui ont acheté Le Monde et qui ont lu le journal Le Monde, eh bien, ils ne savent pas ce que je suis en train de vous raconter parce que moi je l'ai publié sur mon blog, uniquement. Ils n'ont pas voulu le mettre sur le papier.

Le fail du GCHQ. Le GCHQ, c'est un peu l'équivalent de la NSA en Grande Bretagne, ils travaillent ensemble depuis les années 40, et visiblement, d'après ce qu'on commence à comprendre du GCHQ, ils sont encore plus forts que la NSA, non seulement parce qu'il y a plein de câbles fibre optique qui atterrissent en Grande Bretagne et que, apparemment, ils sont très forts dans l'interception massive de ces câbles-là, mais également parce que les lois, le cadre juridique réglementaire en Grande Bretagne fait qu'il est plus simple d'attenter à la vie privée, de faire des opérations d'espionnage que ça ne l'est aux États-Unis. Donc encore une Une du Monde, il y a quelques mois, « Espionnage, comment Orange et les services secrets coopèrent », avec un autre papier qui dit que les services britanniques ont accès aux données des clients français d'Orange. Ça, en fait, ça se basait sur un papier qui avait été publié dans le ''Gardian'' en octobre dernier et qui mentionnait que la DGSE avait mis le GCHQ en contact avec un partenaire privilégié de la DGSE, qu'ils avaient fait des rencontres à partir de 2009, que ça se passait très bien, que le GCHQ commençait à bosser avec cette boîte française. Mais on n'avait pas le document ; l'article évoquait un document mais on n'a pas le fac-similé, on n'avait pas le nom de la boîte, on ne savait pas dans quel domaine elle exerçait, etc. Le Monde a fait l’enquête et donc affirme que c'est Orange, ce qui est fort possible, au sens où, j'ai découvert ça dans mon enquête, en 39-45, quand l'Allemagne a envahi la France, pour continuer à écouter les communications téléphoniques, l’ancêtre de la DGSE a démilitarisé ses espions, ceux qui étaient chargés d'écouter les communications téléphoniques, pour les faire recruter officiellement en tant qu'agents des PTT. Donc l’ancêtre de la DGSE, ils étaient dans les centraux téléphoniques en tant qu'agents des PTT et ils espionnaient les communications, à la fois pour Pétain, et en même temps pour la Résistance. Et comme France Télécom est un opérateur de longue date et longtemps a été monopolistique en France, c'est évident qu'il y a des liens avec la DGSE depuis très longtemps.

Par contre, moi ce que je n'ai pas compris, c'est pourquoi est-ce que l'article disait les services britanniques ont accès aux données des clients français d'Orange. Pourquoi ce serait les clients français ? Je me mets à la place du GCHQ. Un des gros avantages d'Orange c'est qu'il contrôle 20 % des câbles de fibre optique dans le monde. 20 % c'est énorme ! Le GCHQ, un de ses gros boulots, c'est d'espionner les fibres optiques. Donc ce qui intéresse probablement le GCHQ, c'est probablement les câbles sous-marins. Ce qui intéresse également le GCHQ c'est probablement le fait qu'Orange a une centaine de filiales à l'étranger, dont un certain nombre dans des pays du Golfe, dans des pays africains où il y a la guerre, le Mali, le Niger. Je suis un espion du GCHQ, je vais demander à Orange  « Est-ce que je peux accéder aux données de tous les gens qui passent des coups de fil au Mali et au Niger ? » Ça, ça me semble logique. Mais ça, le papier du Monde n’en parle pas. Il ne parle pas des 20 % de câbles de fibre optique, il ne parle pas du nombre de filiales. Il parle uniquement des clients français d'Orange. Pourquoi ? Moi je suis journaliste, en termes de probabilités, ce qui intéresse le GCHQ c'est plus les câbles de fibre optique et puis le Mali que les communications téléphoniques à Romorantin. Qu'est-ce qu'il en a à foutre des communications téléphoniques à Romorantin ou à Marseille, le GCHQ ? Il peut s'intéresser à tel ou tel terroriste. Mais le massif ? Pourquoi il ferait du massif en France ? Et pourquoi la DGSE autoriserait un service de renseignement étranger à faire du massif en France ? Nonobstant le fait qu'un bon nombre de ministères, dont celui de la Défense, qui est-ce qu'ils payent pour passer leurs appels téléphoniques ou pour utiliser Internet ? C'est Orange. Ce serait bizarre que la DGSE accepte qu'un service de renseignement étranger espionne des ministères français. Donc voilà. Un truc où je ne le sens pas ! J'ai du mal à y croire. Ce n'est pas plausible, ou en tout cas la façon qu'a eue Le Monde d'affirmer que c'étaient les clients français d'Orange, eh bien, c'était la troisième fois, quand même, qu'il faisait le coup avec une extrapolation, ce que je pense être une exagération, à partir de documents ou à partir d’informations.

Alors là je vais faire mon petit troll. Donc ces fameuses fails, ce n'est pas parce qu'on n'est pas paranoïaque, qu'eux ne le sont pas contre moi. Là-dessus, je n’avais pas du tout anticipé quand j'avais préparé cette conférence, mais il y a donc Peter Koop, alors on ne voit pas le titre, mais il y a Peter Koop de electrospaces, qui , il y a deux jours, a fait un long fact checking, pour dire que d'après lui, l'analyse des révélations Snowden ne permet pas de démontrer qu'il s'agirait d'un programme de surveillance globale, d'un programme de surveillance massive. C'est contestable, mais son argument, enfin ce qu'essaye d'expliquer Peter Koop, c'est qu'en fait ce que fait la NSA, effectivement ça a été très bien raconté dans le bouquin d'Antoine Lefébure sur Snowden, ça a été très bien dénoncé également par Snowden. Ce qui s'est passé c'est que, après les attentats du 11 septembre 2001, comme la NSA n'a pas été en mesure de les empêcher, alors qu'ils avaient des données, ils avaient des données sur certains des terroristes, ils ont changé leur optique et ils se sont dit, bon, maintenant pour arriver à trouver l'aiguille dans la botte de foin, on va prendre toute la botte de foin. Et donc, c'est en ce sens-là qu'un certain nombre de personnes disent oui, la NSA fait du massif. Sauf que ce qu'explique ''electrospaces'', c'est que dans la logique des mecs de la NSA et du GCHQ, s'ils espionnent absolument tout, ce n'est pas pour écouter tout le monde. Typiquement ce qui passe dans les câbles de fibre optique, ils stockent, ils interceptent tout ce qui passe, ensuite ils passent ça à la moulinette en fonction de mots-clés, d'adresses IP, etc, et au bout de trois jours, ils effacent les données, et au bout d'un mois ils effacent les métadonnées. Donc ce n'est pas quelque chose qui vise à surveiller l'intégralité de tous ceux qui seraient contre la NSA. C'est en ce sens-là que Koop dit non, ce n'est pas un problème de surveillance massive. C'est juste une technique de renseignements, où effectivement on pêche au chalut, on ramasse tout, et puis à l'intérieur on prend les poissons qui nous intéressent. C'est contestable comme raisonnement. Il n’empêche qu'ils prennent absolument tout avec le chalut, ils prennent absolument tout et qu'en même temps, vu le nombre de systèmes qui ont été déployés par la NSA pour intercepter, oui ça relève quand même de la surveillance de masse, mais, pour lui, ce n'est pas une atteinte aussi importante que ça à la vie privée des gens.

En attendant, un autre truc que j'ai découvert en enquêtant sur ces histoires, c'est le programme National Insider Threat Task Force. En fait, ce qui s'est passé, c'est que je n'ai pas encore réussi à identifier si c'était avant ou après les premières révélations de WikiLeaks qu'ils ont lancé ce programme-là, mais je sais que ça s'est vraiment, en tout cas, intensifié sous Obama. En fait c'est une nouvelle chasse aux sorcières qui a été lancée. Ce qu'il faut savoir c'est qu'il n'y a jamais eu autant de whistleblowers dans les prisons américaines et autant de whistleblowers poursuivis par la justice américaine que sous Obama. L'Espionage Act de 1914, avait été utilisé trois fois jusqu'à Obama. Depuis qu'Obama est là je crois qu'on en est à la sixième ou septième fois. Il y a une véritable chasse aux sorcières qui a été lancée, et ce programme-là, en fait, ils incitent les fonctionnaires américains à surveiller leurs collègues et si il y en a un qui commence à devenir un peu alcoolique, qui commence à devenir dépressif, qui vient de divorcer, qui va voir de la famille à l'étranger, qui arrive tard, qui a des problème d'argent, il faut impérativement le dénoncer tout de suite aux fonctionnaires de sécurité du ministère, parce qu'il pourrait devenir un whistleblower ou un espion. Et donc on assiste à une véritable nouvelle chasse aux sorcières, qui a été lancée, qui ne vise pas seulement ceux qui travaillent à la NSA ou dans l'armée, qui vise tous les fonctionnaires. J'ai trouvé un manuel de détection des espions sur le site du ministère de l'Agriculture  c'est « 101 moyens de reconnaître les espions » et du ministère de l’Éducation nationale. Vous imaginez en France, des autorités qui demanderaient aux profs d'espionner leurs collègues et de rapporter tout comportement déviant à la hiérarchie, parce qu'il pourrait devenir un espion ?

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que oui, on est vraiment passé à quelque chose de l'ordre de la paranoïa. Enfin là, en tout cas, l'administration américaine est passée en mode paranoïaque, ce qui aussi pourrait expliquer pourquoi ils ont décidé de tout surveiller. Il y a une émission de Daniel Mermet qui est passée il n'y a pas très longtemps sur les whistleblowers de la NSA, parce qu'effectivement c'est ce que disait Okhin tout à l'heure, Snowden n'est pas le premier, ils sont six ou sept avant lui de la NSA à être sortis du bois et à avoir dénoncé ce que faisait la NSA. La différence c'est que Snowden c'est le premier à sortir avec des documents, avec des preuves écrites, avec des traces écrites. Donc il y a un de ces whistleblowers qui expliquait que, après les attentats du 11 septembre, il y a le numéro trois de la NSA qui lui a dit  « Mais en fait le 11 septembre c'est un cadeau pour la NSA, c'est un véritable cadeau, parce qu'on va pouvoir faire ce qu'on veut ; tout ce qu'on aurait pu rêver dans nos rêves les plus fous et qu'on n’aurait pas eu le droit, on n'aurait pas eu l'argent, on aurait eu des soucis avec le président, eh bien là ils ne pourront plus nous dire non et là on va pouvoir absolument espionner tout ce qu'on veut ».

Alors ça c'est un autre truc, un autre signe d'un comportement de type paranoïaque, en tout cas qui montre qu’effectivement il y a quand même un problème aux États-Unis, ça c'est le centre de domination de l’information, qui est dans un fort américain, qui sert d'interface entre la NSA et l'armée américaine. Donc le centre de domination de l'information, c'est comme ça que ça s'appelle. Ils ont payé un cabinet d'architectes d'intérieur pour que ça ressemble au vaisseau amiral de Star Trek. Et donc, quand ils font visiter ce centre-là à des visiteurs institutionnels, ils sont tous super contents, super excités de pouvoir s'asseoir sur le siège. À ce stade-là, il y a quelque chose qui ne va pas ! Je ne sais pas si c'est de la paranoïa, je ne suis pas un psychiatre, mais bon !
Un autre truc que j'ai découvert, qui a été beaucoup moins médiatisé que les soixante-dix millions de communications téléphoniques, soi-disant interceptées par la NSA, c'est la théorie des ''Three Hops''. La théorie des three Hops c'est un très bon moyen, très bon argument pour clouer le bec à tous ceux qui nous répondent, depuis des années  « Oui mais moi je n'ai rien à me reprocher, donc je n'ai rien à cacher ». Et nous ça faisait des années qu'on essayait de leur répondre  « Oui, mais c'est plus compliqué que ça. Ce n'est pas parce que tu n'as rien à te reprocher que, pour autant, on ne va pas s'intéresser à toi ». Et donc la NSA, ce qu'elle a décidé de faire, c'est que, quand elle s'intéresse à une cible, Angela Merkel, par exemple, elle va s'intéresser également à tous les gens qui sont en contact avec Angela Merkel, plus tous les gens qui sont en contact avec ceux qui sont en contact avec Angela Merkel, etc, à trois niveaux. Ce qui fait que le frère du voisin de la femme du chauffeur d'Angela Merkel peut être espionné par la NSA, quand bien même il n'a strictement rien à se reprocher, rien à cacher et qu'il n'a aucun secret d’État. Donc la question n'est pas de savoir si on a quelque chose à se reprocher ; la question c'est de savoir est-ce qu'on connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un ? Et comme on sait que sur Facebook, sur Twitter, on est tous à quatre niveaux de séparation des autres, entre quatre et cinq niveaux de séparation des autres, oui, virtuellement, les États-Unis se donnent le droit d'espionner un petit peu tout le monde. Quand on sait, par ailleurs que les États-Unis ont une technique, en fait, pour arriver à savoir si c'est légal ou pas de s'intéresser à tel internaute, c'est la théorie des 51 % de probabilités. S'il y a 51 % de probabilités que vous soyez Américain, on ne s'intéresse pas à vous. Mais si 51 % de probabilités que vous soyez un étranger, ils s'octroient le droit d'analyser vos datas, parce que, quand un paquet d'informations transite sur IP, eh bien il n'y a pas sa nationalité dessus. Donc ils ont cette théorie des 51 %. Donc là ce que disait l'ACLU, c'est que si vous avez 40 contacts, virtuellement ça fait 2,5 millions de personnes qui peuvent être espionnées pour vous, pour vous surveiller vous.

C'est un ancien responsable de la NSA qui a reconnu, il n'y a pas très longtemps, que les métadonnées tuent. C'est intéressant d'expliquer ça. Les métadonnées c'est qui envoie un message à qui, quand, d'où, à quelle heure et éventuellement pendant combien de temps. On sait qu'il y a des terroristes, djihadistes, qui ont été tués par des drones, au Yémen notamment, parce qu'en fait la femme du terroriste avait envoyé un e-mail à une amie à elle ou à quelqu'un de sa famille et donc ils ont intercepté l'e-mail de la femme de leur cible et c'est comme ça qu'ils ont réussi à le géolocaliser et envoyé un drone pour le bombarder. Donc c'est en ce sens-là que les métadonnées tuent. La femme, elle, je ne sais pas si elle était elle-même terroriste, mais en tout cas c'est grâce à elle, grâce à son mail, merci, que le mec a été buté.
Ça c'est autre truc qui montre aussi le niveau de paranoïa dans lequel on peut légitimement tomber. Je ne sais pas s'il y en a qui se souviennent de la publicité. En 1984, Apple avait fait une publicité, c'était un décor à la Big Brother, en 1984, tout le monde regardait le commandeur sur son écran, et puis on avait une sportive qui arrivait avec un marteau et qui lançait le marteau sur l'écran, qui cassait l'écran et c'était pour célébrer l'arrivée du nouvel ordinateur Mac. Ça c'est une slide qui vient de la NSA et qui dit  « Qui aurait imaginé en 1984 que Apple, qui était censé dénoncer le Big Brother, nous permettrait, à nous, de transformer tous les utilisateurs de MacIntosh en zombies, grâce au système de géolocalisation, etc ».
J'avais fait un documentaire l'année dernière qui s'appelait « Une contre histoire de l’Internet » et c'était Rick Falkvinge, le fondateur du Parti Pirate, qui expliquait que, lui ce qu'il réclamait, il réclamait les mêmes droits que ses parents. À savoir, ses parents, jusqu'aux années 80, quand ses parents téléphonaient, ils n’étaient pas surveillés ; quand ses parents se déplaçaient dans la rue, ils n'étaient pas surveillés ou « surveillables ». Aujourd'hui n'importe qui a un smartphone et on est effectivement « surveillable », voire surveillé, en permanence. Il appelle ça un outil de tracking comportemental.

Le problème c'est également que là, on a eu, au-delà des révélations Snowden, heartbleed, donc la faille de sécurité qui existait depuis des années dans OpenSSL ; on a eu TrueCrypt, dont on ne sait toujours pas ce qu'il en est exactement, au sens où, TrueCrypt, qui est donc le logiciel, le coffre fort électronique de référence qui était utilisé depuis des années, dont on ne connaissait pas l'identité de ses développeurs et qui, du jour au lendemain, alors qu'il y a un audit qui a été lancé depuis des mois, qui a été financé pour vérifier qu'il n'y a pas de faille de sécurité dans TrueCrypt, et où visiblement il n'y avait pas, semble t-il, de faille de sécurité, du jour au lendemain, ils changent leur page d’accueil, ils conseillent d'utiliser le coffre-fort de Microsoft. Oh ! Bizarre comme annonce ! Donc il y a un certain nombre de gens qui supputent que ça pourrait être le même problème que Lavabit, à savoir Lavabit c'était ce fournisseur de mails sécurisés, qui avait dû fermer du jour au lendemain son serveur parce qu'il refusait de donner la clef qui aurait permis de pouvoir ''pawner'' les 400 000 utilisateurs de Lavabit. Sachant qu'en fait, le FBI à l'époque, plutôt que de demander à Lavabit d'autoriser un accès au mail utilisé par Edward Snowden, le FBI avait demandé la clef qui permettait d'avoir accès aux 400 000 utilisateurs de Lavabit. Ce que le PDG de Lavabit a trouvé légèrement disproportionné et ce pourquoi, donc, il a fermé son site. Mais il a mis du temps pour raconter cette histoire parce qu'il avait un gag order, c'est-à-dire une interdiction formelle de la part des autorités américaines de raconter ce qui lui arrivait. Décidément j'ai un peu de mal avec cet écran.

Autre indice de la mesure du fait qu'on serait rentré en une société de la paranoïa, c'est cataCrypt. CataCrypt c'est un événement qui va être organisé, je crois que c'est à San Francisco en octobre prochain, avec des gens comme Whit Diffie, Martin Hellman, Ron Rivest, Peter Neumann, Jon Callas, Jean-Jacques Quisquater. Pour ceux qui s'y connaissent un petit peu en crypto, ce sont juste les grands-pères de la crypto. C'est grâce à eux que le commerce électronique existe, c'est grâce à eux que PGP existe, c'est grâce à eux que la sécurité sur Internet existe, c'est grâce à eux que la sécurité informatique existe. Et donc ils ont appelé ça cataCrypt parce qu'ils disent on est en état de catastrophe. Parce que là, les révélations Snowden montrent qu'il y a énormément d'argent qui est dépensé par la NSA, par le GCHQ, pour pouvoir mettre à mal tous les systèmes de sécurité qui existent, et donc on a un problème, vu que leur problème à eux c'est d'arriver à mettre en place des systèmes de sécurité. La NSA a deux missions normalement. La première mission est de sécuriser les communications des Américains. La deuxième est d’espionner les communications des non Américains. Et donc là on s’aperçoit que cet organisme-là qui est le plus grand employeur de mathématiciens ou l'un des plus gros employeurs de mathématiciens et de cryptographes au monde, dépense énormément de temps à casser ce qu'eux essayent de mettre en place  cataCrypt !

Un autre truc qui est intéressant, quand même, avec cette histoire de société de paranoïa, c'est qu'en fait on n'a pas à être si paranoïaque que ça non plus. Imaginons, Greenwald, toutes les semaines, publie un nouveau document Snowden. Donc ça que veut dire que son ordinateur, l'endroit où les documents Snowden ont été stockés, n'ont pas été piratés par la CIA, la NSA, le GCHQ, le FSB, que sais-je, la DGSE, des méchants pirates. Ça veut dire qu'il est tout à fait possible, même et y compris pour quelqu'un comme Greenwald qui ne comprenait rien à la sécurité informatique jusqu'à l'année dernière, d'arriver à sécuriser son ordinateur et d'arriver à sécuriser ses communications. C'est tout à fait possible ; il en est la preuve vivante. Excusez-moi, pour ceux qui le savent déjà, mais ce qu'il faut comprendre c'est que Greenwald a été choisi par Snowden parce que c'est un roquet, parce que c'est quelqu'un qui mord, qui était anti Bush et il savait que c'était quelqu'un qui n’allait pas se coucher, contrairement à d'autres journalistes américains qui avaient eu des révélations sur la NSA, mais qui avaient accepté de se taire pour ne pas enflammer la situation.
Mais quand Snowden a contacté Greenwald, Greenwald ne lui a pas répondu, parce que ça le faisait chier d'installer PGP. PGP c'est un logiciel qui permet de chiffrer ses e-mails. Donc il a fallu que Snowden contacte Laura Poitras, que Laura Poitras vienne physiquement voir Greenwald en lui disant  « Écoute, je vais te montrer comment on installe PGP ». Elle lui a installé PGP pour qu'ensuite il puisse contacter Snowden et avoir la série de révélations qu'on a eues depuis un an. Mais ce mec-là c'est un noob total. Un mec, ça ne l'intéressait pas ; il ne voulait pas. Maintenant il veut bien. Et maintenant, alors que c'était un noob total, eh bien son ordinateur, visiblement, n'a pas été détruit. Et je pense qu'il y a un certain nombre de personnes au sein de la CIA ou de la NSA qui ont essayé ou qui essayent de détruire ces données-là.

Ça c'est un billet, un tout petit billet qui est passé relativement inaperçu, qu'a fait Buchmeyer, qui est une des personnalités les plus respectées dans le milieu de la cryptographie, de la sécurité informatique, juste pour rappeler que la NSA n'est pas magique, elle n'a pas des super pouvoirs, elle ne fait pas tout ce qu’elle veut, c'est beaucoup plus compliqué que ça. Il y a beaucoup de résilience sur Internet, il y a beaucoup de gens qui effectivement ont quand même développé des choses qui fonctionnent plus ou moins bien. Et donc la NSA, son boulot, c'est comme n’importe quel hacker, elle est confrontée à un problème, elle essaie de trouver des solutions. N'importe qui a été confronté à un problème sait que le problème reste entier, après on peut peut-être trouver une solution. Mais visiblement, d'après les révélations Snowden, ils n'ont pas trouvé de solution pour pawner Tor même si, dans certains cas apparemment ce serait possible ; ils n'ont pas trouvé de solution par rapport à Tails, donc c'est cette distrib sécurisée qui tient sur une clef USB ; ils n'ont pas trouvé de solution par rapport au chiffrement GPG, mais il y a plein d'autres moyens de pawner quelqu'un et c'est clair que si vous êtes une cible de la NSA, de la DGSE ou d'un gros service de renseignement comme ça, quel que soit ce que vous pouvez mettre en place ! Eh bien Greenwald, Greenwald il y arrive à sécuriser ! Donc non, il faut arrêter de penser que la NSA est plus forte que toi ! Ou que la DGSE est plus forte que toi ! Ça dépend, des fois oui, mais pas forcément.

Accessoirement, c’est aussi un truc qui m'énerve, c'est Big Brother. J'avais fait un papier, que je n'ai jamais eu le temps de finir, c'était en juillet dernier, « pour en finir avec Big Brother ». La NSA n'est pas une police de la pensée. Obama ce n'est pas Hitler, ce n'est pas Staline. Il faut arrêter avec ce truc-là. Hitler, Staline sont des gens qui tuaient les dissidents. Si vous êtes un dissident aux États-Unis, vous n’êtes pas tué. Certes Laura Poitras vit en exil à Berlin, Jacob Appelbaum vit en exil à Berlin, il y a un certain nombre de personnes qui ont des soucis avec des autorités américaines, mais ce n'est pas comparable avec Big Brother qui était un dictateur. Ça c'était donc une slide sur Tor et Tails. Pour information la semaine prochaine les développeurs de Tor viennent à Paris, pour bosser ensemble ; si vous avez du temps à y consacrer vous pouvez aller les voir et le week-end d'après, ce sont les développeurs de Tails qui viennent également à Paris.

Donc, il faut arrêter de les déifier comme étant des grands méchants. La majeure partie des gens qui travaillent pour les services de renseignement ce sont des fonctionnaires à qui on demande de faire un boulot, qui font le boulot, qui ne sont pas au courant de ce que font les autres. Il y a énormément de gens de la NSA qui ont appris beaucoup plus sur la NSA grâce à Snowden qu'ils n'en savaient en étant à l'intérieur de la NSA. C'est le principe de cloisonnement dans les services de renseignement. Il ne faut pas leur prêter forcément de mauvaises intentions, la majeure partie des gens à la NSA, à la DGSE, leur cible c'est Al-Qaïda, c'est ce qui se passe en ce moment en Libye, c'est ce qui se passe en ce moment en Syrie, c'est ce qui se passe au Mali, c'est ce qui se passe au Niger, pas ce qui se passe à Romorantin, à Paris ou à Numa. Il y a à près deux mille personnes à la direction technique à la DGSE, vu l'ampleur de la guerre au terrorisme, etc, il y en a combien d'après vous qui sont en train d'espionner les gens qui sont ici ? Est-ce que ça fait partie de leurs attributions ? Non. En plus la DGSE, sa mission c'est d’espionner à l'étranger, DGSE, service du renseignement extérieur. C'est la DGSI, l'ancienne DCRI, qui elle peut faire de l'espionnage intérieur et qui effectivement, peut-être elle, va s'intéresser à des gens qui peuvent être subversifs, au sens où dans les missions de la DGSI, il y a la lutte contre la subversion. Et ça, la lutte contre la subversion, ça donne Tarnac, par exemple.

En revenant sur cet article de Big Brother, moi j'en ai marre d'entendre Big Brother, parce que le jour J, un jour on dit que c'est Google qui est Big Brother, le lendemain c'est Facebook qui est Big Brother, après c'est Kinect qui est Big Brother, après ce sont les péages, ce sont les radars automobiles Big Brother, après c'est la NSA qui est Big Brother. Stop. Ce n'est pas Big Brother. Moi ce que je pense, c'est que ce vers quoi on va c'est beaucoup plus Minority Report. À savoir un monde où il y aura tellement de machines interconnectées et de plus en plus de machines qui vont décider à la place d’êtres humains et où, à des moments, il y a des machines qui vont vous dire non. Et en fait Minority Report ça a déjà commencé. J'avais fait un papier là-dessus, les « doigts brûlés » à Calais. À Calais il y a 25 % des réfugiés qui se brûlent les doigts pour effacer les empreintes digitales, parce que si les flics les chopent et qu'ils passent leurs empreintes digitales au fichier des empreintes digitales, EuroDac, européen, ils vont être renvoyés en Italie ou en Grèce, là où ils ont été fichés. Or comme leur objectif c'est d'aller en Grande Bretagne, ils n'ont pas envie de se retaper le périple depuis la Grèce ou depuis l’Italie. Donc le seul moyen pour ne pas être renvoyés là-bas, ils effacent leurs empreintes digitales. Donc Minority Report ça a commencé, c'est maintenant, il y a déjà des gens qui se mutilent pour échapper à des systèmes de fichage utilisant des ordinateurs, sauf que, comme ce sont des réfugiés, sans papiers, à Calais, grosso modo la lie de l’humanité, je ne sais pas si vous avez suivi ce qui s'est passé récemment, un sorte de ???, on les expulse, on les empêche de dormir enfin ils sont vraiment traités pire que des chiens. Pour l'instant les gens ne s'en aperçoivent pas vraiment. Mais moi j'ai fait une émission il n'y a pas très longtemps avec Alain Bauer qui était le monsieur insécurité, le monsieur vidéo surveillance sous Nicolas Sarkozy, et c'était rigolo  à un moment il a reconnu que la quasi totalité des systèmes de vidéo surveillance en France ont été installés n’importe comment. C'était intéressant que ce soit monsieur Alain Bauer qui me dise ça. Et quand j'ai dit  « Mais de toutes façons le problème ce n'est pas Big Brother, c'est Minority Report », « Ouais, ouais, c'est vrai, on va vers Minority Report ». Et donc le truc c'est ça.

Pourquoi j'ai fait cette conférence-là sur la paranoïa ? Parce que je déplore le fait de voir de plus en plus de mes contemporains verser dans la paranoïa, alors qu'on n'a vraiment pas besoin de ça. Pour arriver à mesurer un problème il faut être conscient de ce problème et donc il faut être droit sur pattes, et savoir de quoi on parle, et ne pas raconter n’importe quoi. Le pire est à venir. Là ce qu'on a vu avec Snowden c'est de la roupie de sansonnet par rapport à ce qui va se passer dans vingt ans. Parce que la NSA ne va pas arrêter. La NSA a commencé à faire du massif sur les câbles sous-marins en 2007-2008, la NSA a commencé à s'attaquer à la crypto il y a quelques années seulement, ce sera quoi dans quinze ans, dans vingt ans ? Je n'en sais foutre rien. Ce que je sais c'est que ce sera très certainement pire que ce qu'on a aujourd'hui. Et donc si aujourd'hui on habitue les gens au fait qu'on vivrait sur Big Brother, on va leur dire quoi dans cinq ans, dans vingt ans ? Et en plus, ça intériorise complètement la menace, parce que Big Brother on ne peut rien faire contre lui ! La NSA, ils sont plus forts que toi ! Ces super Dupont, ils sont magiques, ils ont tous les pouvoirs, de toutes façons, ouais, je ne peux rien faire contre la NSA ! Ce n'est pas vrai ! Greenwald, c'était un noob, et il sait faire maintenant. Donc tout le monde peut le faire. Je crois qu'il reste dix minutes, c'est ça ?

C'est un texte qu'on m'a demandé d'écrire, je n'ai pas encore eu le temps de finir, j'avais commencé à l'écrire il y a deux-trois ans maintenant. Je pense vraiment que la défense des libertés et de la vie privée est au 21ème siècle ce que l'écologie fut au 20ème, au sens où la vie privée en soi, on s'en fout, c'est juste un moyen. C'est comme Internet, on s'en fout, c'est juste un moyen. Il n'y a pas de liberté d'expression, il n'y a pas de liberté de circulation, il n'y a pas de liberté d'opinion s'il n'y a pas de vie privée. Parce que si on se sent surveillé on va s’autocensurer, et donc ça va à l'encontre de ce qu'on entend par une démocratie digne de ce nom. Et donc c’est pour ça qu'il faut défendre les libertés et la vie privée, c'est parce que c'est la clef qui permet d’actionner les autres mécanismes. Et je vous remercie.

Applaudissements

Est-ce que vous avez des questions ?

Public : Oui j'en ai une.

J.M. Manach : J'ai dit une bêtise sur PRISM ?

Public  : Je ne sais pas j'étais là-bas. Après il y a un truc qui me choque par contre. Il ne faut pas oublier que dans les programmes, il y a, entre autres, par exemple ''I Hunt Sys Admins'', c'est un analyste de la NSA qui raconte ça sur un forum de la NSA, c'est comment ils chassent les administrateurs système des grosses boîtes. Il ne faut pas oublier ça, c'est aussi super important. En effet ils n'espionnent pas tout le monde, mais ils espionnent beaucoup de personnes, et s'ils veulent rentrer quelque part ils ont largement les moyens de le faire.

J.M. Manach : Si vous êtes la petite copine d'un admin-sys d'un système de sécurité ou si vous êtes admin-sys, occupez-vous aussi de l'ordinateur de votre copine ou de votre copain.

Public : Voilà. Deux autres trucs, pour TrueCrypt, les dernières news. Le plus plausible c'est que les devs en ont eu marre en fait. Ils ont passé l'éponge, c’était juste trop. En gros l’audit de sécurité a dit que c’était bien, il n'y avait pas de grosse faille, mais par contre le code était vieux, il faudrait un peu patcher, enfin refaire un peu le code.

J.M. Manach : Pourquoi est-ce qu'ils n'auraient pas, à ce moment-là, fait un appel à fork ?

Public : C'est ce qui est en train de se passer. Il faut suivre, c'est Matt Goin, il me semble, Matthieu Goin, en gros, il est en train d'appeler à ça et apparemment c'est en train de passer. Et le dernier truc c'est pour Greenwald, pour son ordinateur, il y a plusieurs choses qu'il faut prendre en compte. En effet, aux dernière nouvelles, il ne s'est pas fait avoir, sauf que, comme Schneier et comme les autres quand ils bossent sur les documents c'est sur un ordinateur qui n'est relié à aucun réseau et qui n'est jamais relié à un réseau. Et la NSA sait que, de toutes façons, s'ils vont taper sur ces documents, il y a des sauvegardes partout, et que, s'ils s'amusent à taper sur les personnes qui sortent des documents, ça sera encore pire après. Donc ce n'est absolument pas dans leur intérêt de le faire. Si on joue à ça on peut aller parler avec les debs de Tor et je pense que certains sont très dans la merde pour ça, et je pense que la NSA les vise particulièrement. Pour avoir vu les slides de la NSA depuis 2006 sur Tor, c'est le truc, vraiment, qui les fait vraiment chier.

J.M. Manach : Clairement.

Public : Moi j’avais une petite question sur le fait qu'on est tous, on va dire, potentiellement « surveillables ». Donc là on est encore, nous, enfin en Occident, on va dire dans des démocraties, à peu près. Mais si un jour arrivent au pouvoir des partis qui ont des idées beaucoup moins démocratiques, comme ce qui s'est passé typiquement en Allemagne dans les années 30, ces partis-là peuvent utiliser donc ces technologies pour des choses, pour de la traque aux terroristes mais plutôt de la traque aux opposants politiques. Se retrouver dans un système dictatorial et donc là, potentiellement, on pourrait avoir un système à la Big Brother, pas forcément généraliser la surveillance massive mais au moins traquer les opposants comme ce qui passe dans les dictatures, comme ce qui s'est passé en Libye. Est-ce qu'il y a un risque ou pas, d'après les dernières observations, est-ce qu'il y a un risque qu'on puisse arriver à ce niveau-là ?

J.M. Manach : Ce ne sera pas la faute à Internet !

Public : Ce ne sera pas la faute à Internet.

J.M. Manach : Le truc, c'est ce que disait Okhin tout à l'heure, là c'est de la politique. C'est ce qui s'est passé en 39-45. Tu as un revirement politique et après ils vont utiliser les fichiers. Imaginons le scénario du pire. Il y a quelqu'un qui est vraiment très très méchant, qui prend la tête de la France. Je pense qu'elle va beaucoup plus facilement utiliser les fichiers policiers, que de vouloir surveiller ce que tu fais sur Google ou sur Gmail ; parce qu'à partir des fichiers policiers, il y a énormément de personnes, il y a 10 % de la population française qui est défavorablement connue des services de police. 80 % du 1,2 millions de personnes dont l'ADN est fiché dans les fichiers policiers, 80 % de ces gens-là sont innocents, n'ont jamais été condamnés par la justice. Donc il y a déjà plein de fichiers qui existent, qui permettront de faire de la discrimination, sans avoir forcément utilisé Google. En imaginant qu'un dictateur arrive, et qu’il veuille utiliser un système, je pense qu'il y a plus simple que de vouloir surveiller Gmail pour arriver à savoir si tu es un dissident ou pas. Mais maintenant c'est clair que par ailleurs, et Amésys est un des exemples les plus connus, mais le business des marchands d'armes de surveillance numérique c'est quelque chose qui était estimé à 0 dollar, enfin c'est le fondateur du salon ISS qui l'avait expliqué, en 2001 c’était un marché à 0 dollar et en 2011 c'était un marché à 11 milliards de dollars par an. Et on a aujourd'hui des polices municipales américaines qui achètent des IMSI catchers. Un IMSI catchers c'est une vraie fausse borne de téléphonie mobile, qui permet de choper les numéros de téléphone de tous les gens qui sont à proximité, d'espionner toutes leurs communications téléphoniques, voire de leur envoyer un SMS, comme ça a été le cas sur la place Maïdan. Et ça, ce sont les policiers municipaux qui utilisent ça. En France on a du mal à imaginer que des policiers municipaux commencent à vouloir espionner les communications téléphoniques de gens.

Public  : Oui, mais comme tu disais, la NSA ce sont des fonctionnaires. On a eu le problème dans les années 40 où les fonctionnaires ne faisaient qu'appliquer les ordres. Donc c'est plutôt ça le risque.

J.M. Manach : Mais encore une fois, pour moi, le problème est beaucoup plus politique que technologique par rapport à ça.

Public : Je reviens juste sur un petit truc que tu as dit tout à l'heure. Tu parlais d'intercepter massivement des communications, je dis bien massivement, je ne dis pas systématiquement. Tu parlais de DSLAM, en fait. Déjà, moi si je devais taper énormément de communications ce n'est pas au niveau des DSLAM(s) que j'irai me situer, c’est plutôt au niveau des IX(s). Donc ça c'est un premier truc. Le second truc c'est que, quand on parle de massif, enfin de systématique, moi ce que je vais appeler massif ce n'est pas forcément du systématique, ce n'est pas du global. Ça devient massif quand tu as une rétention de données derrière qui est énorme. Ça devient du massif quand un opérateur n'est pas capable de différencier une ligne sur un DSLAM, qu'il va enregistrer toutes les positions du DSLAM et qu'il va tout fournir au juge et que ça va être gardé pendant des années et des années et que ça va alimenter, peut-être, une base de données obscure sur laquelle on n'a aucun contrôle. Donc je suis un petit peu partagé, en fait, sur le truc, enfin sur ta position parce que, oui, effectivement ce n'est pas du systématique, oui effectivement ce n'est pas du global, mais ça ne retire rien au caractère massif.

J.M. Manach : Le truc après, moi ce que je pointais du doigt, c'était le fait que ça visait des Français en France. Que la DGSE fasse du massif au Mali, au Niger, etc, c'est fort envisageable. Que la DGSE fasse du massif en France, outre le fait que c'est un service de renseignement extérieur et qu'a priori ce serait le boulot de la DGSI, et je ne vois pas pourquoi pas la DGSE ferait ça ; c'est que, en plus ouais, ils sont 2 000 à la direction technique, ils ont franchement autre chose à foutre que de faire du massif en France. Après s'il y a quelqu'un qui fait du massif, je pense que c'est plutôt la DGSI. Est-ce qu'elle le fait ou pas ? Je ne sais pas. Je sais que j'ai commencé à bosser avec Le Monde là-dessus. On a commencé à bosser avec Qosmos. J'ai expliqué au Monde que Qosmos travaillait avec des services de renseignement, français, Le Monde a publié, a fait une Une de l’information en disant que c'était avec la DGSE ; je ne sais pas si c'est avec la DGSE ou la DGSI que Qosmos bosse. Je crois même que c'est plutôt avec la DGSI que Qosmos bosse. Pourquoi est-ce que la DCRI, enfin la DGSI, le renseignement intérieur, utiliserait des systèmes de surveillance de métadonnées, de DPI, en France ? Je ne sais pas. Moi le truc c'est que j'ai des questions, il y a un certain nombre de fois, j'ai des réponses, et il y d'autres fois, je n'ai pas de réponses.

Public : Juste parce qu'ils peuvent le faire, en fait. C'est ce que dit la NSA et le GCHQ, on collecte tout parce que c'est là.

J.M. Manach : En même temps on a aussi tous les officiels, que ce soit les politiques ou Zabulon, qui est le coordinateur du renseignement, enfin toutes les personnes qui se sont exprimées, même y compris des responsables des services de renseignement, qui disent que les États-Unis font du massif parce qu’ils vont pêcher au chalut, nous on va pêcher au harpon. C'est ce qu'ils disent. Maintenant je ne sais pas, je ne suis pas dans les petits papiers, mais c'est sûr que quand on compare les moyens financiers, les moyens humains dont dispose la NSA, effectivement ils peuvent se permettre de faire plus facilement du massif, que la DGSE ne peut se le permettre ; mais maintenant je ne sais pas.

Public : Les services français ont toujours dit ça, oui. Eux ils font au chalut et nous on le fait au harpon et c'est toujours très précis ; mais après ça, on le voit avec la NSA, entre ce qu'ils disent et ce qu'ils font !

J.M. Manach : Historiquement, c’était une des choses qui avait été débattue pas mal suite aux attentats du 11 septembre, c'est que les services de renseignement français faisaient de l'infiltration, faisaient effectivement du ciblé, pour infiltrer des cellules et c'est comme ça qu'ils luttaient contre le terrorisme. Alors que les Américains, eux ils ne faisaient pas de l'infiltration, ils faisaient du renseignement électromagnétique, du renseignement électronique, du massif et ils n'ont pas été capables d’empêcher les attentats. Et donc, suite à ça, il y a eu un certain nombre de réformes dans les services de renseignement, à la fois en France et aux États-Unis, pour que, un, la France, c'est ce qu'ils racontent en tout cas, ne fasse pas de massif, parce qu'on a vu, ça n’empêche pas les attentats, et deux, au contraire, ils développent le ciblé. Et Bernard Barbier, lors de la conférence à laquelle j'avais assisté, c'est ce qu'il expliquait, il expliquant que quand il avait commencé à la direction technique dans les années 70, dès qu’il y avait un signal de communication chiffrée qui passait, c'était forcément un espion, un militaire, ou un membre des services de renseignement, parce que la crypto c'était réservé aux militaires et aux espions. Aujourd'hui le problème, c'est que, quand on fait une interception, une bonne partie du trafic est chiffrée, donc ça ne sert à rien de surveiller. Et ça, il avait expliqué ça en 2009, bien avant les révélations Snowden. Donc il expliquait que ça ne servait à rien de faire du massif parce qu'il y a trop de trafic chiffré. Par contre, ce qui est important, c'est d’arriver à pouvoir installer un cheval de Troie sur l'ordinateur du terroriste, donc d'identifier le terroriste, donc de choper tous les mots de passe pour arriver à faire le lien entre le terroriste la nuit et étudiant le jour. Il y avait une autre question je crois ?

Public : Non, je voulais revenir effectivement sur ce que tu évoquais, sur le développement industriel et marchand que tu évoquais. Moi je côtoie beaucoup de représentants de milieux de la sécurité et de la défense sur ce domaine-là, et on se rend compte qu'il y a très souvent, chez beaucoup, la dimension que j'appelle « de l'objet magique », c'est-à-dire qu’on traite ce qui s'est passé aussi avec les caméras de surveillance  la technologie est un objet magique qui va résoudre tous vos problèmes. Les caméras de surveillance, effectivement c'est totalement vrai, ont été mises n'importe comment et ont un impact très limité, notamment ce qu'on rencontre sur les études qui ont été faites, c'est que c’était très souvent dans les espaces clos que les caméras de surveillance servaient à quelque chose, dans tous les espaces ouverts ça ne sert strictement à rien.
J.M. Manach : Ça sert de temps en temps !

Public : Voilà. Mais strictement à rien, pour moi, par rapport au pourcentage et au développement qui a été mis ça ne sert à rien. Et ça sert justement à la tune. Il y a eu une culture qui s'est imposée, et aussi dans le domaine numérique, dans les services de sécurité défense, la culture de se dire la technologie va nous aider, ça va être vraiment l'objet magique qui va tout résoudre comme problèmes. Et effectivement la collecte d'informations, très souvent on se rend compte que les informations on ne sait pas ce qu'on en fait, on s'en débarrasse très vite sans en avoir utilisées, mais on collecte, on ne sait jamais, ça peut servir !

J.M. Manach : C'est ce qu'ils font sur les messages chiffrés. Apparemment ils interceptent les messages chiffrés qu'il stockent, mais ça en fait il faut comprendre, parce que ça a déjà fonctionné. Au sens où, il y a plein de messages chiffrés qui avaient été interceptés par les services de renseignement britanniques ou américains, en 39-45, qu'ils ont réussi à déchiffrer dans les années 60, parce que la puissance de calcul a évolué et, dans les années 60, ils ont pu, comme ça, identifier des espions ou des taupes, quinze ans après. Donc c'est avec cette logique-là qu'ils stockent les messages chiffrés, en espérant un jour pouvoir les déchiffrer, et donc pouvoir arriver à faire le boulot, même s'il va falloir attendre vingt ans pour arriver à déchiffrer ces messages. Ça peut avoir une utilité ce qu'ils ont appris dans les années 60 sur ce qui s'était passé en 39-45, ça leur a servi ; alors peut-être un message, deux messages, dix messages sur les milliers qu'ils avaient. Mais au cas où ! Voilà. Ils sont assez fétichistes.

Public : Tu as cité Tails tout à l'heure. Juste pour info, on a un projet en cours avec l'équipe de Tails sur la partie design de Tails. On a commencé à faire des ateliers pour que des gens encore plus que nuls que Greenwald puissent comprendre comment l’utiliser. On a un atelier ici samedi, donc s'il y a des designers dans la salle ou j'irais jusqu'à des devs plutôt front-end, on organise un atelier samedi après-midi à partir de ce qu'on a identifié sur des ateliers d’usage, pour pouvoir travailler avec l'équipe de Tails, pour améliorer le design de l'interface, du site, pour le rendre plus ''user friendly'' et du coup baisser l’écueil à passer pour comprendre comment l'utiliser.

J.M. Manach : Sachant que ça donc ça ressemble à un Windows XP, mais en fait c'est Tails. Ils ont une option camouflage qui fait que pouvez laisser croire à tout le monde que vous utilisez XP, alors qu'en fait pas du tout. Et donc ce n'est pas compliqué, on télécharge la distrib, on la grave sur un disque. On redémarre l’ordinateur sur le cédérom, en demandant à l'ordinateur de redémarrer sur le cédérom. Vous arrivez sur Tails et là vous cliquez sur le bouton « grave-moi ça sur une clef USB ». Vous mettez la clef USB, vous gravez, vous redémarrez votre ordinateur, et après, sur votre portable ou n'importe quel ordinateur, il suffit de mettre la clef USB, de redémarrer l’ordinateur et ça redémarre là-dessus. Ce n'est franchement pas compliqué en termes d'ergonomie. Et après on est dans un environnement où, par défaut, toutes les communications passent par Tor et où il y a l'essentiel des outils qui permettent de communiquer de façon sécurisée sur Internet.

Public : Sur Tails il y a des cryptoparties aussi sur les quatre jours, donc si vous voulez venir pour apprendre à se servir de Tor, de Tails, de tous les outils de crypto, ce sera dans la salle à côté, on va être dispo tous les quatre jours donc viendez nombreux !

Y a t-il d'autres questions ?
Dans ce cas-là merci beaucoup.

Applaudissements.

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(09/12/2014 @ 00:43)

Revue de presse de l'April pour la semaine 49 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 49

[Le Telegramme] Réduction des déchets. Les ordinateurs aussi

Par la rédaction, le vendredi 5 décembre 2014. Extrait:
> Une trentaine de personnes se sont succédé samedi après-midi à l'après-midi découverte dédiée à lutter contre l'obsolescence programmée des ordinateurs, organisée par Radio Evasion.
Lien vers l'article original: http://www.letelegramme.fr/finistere/le-faou/reduction-des-dechets-les-ordinateurs-aussi-05-12-2014-10450827.php

[Libération.fr] The Pirate Bay bloqué en France

Par Camille Gévaudan, le vendredi 5 décembre 2014. Extrait:
> D'ici quinze jours, les principaux fournisseurs d'accès à Internet devront empêcher l'accès des Français au moteur de recherche de fichiers pirates.
Lien vers l'article original: http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/12/05/the-pirate-bay-bloque-en-france_1157463

Et aussi:
[Next INpact] La justice française ordonne le blocage de The Pirate Bay et de ses miroirs
[Next INpact] Rapport droit d'auteur: le calendrier de l'eurodéputée du Parti pirate

[l'Humanité.fr] Le numérique : du doigt et du nombre

Par Cynthia Fleury, le vendredi 5 décembre 2014. Extrait:
> Faire baisser le prix du livre numérique pour, au passage, s’attaquer au livre et s’attaquer au format poche, ce serait un enjeu de taille pour l’économie numérique. Délinéarisation des contenus culturels («comme si on pouvait tuer le temps, sans blesser l’éternité», David Thoreau), métamorphose de l’archivage, livres augmentés, relance de l’approche culturelle universaliste et encyclopédiste, livre comme objet d’art, mobilité des œuvres artistiques, etc. Voilà quelques pistes de réflexion du livre blanc publié par l’Afdel et Renaissance numérique.
Lien vers l'article original: http://www.humanite.fr/le-numerique-du-doigt-et-du-nombre-559408

[Next INpact] Hollande pour une formation des enfants au code et à la «citoyenneté numérique»

Par Xavier Berne, le vendredi 5 décembre 2014. Extrait:
> Annoncé par le chef de l’État lors de son interview télévisée du 14 juillet, le futur «plan pour le numérique à l’école» vient à nouveau d’être évoqué par François Hollande. Le président de la République a notamment affirmé qu’il fallait «préparer nos enfants beaucoup plus tôt au codage», ainsi qu’à «la société numérique de demain».
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91252-hollande-pour-formation-enfants-au-code-et-a-citoyennete-numerique.htm

[internet ACTU.net] Préserver les logiciels… et la philosophie qui va avec

Par Rémi Sussan, le jeudi 4 décembre 2014. Extrait:
> Une organisation futuriste tournée vers le passé. C’est bien ainsi qu’on pourrait définir la fondation du “Long Now”, fondée par Stewart Brand et Brian Eno, et dont nous avons déjà parlé dans nos colonnes.
Lien vers l'article original: http://www.internetactu.net/2014/12/04/preserver-les-logiciels-et-la-philosophie-qui-va-avec

[InformatiqueNews.fr] Passer à une informatique à l'échelon du web?

Par Thierry Outrebon, le lundi 1 décembre 2014. Extrait:
> Briser les chaînes qui vous entravent – L’Entreprise est-elle prête à passer à une informatique à l’échelon du web?
Lien vers l'article original: http://www.informatiquenews.fr/passer-informatique-lechelon-du-web-mike-joachamsen-emulex-26012

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(08/12/2014 @ 17:10)

Nouveau rejet de l'amendement imposant une TVA au taux normal pour tous les livres numériques verrouillés par des DRM  Voir?

Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative 2014, la députée Isabelle Attard avait de nouveau déposé son amendement qui imposerait une TVA au taux normal sur tous les livres numériques verrouillés par des DRM. L'April avait déjà soutenu par le passé cet amendement. Malheureusement, les députés l'ont de nouveau rejeté lors des débats du vendredi 4 décembre 2014.

Le gouvernement a usé une nouvelle fois de l'argument des négociations en cours avec la Commission européenne pour masquer l'absence de volonté politique de lutter contre les systèmes qui enferment les utilisateurs et les rendent captifs, alors même que des scandales récents, comme celui de la surveillance des usagers par Adobe, montrent l'urgence de mettre un terme à ces pratiques. L'April regrette, comme la députée Isabelle Attard, qu'au bout d'un an il n'y ait encore eu aucun échange entre le ministère des Finances et le ministère de la Culture au sujet de l’interopérabilité. Combien de temps faudra t-il encore attendre pour que la discussion s'engage entre ces deux ministères ?

Pour écouter le débat autour de cet amendement, consultez la vidéo sur le site de l'Assemblée nationale (partie "Amendements 259 à 501" à partir de 1 min 35 jusqu'à 10 min).

Transcription des échanges

Président : Le 290, madame Attard.

Isabelle Attard : Monsieur le Président, monsieur le Ministre et madame la Rapporteure générale, notre amendement 290 répond simultanément à trois problèmes majeurs du marché du livre numérique. Chacun de ces problèmes est suffisamment sérieux pour justifier l'adoption de cet amendement.

Le marché du livre numérique en France est prisonnier d'opérateurs étrangers, Amazon avec Kindle, Apple avec Itunes et Google avec Google Play Books. Leurs clients croient acheter des livres numériques. C'est faux. Leurs clients souscrivent une licence de lecture extrêmement limitée. Si le client change de système de lecture, il ne peut plus accéder au livre qu'il croit avoir acheté. La solution s'appelle l'interopérabilité. Acheter un livre numérique doit donner accès à ce livre sur n’importe quel appareil, sans limitation. J'ai entendu effectivement beaucoup de discours en faveur de l’interopérabilité, il est temps aujourd'hui de passer aux actes.

Je vous propose de restreindre la TVA réduite aux ventes de vrais livres numériques, donc aux fichiers fournis sans verrou logiciel, sans DRM. Nous réglerions par la même occasion trois problèmes. Premièrement nous favoriserons les petits éditeurs et vendeurs qui optent pour des systèmes ouverts et nous leur donnerons les moyens de lutter à armes égales contre les systèmes fermés des multinationales. Si Hachette a tant souffert de son conflit avec Amazon, c'est qu'il n'est pas en position de se retirer. L'interopérabilité est une condition importante de limitation des monopoles. À ce titre l'éditeur français Bragelonne, leader français du livre numérique, qui n'applique aucun verrou logiciel à ses fichiers, n'a pas de problème.

Deuxièmement, nous inciterons au respect des lecteurs. Il n'est pas normal que l'on puisse vous priver des livres que vous avez achetés, par exemple si vous souhaitez changer de matériel. Et enfin, troisièmement, et ce n'est pas le moindre, nous offrirons un compromis acceptable à la procédure engagée par la Commission européenne contre la France. La Commission européenne prétend que les livres numériques ne sont pas des livres mais des services, ce qui impliquerait un taux de TVA normal à 20 %. La Commission a raison mais seulement à propos des licences de lecture limitées. La France prétend, de son côté, qu'un livre, numérique ou pas, est un livre, et que le taux de TVA réduit s'impose. La France a raison mais seulement pour les fichiers numériques librement réutilisables. Le Syndicat National de l’Édition vient de demander à ses membres de se préparer à la condamnation de la France et à la suppression en urgence de la TVA réduite sur le livre numérique.

Donc distinguons fiscalement les livres avec et sans verrou logiciel et nous obtiendrons tous les bénéfices que je vous annonce. Merci.

Président : Avis de la commission. Madame la Rapporteure générale.

Rapporteure générale : Avis défavorable. C'est un amendement que nous avions déjà rejeté lors du projet de loi de finance rectificatif, en juillet dernier. Alors deux points. Si effectivement nous supprimions l'éligibilité des livres numériques au taux de 5,5 %, nous risquerions de fragiliser notre position devant la Cour de justice européenne sur le livre numérique, puisque, effectivement, nous défendons la position que les textes dématérialisés puissent bénéficier du taux réduit, comme les livres papier, puisque nous estimons que leur contenu est de même nature. C’est la position que nous défendons auprès de la Cour de justice européenne. Ensuite vous soulevez un second point qui est l'interopérabilité des livres numériques. C’est vrai que ce point-là mérite, je crois, d’être approfondi et d’être traité notamment en liaison avec le ministère chargé de la Culture, mais il ne relève pas directement de la fiscalité, c’est-à-dire qu'il n’est pas directement lié au taux à 5,5 % de TVA. Donc pour ces deux raisons, la commission a rejeté votre amendement

Président : Avis du gouvernement. Monsieur le Ministre.

Christian Eckert : Les deux raisons évoquées par madame la Rapporteure générale sont partagées par le gouvernement. Nous sommes en procédure d'infraction devant la Communauté puisque nous avons décidé, en nous appuyant sur le principe de neutralité fiscale, c'est-à-dire considérer que le livre papier ou le livre sous forme numérique sont de même nature, nous avons décidé d'appliquer le taux réduit à 5,5 % sur les livres au format numérique. La Commission conteste cette position, et si nous restreignions, comme vous l'évoquez, aux seuls livres numériques chargés suivant un format libre, nous fragiliserions notre position par rapport à la Commission puisque nous appuyant sur un argument qui n'est pas celui que nous mettons en avant et qui nous semble plus solide. Et deuxièmement, comme l'a dit parfaitement la rapporteure générale, l'outil fiscal, sur un vrai sujet que vous évoquez, l'interopérabilité, l'outil fiscal ne nous semble pas approprié pour régler ce type de question. Donc le gouvernement est également défavorable à cet amendement si vous le mainteniez. Je pense que nous ne rendrions pas service à la cause poursuivie en adoptant cet amendement. Si vous le mainteniez, le gouvernement y est défavorable.

Président : Madame Attard.

Isabelle Attard : Monsieur le Ministre, je vous entend très bien, je vous entendais aussi très bien il y a un an, lorsque vous étiez rapporteur et que vous m'aviez répondu la même chose sur ce même amendement. Je me souviens également de ce qu'on nous a répondu, au niveau du groupe écologiste, sur cet amendement en juillet dernier et à chaque fois, c’était « oui c'est très intéressant, mais nous allons en discuter avec le ministère de la Culture ». Donc j'espère qu'il faut moins d'un an pour discuter d'un seul amendement avec un autre ministère et ce n’est pas une condition qui me satisfait. Je pense qu'un an pour discuter c'est largement raisonnable.

Ensuite, vous nous dites que cet amendement affaiblirait les positions de la France face à la Commission européenne. Nous devons déjà provisionner, pour tous les jours où nous enfreignons la réglementation de cette TVA à 20 % sur les livres numériques, avec verrou ou sans verrou, avec DRM ou sans DRM, donc nous sommes déjà face à un conflit. Et nous vous disons que, lorsque deux parties en conflit sont dans l'erreur, chacune a en partie raison, chacune a en partie tort. La première à le reconnaître et à proposer une solution mutuellement avantageuse est forcément en position de supériorité.

Effectivement, la Commission a raison : un livre numérique est un service et nous leur disons, plus intelligemment, que lorsque ce livre est avec un verrou c'est un service, mais lorsqu'il ne l'est pas c'est un vrai livre. Vous respectez et vous défendez l'exception culturelle face aux GAFA depuis deux ans et demi et je suis tout à fait d’accord avec vous contre Google, Amazon et Apple, vous avez raison. Ils sont en position de monopole et empêchent et censurent les éditeurs qui oseraient proposer des livres qui ne correspondent pas à leur éthique. Ce qui est complètement incroyable de censurer un livre, ça n'existe pas sur le marché du livre papier. Pour régler ce problème le mieux possible, parce qu'on va commencer à avoir des sommes à provisionner pour chaque jour en infraction, cette solution nous semble extrêmement raisonnable, de faire la distinction entre un vrai livre numérique et un faux livre numérique.

Président : Monsieur Le Ministre.

Christian Eckert : Oui, madame la Députée, j’entends bien votre argumentation. Premièrement, en ce qui me concerne, à titre personnel, je n'ai jamais été favorable à ce que nous nous mettions en infraction par rapport à la réglementation européenne. Le Parlement a adopté une disposition, il est bien évident que je m'y rallie. Ça c’est pour la première partie de votre intervention. Quand à la seconde partie de votre intervention, je pense que l'outil fiscal n'est effectivement pas la bonne solution. Il y avait plus de six cents amendements sur ce texte, madame la Députée, le Secrétaire d’État au Budget n'est pas le ministère de la Culture !

Président : Je mets aux voix cet amendement qui fait l'objet d'un avis défavorable. Qui est pour son adoption ? Contre ? Il est rejeté.

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(08/12/2014 @ 08:46)

Revue de presse de l'April pour la semaine 48 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 48

[Les Echos] Richard Stallman (GNU/Linux) défend le logiciel libre à l'Ecole Centrale

Par Florian Debes, le mercredi 26 novembre 2014. Extrait:
> Richard Stallman, grand défenseur du logiciel libre et inventeur du système d’exploitation GNU/Linux, tenait conférence, vendredi 21 novembre 2014, devant les anciens élèves des Ecoles Centrales et Supélec. Il critique notamment l'utilisation des logiciels Saas.
Lien vers l'article original: http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/0203965181304-richard-stallman-deconseille-le-cloud-public-aux-entreprises-105681.php

Et aussi:
[cio-online.com] Les logiciels libres populaires d'abord pour leur qualité avant leur coût
* [Solutions-Logiciels.com] Plus de 75 % des décideurs informatiques s'accordent sur l'intégrité et la crédibilité des logiciels open source

[Bug Brother] Surveillance: pourquoi je suis assez optimiste (à moyen terme en tout cas)

Par Jean-Marc Manach, le mercredi 26 novembre 2014. Extrait:
> Dans le prolongement de l’affaire Snowden, la revue Risques de la Fédération française des sociétés d'assurance m'a invité, le 24 juin dernier, à participer à une table ronde réunissant également Philippe Aigrain (@balaitous sur Twitter), co-fondateur de La Quadrature du Net, chercheur et essayiste, Antoine Lefébure (@segalen), auteur de L'affaire Snowden (Ed. La Découverte), Pierre-Olivier Sur, bâtonnier de Paris et Thierry van Santen, directeur général d’Allianz Global Corporate & Specialty SE France.
Lien vers l'article original: http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2014/11/26/surveillance-pourquoi-je-suis-assez-optimiste-a-moyen-terme-en-tout-cas

[La Tribune] Démanteler Google: quand les politiques s’invitent dans un dossier de concurrence

Par Delphine Cuny, le mardi 25 novembre 2014. Extrait:
> Le Parlement européen devrait se prononcer jeudi sur une motion proposant une scission du géant américain de l’Internet. Si Google n’a pas souhaité réagir officiellement, cette intrusion du politique dans l’enquête antitrust de la Commission l’inquiète. Décryptage
Lien vers l'article original: http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20141125tribc0e2f8db3/demanteler-google-quand-les-politiques-s-invitent-dans-un-dossier-de-concurrence.html

[Next INpact] Éducation: des élus s'inquiètent du coût des tablettes promises par Hollande

Par Xavier Berne, le mardi 25 novembre 2014. Extrait:
> Le moins que l’on puisse dire, c’est que la promesse de François Hollande d’offrir des tablettes à tous les élèves de cinquième à partir de 2016 est loin de convaincre... Deux parlementaires de l’opposition ont récemment saisi la balle au bond pour pointer du doigt le coût et l’utilité d’un tel déploiement.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91022-education-elus-sinquietent-cout-tablettes-promises-par-hollande.htm

[Next INpact] Droit d'auteur: critiquée, l'eurodéputée du Parti Pirate répond à Fleur Pellerin

Par Marc Rees, le lundi 24 novembre 2014. Extrait:
> Le 18 novembre dernier, devant les ayants droit du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, Fleur Pellerin a écorné la décision du Parlement européen de confier à Julia Reda, eurodéputée du Parti Pirate, la rédaction d’un rapport sur l’adaptation de la directive sur le droit d’auteur. Celle-ci vient de répondre à ses remarques.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91065-droit-dauteur-critiquee-eurodeputee-parti-pirate-repond-a-fleur-pellerin.htm

[Numerama] Face à l'omniprésent Wikipédia, Encyclopædia Universalis dépose le bilan

Par Julien L., le samedi 22 novembre 2014. Extrait:
> La société éditant l'Encyclopædia Universalis a déposé le bilan, incapable de tenir la distance face à Wikipédia. Elle a été placée en redressement judiciaire et ses perspectives futures sont particulièrement sombres.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31360-face-a-l-omnipresent-wikipedia-encyclopadia-universalis-depose-le-bilan.html

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(01/12/2014 @ 16:54)

Lettre d'information publique de l'April du 1er décembre 2014  Voir?

Bonjour,

l'éducation et le monde associatif sont au cœur de notre activité récente. Notre appel pour l'usage des formats ouverts dans l'Éducation nationale a déjà été signé par plus de 4 200 personnes et organisations. Un grand merci pour ce soutien. Si ce n'est pas déjà fait, je vous encourage à signer dès maintenant cet appel et à le diffuser largement. Le succès de cette campagne ne dépend que de nous tous.

Côté monde associatif, notre questionnaire à l'intention des associations pour connaître leurs pratiques informatiques a déjà reçu plus de 100 réponses. N'hésitez pas à diffuser ce questionnaire dans votre réseau d'associations.

Sur le front des dossiers, dans ses conclusions sur le recours de l'Espagne contre les textes mettant en place le brevet unitaire, Yves Bot, l'avocat général de la Cour de Justice de l'Union européenne, donne carte blanche au microcosme des brevets. De récents entretiens avec une ministre et des membres de cabinets ministériels ont été l'occasion d'échanger sur les politiques publiques et le logiciel libre.

Vous pouvez retrouver les actualités de l'April dans une vidéo d'une dizaine de minutes.

Dans l'agenda des événements à venir une conférence à La Courneuve le 4 décembre, des apéros April le 19 décembre (Paris et d'autres villes à venir). Un anniversaire important, l'April fête ses 18 ans, la création de l'association ayant été publiée au Journal Officiel du 18 décembre 1996. Un apéro est organisé au local de l'April à Paris et sans doute dans d'autres villes, et nous fêterons cet anniversaire plus largement début 2015. De plus amples informations seront bientôt communiquées.

La prochaine assemblée générale de l'association aura lieu le samedi 7 février 2015 à l'université Paris 8 (Saint-Denis). L'AG sera diffusée en direct, en audio et en vidéo. N'hésitez pas à nous rejoindre dès maintenant.

Pour finir, nous avons le plaisir d'annoncer l'arrivée d'Isabella Vanni au poste de coordinatrice vie associative et assistante projets.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une trentaine d'articles.

Si vous voulez nous soutenir, n'hésitez pas à faire un don ou à adhérer à l'association.

Signez l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale

Le 13 novembre 2014, l'April a lancé l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale avec le soutien initial de plus de 100 personnels enseignants appuyés de syndicats et associations de l'Éducation nationale. En plus du soutien initial du SE-UNSA, du SGEN-CFDT, de la Fédération SUD Éducation, cet appel a été signé aussi par la CGT-Éduc'action ainsi que le SNES-FSU et le SNUipp. Du côté des associations d'enseignants, en plus des Clionautes, de LinuxÉdu, Sésamath, PAGESTEC, la FADBEN, SILLAGES, de nombreuses autres nous ont rejoints. À ce jour plus de 4 000 signatures ont été recueillies dont celles de nombreuses personnalités du monde de l'Éducation. N'hésitez pas à signer et diffuser l'appel.

Diffuser le questionnaire à l'intention des associations pour connaître leurs pratiques informatiques

Dans la continuité du travail engagé en 2008-2009 par le groupe de travail Libre Association, l'April a souhaité interroger à nouveau les associations sur leurs pratiques informatiques et sur les logiciels libres qu'elles utilisent le cas échéant. Nous avons donc lancé il y a quelques semaines un nouveau questionnaire Associations et activités numériques 2014. Il y a déjà plus de 100 questionnaires remplis sur un objectif minimal de 400.

Dossiers, campagnes et projets

Adoption de la loi relative à la lutte contre le terrorisme

Le 4 novembre 2014, le Sénat a voté en deuxième lecture le projet de loi relatif au terrorisme. Examiné selon la procédure d'urgence, le texte ne pouvait plus être amendé par les sénateurs, qui ont donc adopté la même version liberticide que celle proposée par les députés.

Entretiens avec Ministre et cabinets ministériels

Nous avons eu récemment plusieurs rendez-vous institutionnels et notamment avec le cabinet de Thierry Mandon, secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification ; avec le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Frédéric Couchet était également présent lors d'un entretien entre Axelle Lemaire, secrétaire d'État chargée du Numérique, et Richard Stallman. Ces rendez-vous ont été l'occasion d'échanger sur les politiques publiques et le logiciel libre.

Brevet unitaire : l'avocat général Yves Bot suggère à la Cour de Justice de donner carte blanche au microcosme des brevets

Le 18 novembre 2014 l'avocat général de la Cour de Justice de l'Union européenne, Yves Bot, a rendu ses conclusions sur le recours de l'Espagne contre les textes mettant en place le brevet unitaire.

De l'importance des formats ouverts dans l'éducation (vidéo de 2 mn)

Notre appel en faveur des formats ouverts dans l'éducation a a eu l'honneur d'être évoqué lors d'une question adressée par la députée Isabelle Attard à la ministre Najat Vallaud-Belkacem et sa secrétaire d'État Geneviève Fioraso. Aucune réponse n'a été apportée, cette non-réponse nous a inspiré une petite vidéo.

Vidéo de 10 minutes sur les actualités de l'April

Lionel Allorge et Luc Fievet présentent les actualités de l'Aprtil dans une vidéo d'une dizaine de minutes.

Traduction en Italien de notre actualité « La vente forcée aurait-elle ses jours comptés ? »

Le 11 septembre 2014, la Cour de cassation italienne avait rendu une décision attendue sur les questions de vente forcée, en condamnant la société HP à rembourser à un consommateur les licences des logiciels pré-installés sur son ordinateur et qu'il ne souhaitait pas acquérir. L'April avait félicité l'association ADUC, qui a porté l'action, ainsi que Marco Ciurcina, avocat, pour le résultat obtenu. Notre actualité est désormais disponible en italien et c'est la première du genre.

Médias

Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte ici) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais également diffusée chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Cette revue de presse est commentée dans un podcast disponible sur http://audio.april.org. Il est repris chaque semaine dans l'émission Divergence numérique qui est diffusée sur Divergence FM, Radio Escapade, Radio Larzac. Le podcast est également diffusé sur Radio Ici&Maintenant et Radio Au fil de l'eau.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide revue de presse est disponible pour ceux qui souhaitent contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Conférences, événements

Événements à venir

Événements passés

  • L'April était présente à Capitole du Libre (14 au 16 novembre 2014 à Toulouse) avec notamment une conférence de Rémi Boulle, vice-président de l'April le dimanche 16 novembre
  • L'April a tenu un stand et donné plusieurs conférences à l'Ubuntu Party de Paris les 15-16 novembre 2014 à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris.
  • l'April est intervenu lors de la journée Éducation populaire et action citoyenne organisée par le CNAJEP (Comité pour les relations nationales et internationales des associations de Jeunesse et d'éducation populaire) le lundi 17 novembre 2014 au Comptoir Général à Paris.
  • Apéro April le 21 novembre 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April (Paris)

Vie associative

Arrivée d'Isabella Vanni dans l'équipe de l'April

L'April a le plaisir d'annoncer l'arrivée d'Isabella Vanni dans son équipe de permanents, au poste de coordinatrice vie associative et assistante projets.

Assemblée générale de l'April le 7 février 2015

La prochaine assemblée générale de l'association aura lieu samedi 7 février 2015 à l'université Paris 8 (Saint-Denis). Un retour aux sources pour les 18 ans de l'April. L'AG sera diffusée en direct, en audio et en vidéo.

Nous profitons du week-end pour organiser des discussions, réunions de travail le dimanche 8 février, le lieu reste à fixer. Et le samedi 7 février au soir une soirée sera organisée. Plus de détails bientôt.

N'hésitez pas à rejoindre dès maintenant.

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi à midi pile les adhérents et les permanents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite idées et contributions, permet de suivre les activités des autres et d'éliminer un certain nombre de problèmes bloquants...

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus et consulter en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 7 novembre 2014, la synthèse de la revue du 14 novembre 2014, la synthèse de la revue du 21 novembre 2014, la synthèse de la revue du 28 novembre 2014.

Adhésions

Adhésions de personnes physiques

Au 1er décembre 2014, l'association compte 4 176 adhérents (3 771 personnes physiques, 405 personnes morales).

Adhésions de personnes morales

Nous avons le plaisir d'accueillir l'entreprise :

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante http://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

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Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : http://www.april.org/adherer?referent=lettre%20publique.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

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Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou une association, adhérez pour participer activement aux décisions stratégiques qui vous concernent !

Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : adhérant dès maintenant à l'April.

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Archives

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Les archives de la lettre sont disponibles en ligne à l'adresse suivante : http://www.april.org/wws/arc/april-actu.

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(01/12/2014 @ 13:45)

Actualités de l'April du 30 novembre 2014  Voir?

Informations

20141130_actualites_april.png
Luc Fievet et Lionel Allorge
vous présentent les actualités
de l'April du 30 novembre 2014

  • Titre : Actualités de l'April du 30 novembre 2014
  • Intervenants : Luc Fievet, Lionel Allorge
  • Réalisation : Luc Fievet, Lionel Allorge
  • Licences : Gnu FDL 1.3 ou ultérieure, CC-by-SA 2.0 ou ultérieure, Art Libre 1.3 ou ultérieure
  • Durée : 10 mn 02 s
  • Média : 20141130_actualites_april.webm (105,3 Mo)
  • Logiciels utilisés : Kdenlive pour le montage vidéo et Inkscape pour le générique

Transcription

Luc : Bonjour Lionel.

Lionel : Bonjour Luc.

Luc : Des nouvelles de l'April en ce mois de presque décembre.

Lionel : Ça y est. On y est.

Luc : On va faire ça un peu chronologiquement. Qu'est-ce qui s'est passé récemment ? On a eu toute une série d'événements qui montrent que la rentrée était un petit peu chargée. Du côté de Toulouse il y a eu le Capitole du Libre où l'April était présente.

Lionel : Voilà. Un grand événement libriste avec des conférences, des ateliers, etc.

Luc : Notamment Rémi Boule, un des membres du CA, était présent.

Lionel : Tout à fait, donc membre du conseil d'administration de l'April qui était présent là-bas.

Luc : Voilà et qui a fait une conférence. Quoi d'autre ?

Lionel : Eh bien l'Ubuntu Party qui se tenait malheureusement exactement sur le même week-end, au même moment donc, à Paris. Et là aussi on a donné plusieurs conférences, on a tenu un stand. Il faut en profiter pour remercier ceux qui sont venus nous aider d'ailleurs.

Luc : Oui, parce qu'en dernière minute on n'avait personne.

Lionel : On n'avait personne. On a dû faire un appel un petit peu en dernier recours.

Luc : Et on a fait quelques conférences.

Lionel : C'est ça. Toi tu peux déjà parler des deux conférences que tu as faites.

Luc : Oui. On a innové. On a fait ça avec Véronique Bonnet, qui est professeur de philosophie, et on fait une conférence sur le thème de 1984, Michel Foucault, Orwell, et ce genre de choses. On fera une trace vidéo, quelque chose qu'on puisse regarder sur Internet prochainement, là on est en train de la roder. On va donner dans l’autosatisfaction, mais je trouve que c'est plutôt pas mal.

Lionel : On n'est jamais si bien servi que par soi-même, autant que tu le fasses.

Luc : Tout à fait. Donc c'était la première fois qu'on la faisait vraiment en public. Et puis d'autres conférences plus classiques, mais ça c'est ce qu'on fait très régulièrement.

Lionel : Et puis moi j'ai fait une petite présentation de ce que nous faisons depuis maintenant plusieurs années avec un des membres d'Ubuntu-fr, qui s'appelle Quesh, et où on fait une formation pour les conférenciers, c'est-à-dire pour expliquer aux gens comment parler du Logiciel Libre. On a fait un petit récapitulatif de ce qu'on a fait. On est en train de préparer un site Web où il y aura là aussi des vidéos, où les gens pourront aller voir ça quand ils auront le temps.

Luc : On est également intervenu le 17 novembre dernier à la CNAJEP. La CNAJEP, ce n'est pas hyper connu, c'est le Comité pour les relations Nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire. Donc c'est Laurent Costy.

Lionel : Qui est allé donner une conférence.

Luc : Voilà, qui travaille dans le domaine. Donc on a été assez présent. On a eu également des rendez-vous institutionnels.

Lionel : Oui, ça c’était vraiment une bonne chose. On a pu voir plusieurs cabinets de ministres et on a pu aller discuter avec eux des problèmes du moment, notamment de l’utilisation prioritaire du Logiciel Libre puisque que c'est un petit peu notre créneau.

Luc : Parmi ces rendez-vous il y en avait un particulièrement intéressant qui était avec Axelle Lemaire et Richard Stallman.

Lionel : C'est ça, où Richard Stallman est venu en personne voir la ministre et a pu, un petit peu, lui expliquer les tenants et les aboutissants de l’importance des logiciels libres au sein des administrations et de l’État de manière générale.

Luc : Donc l'April était présente en la personne de Frédéric Couchet.

Lionel : Tout à fait.

Luc : Tous ces rendez-vous étaient plutôt positifs.

Lionel : Il semble que ça se soit bien passé, moi je n'y étais pas, mais il semble que ça s’est passé dans une ambiance plutôt...

Luc : … plutôt détendue et avec un accueil plutôt favorable. Comme toujours on parle, etc, il n'y a pas d'engagement.

Lionel : C'est ça.

Luc : Mais en tout cas c'est plutôt positif pour l'avenir.

Lionel : Oui. Disons que ça nous semble très important que dans les administrations on utilise des logiciels libres. Et là c'est un moyen, un petit peu, d'aller faire de la promotion du Logiciel Libre au sein des plus hautes instances de l’État. On est bien conscient que ce n'est pas ça qui va révolutionner, du jour au lendemain, les pratiques.

Luc : De ce qu'on nous en a dit, leur problématique n'est pas uniquement par rapport à l’État mais c'est aussi de voir comment le Logiciel Libre peut avoir un intérêt dans toutes leurs politiques, par rapport au pays.

Lionel : Oui bien sûr.

Luc : Ça c'est très positif, il faut espérer que ça débouche sur des actes.

Lionel : Voilà. Sur des actes.

Luc : Ceci dit, il y a plein de choses qui se passent actuellement au niveau du gouvernement. Toute cette problématique qui est celle qu'on met en avant, c'est celle de la liberté des utilisateurs parce que la démarche open sourciste a plutôt le vent en poupe, elle marche plutôt bien, elle n'a pas besoin de nous. En revanche cette question de la liberté des utilisateurs est très pertinente.

Lionel : Oui. Les questions éthiques qu'on doit mettre en avant justement par rapport au Logiciel Libre, et pas seulement des problèmes d’économie, de coûts, de fonctionnalités.

Luc : Tout à fait. Et on a fait un apéro April, ce n'est pas une grande nouvelle, le 21 novembre, puisqu’on en fait régulièrement.

Lionel : Oui, assez souvent.

Luc : Mais celui-ci était un peu spécial.

Lionel : Oui parce que c'était là où on fêtait les 18 ans de l'April, puisque que l'April vient d'avoir 18 ans, donc c'est la majorité. Là c’était un apéro qui se passait dans les locaux de l'April. Et puis on espère faire quelque chose d'un petit plus grand en février, puisqu'en février il va y avoir l’assemblée générale de l'association, et là on espère en profiter pour faire une soirée où tout le monde sera convié évidemment.

Luc : On fait des apéros April parce que le local est à l'April.

Lionel : Oui.

Luc : Après ça si vous êtes intéressés, que vous êtes moteur, que vous avez un local, etc, que vous avez envie de faire des apéros April.

Lionel : Des choses ailleurs qu'à Paris, il ne faut pas hésiter à le faire.

Luc : Il ne faut pas hésiter et faites-le. Et sollicitez nous là-dessus.

Lionel : Il y en a eu à Lyon notamment, il y en a eu dans des différentes villes, donc si vous pouvez le faire, n'hésitez pas.

Luc : Tout à fait. Alors dans les actualités, dans ce qui se passe actuellement on a un sujet sur le brevet unitaire, encore lui.

Lionel : Oui qui revient encore. C'est toujours la même problématique. Donc c'est un brevet qui est censé être valable sur une bonne partie des pays de l'Europe et puis quelques autres.

Luc : L'Espagne a lancé une procédure pour essayer de casser la démarche.

Lionel : L'Espagne n’était pas d'accord, essentiellement parce que les brevets ne seraient pas traduits en espagnol. Donc ils n'étaient pas satisfaits par ça. Et là, il y a eu une décision de l'avocat général.

Luc : Un avis plus qu'une décision.

Lionel : Oui, pardon, un avis de l’avocat général de la Cour européenne de justice.

Luc : Qui s'appelle Yves Bot.

Lionel : Yves Bot, qui lui est plutôt favorable à ce projet de brevet unitaire, ce qui n'est pas une surprise malheureusement.

Luc : Ce qu'on a regretté c'est que son avis, on n'a pas encore vu l'avis détaillé, mais l'avis est assez peu argumenté juridiquement alors que dans le domaine justement, il y a plein de questions juridiques qui se posent, c'est ce que les experts ont noté et que, eh bien, en gros il dit, il faut laisser faire ce qu'on appelle le microcosme des brevets, donc tous ces gens qui travaillent dans le milieu, qui ne sont pas très nombreux et qui ont tout intérêt à ce que le brevet unitaire passe, parce ça ferait du business en plus.

Lionel : C’est ça. Pour nous le danger c'est le retour du brevet logiciel en Europe.

Luc : Tout à fait. Dans les actions qui ont été menées, c'est encore du côté de l'éducation et avec l’épicentre à Toulouse.

Lionel : Oui parce que c'est toujours Rémi Boulle...

Luc : ...qui a lancé un appel à signatures, une sorte de pétition, pour l’interopérabilité dans l’Éducation nationale.

Lionel : C'est dur à dire, c'est compliqué. L'interopérabilité c'est vraiment l'idée qu'il faut que les logiciels que l'on utilise, quels qu'ils soient, puissent s'échanger les informations donc les fichiers, donc il faut des formats de fichiers qu'on appelle ouverts, c'est-à-dire que leurs caractéristiques soient connues et que tous les logiciels puissent échanger des informations, et notamment dans l'Éducation nationale parce que ça parait effectivement fondamental que les enseignants et les élèves puissent échanger leurs informations.

Luc : Alors, elle marche plutôt pas mal, puisqu’au moment où on enregistre il y a 4171 signatures qui ont été faites et notamment pas mal de syndicats de l'Éducation nationale, donc ce n'est pas que des personnes publiques et on a également Isabelle Attard, la députée qui soutient le Logiciel Libre, qui a signé cette pétition.

Lionel : Tout à fait. Et il est encore temps de la signer. Donc si vous êtes partie prenante dans l'Éducation nationale, ne serait-ce que parce vous avez des enfants scolarisés, vous pouvez aller signer cette pétition.

Luc : Ou même si vous considérez que vos impôts doivent être bien employés.

Lionel : Oui, bien employés, vous pouvez aller signer cette pétition.

Luc : Donc le lien est sur le site de l'April. Sinon c'est formatsouverts point education. Autre élément mené par Laurent Costy, finalement Rémi Boule et Laurent Costy...

Lionel : C'est très actif ce mois-ci.

Luc : C'est un questionnaire à destination des associations, pour savoir quelles sont leurs pratiques en matière d’informatique.

Lionel : Tout à fait. Ça fait suite à un même questionnaire qui avait eu lieu il y a quelques années et l'idée c'est d'essayer de comprendre qu'est-ce qui motive les associations, quels sont leurs besoins en informatique, parce qu'il nous semble qu'il y a des liens très clairs entre l'informatique libre et les associations. Le but c'est de voir comment on peut les aider et leur proposer des logiciels libres qui soient adaptés à leurs problématiques.

Luc : Donc dans les événements à venir, c'est l’assemblée générale qui se profile.

Lionel : Bientôt, donc bientôt ! En février. Mais comme on va rentrer au mois de décembre, on sait qu'en décembre les gens ont souvent d'autres occupations. Ensuite janvier on sera en train de préparer le rapport moral et le rapport financier et puis tout début février, donc, il y a aura l'assemblée générale de l'April où vous pourrez vous exprimer sur le bilan de l'année passée, voter pour le prochain conseil d'administration. Et puis, comme j'ai dit tout à l'heure, ça sera le moment de faire aussi une réunion de tous les membres de l'April, tous ceux qui peuvent venir, et de faire des groupes de travail, de travailler sur des dossiers, et puis, de faire aussi la fête.

Luc : Tout à fait. Le prochain apéro April c'est le 19 décembre. Ce sera au local, à Paris. Comme on disait tout à l'heure, n'hésitez pas à organiser ça de votre côté, si vous le souhaitez.

Lionel : Tout à fait.

Luc : Et, après ça, on a toujours IRC de branché, donc si vous voulez passer pour faire un petit coucou ou ce genre de choses,

Lionel : N'hésitez pas.

Luc : N'hésitez pas. Très bien. Eh bien on fait le tour.

Lionel : Oui. Merci Luc.

Luc : Eh bien, on se retrouve peut-être en 2015.

Lionel : Oui, avec un peu de chance, en 2015. Ciao !

Luc : Au revoir à tout le monde.

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(30/11/2014 @ 20:36)

Arrivée d'Isabella Vanni dans l'équipe de l'April  Voir?

Photo d'Isabella Vanni

L'April a le plaisir d'annoncer l'arrivée d'Isabella Vanni dans son équipe de permanents.

Isabella Vanni a rejoint l'April début septembre, pour prendre la suite d'Aurélia Gilardi. D’abord chercheuse en sciences politiques, elle a rejoint le monde associatif il y a 4 ans dans l’humanitaire avant de faire la connaissance de l’April. Au poste de coordinatrice vie associative et assistante projets, Isabella s’occupe désormais de la gestion des adhérents, de l’organisation administrative, de la logistique, de la comptabilité, ainsi que de l’animation de la communauté. Elle intervient également comme soutien aux événements et projets de l'April. Outre ses activités internes, Isabella compte prendre activement part aux actions de promotion et défense du logiciel libre menées par l'association.

L'action de l'April est possible grâce à ses membres, son équipe de permanents, ses soutiens et sympathisants qui lui permettent d’être une association vivante et active pour la promotion et la défense du logiciel libre. L'arrivée d'Isabella donnera un nouvel élan à nos actions.

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(27/11/2014 @ 09:08)

Apéro April le 19 décembre 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April (Paris) et à distance  Voir?

19 Décembre 2014 - 19:00
19 Décembre 2014 - 22:00

Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d'échanger, de partager une verre et de quoi manger mais aussi de discuter sur l'actualité et les actions de l'April. Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas. N'hésitez pas à venir nous rencontrer.

L'apéro a lieu à Paris notamment parce que le local s'y trouve ainsi que les permanents et de nombreux actifs. Il est cependant possible d'y participer à distance en se connectant sur le salon irc de l'April (sur le salon #april du réseau irc.freenode.net, accès possible par webchat). Membre ou pas de l'April vous êtes les bienvenus. Contactez-nous pour organiser un Apéro April dans votre région.

Quand et quoi

Le prochain apéro aura lieu le 19 décembre 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April au 44/46 rue de l'ouest, bâtiment 8, 75014 Paris (entrée possible par la place de la Catalogne, à gauche du biocop, au niveau des autolib), le téléphone du local est le 01 78 76 92 80 en cas de besoin.

Pour tous les détails et vous inscrire rendez-vous sur le pad.

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(25/11/2014 @ 11:50)

Revue de presse de l'April pour la semaine 47 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 47

[Rue89] En Corrèze, iPads pour tous à l’école: «Vous allez voir, ce sont des mages»

Par Rémi Noyon, le vendredi 21 novembre 2014. Extrait:
> François Hollande veut généraliser l'usage des tablettes à l'école, comme il l'a fait en Corrèze. «Apologie du consumérisme» ou avenir de l'enseignement? Reportage à Tulle.
Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2014/11/21/correze-ipads-tous-a-lecole-allez-voir-sont-mages-256094

[La Revue du Digital] “Travailler l’Open Data, c’est travailler la démocratie” pour le Chief Data Officer de la France

Par William El Kaim, le vendredi 21 novembre 2014. Extrait:
> Les projets se multiplient au sein d’Etalab, le bras armé de l’état pour sa politique Open Data. Les premiers résultats sont désormais disponibles soit sous forme d’ouverture de données à destination de nouveaux écosystèmes soit sous la forme de nouvelles applications disponibles pour les citoyens.
Lien vers l'article original: http://www.larevuedudigital.com/2014/11/actu/travailler-lopen-data-cest-travailler-la-democratie-pour-le-chief-data-officer-de-la-france

[Le Monde.fr] Tails, l'outil détesté par la NSA, qui veut démocratiser l'anonymat en ligne

Par Amaëlle Guiton, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:
> Nous avons rencontré les développeurs d'un outil craint par la NSA, utilisé par Edward Snowden et de plus en plus d'internautes désireux de se protéger sur Internet.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/11/20/tails-l-outil-deteste-par-la-nsa-qui-veut-democratiser-l-anonymat-en-ligne_4514650_4408996.html

Et aussi:
[ITespresso] Detekt: un rempart open source à la cyber-surveillance
[PCWorld.fr] Votre ordi est-il espionné par l'Etat? DETEKT vous le dit...

[Numerama] Mozilla choisit de défendre Mozilla, pas les valeurs du logiciel libre!

Par Guillaume Champeau, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:
> Mozilla a annoncé la fin du contrat mondial qui le liait à Google, mais en faisant des choix hautement critiquables. Ainsi, Google restera proposé en Europe où il est déjà ultra-dominant, et en Chine c'est le moteur de recherche Baidu soumis à la censure étatique qui sera proposé par défaut aux internautes chinois. Mozilla a-t-il perdu son idéalisme au profit du seul réalisme économique?
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31329-mozilla-choisit-de-defendre-mozilla-pas-les-valeurs-du-logiciel-libre.html

Et aussi:
[Next INpact] Firefox se désintoxique de Google et s'associe à Yahoo outre-Atlantique

[Next INpact] Au ministère de la Culture, craintes et revendications sur le chantier du droit d'auteur

Par Marc Rees, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:
> Mardi, Fleur Pellerin est venue au Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique, qui tenait là sa séance plénière. À cette occasion, elle a salué les travaux du professeur de droit Pierre Sirinelli qui présentait ce jour son rapport d'étape (notre actualité) planchant sur une éventuelle révision de la directive de 2001 sur le droit d’auteur et les droits voisins.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91011-au-ministere-culture-craintes-et-revendications-sur-chantier-droit-d-auteur.htm

Et aussi:
[Next INpact] Copie privée: double échec des industriels devant le Conseil d'État
[Next INpact] Le ministère de la Culture veut 300 licences Microsoft Office
[Next INpact] Marché public Microsoft Office: la réponse du ministère de la Culture

[ZDNet France] Formats ouverts à l’école: l’April lance un appel

Par Louis Adam, le mardi 18 novembre 2014. Extrait:
> L’April a lancé un appel en faveur de l’utilisation de formats ouverts au sein de l’éducation nationale. Leur cheval de bataille: l’interopérabilité des documents, qui se doivent d’être lisibles par tous les utilisateurs. Et bien sûr, protéger les élèves des «stratégies d’enfermement» des gros éditeurs.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/formats-ouverts-a-l-ecole-l-april-lance-un-appel-39809713.htm

Et aussi:
[IDBoox] Une pétition pour l’interopérabilité dans l’Education nationale
[Next INpact] Vague de soutiens pour un appel en faveur de l'interopérabilité à l'école
[Next INpact] La ministre de l'Éducation bien silencieuse à propos de l'interopérabilité
[ActuaLitté.com] Un appel lancé pour l’interopérabilité des logiciels dans l’Education nationale

Voir aussi:
Appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale: une vague de soutiens

[Vox] The courts set a new record for rejecting software patents in 2014

Par Timothy B. Lee, le lundi 17 novembre 2014. Extrait:
> (Les tribunaux ont récemment été de plus en plus hostiles aux brevets logiciels) Courts have recently grown increasingly hostile to software patents. A June Supreme Court ruling significantly limited the kinds of software inventions that are eligible for patent protection. And even before that ruling, there had been a dramatic increase in the number of legal decisions holding that software-related inventions were unpatentable.
Lien vers l'article original: http://www.vox.com/2014/11/17/7222807/software-patent-invalid-record

[Gridam] Des actrices X expliquent la Net neutralité en vidéo

Par Emeric, le lundi 17 novembre 2014. Extrait:
> Le site Funny or Die a fait appel à trois actrices X pour soutenir Barack Obama dans sa lutte pour la Net neutralité.
Lien vers l'article original: http://www.gridam.com/2014/11/actrices-x-expliquent-net-neutralite-en-video

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(24/11/2014 @ 14:43)

De l'importance des formats ouverts dans l'éducation (vidéo de 2 mn)  Voir?


Le 13 novembre 2014, l'April a lancé l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale signé par déjà plus de 3500 personnes et organisations (syndicats, associations de l'éducation, entreprises....). Cet appel a eu l'honneur d'être évoqué lors d'une question adressée par la députée Isabelle Attard à la ministre Najat Vallaud-Belkacem et sa secrétaire d'État Geneviève Fioraso lors de la dernière Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Malheureusement, celles-ci sont restées silencieuses à propos des formats ouverts, ne répondant pas à une question de la députée Isabelle Attard.

Comme le signale l'article de Next INpact, « pendant plusieurs dizaines de minutes, les réponses de Najat Vallaud-Belkacem et Geneviève Fioraso se sont succédées, sans que la question de l’interopérabilité ne soit évoquée... À un moment, la seconde n’est pas arrivée à lire les notes rédigées par ses conseillers. Elle a de ce fait préféré passer directement à la suite... » Il semblerait que cette réponse illisible soit justement celle sur les logiciels libres et les formats ouverts. Retrouvez sur la vidéo la question d'Isabelle Attard ainsi que cette non-réponse qui, avouons-le, nous a bien inspiré...

Présentation

Titre : Questions de madame Isabelle Attard - Commission des affaires culturelles : Mmes Najat Vallaud-Belkacem et Geneviève Fioraso, ministres, sur l'enseignement supérieur et la recherche
Intervenante : Isabelle Attard
Date : 19 Novembre 2014
Durée : 4 minutes
Lien vers la vidéo

Transcription

Patrick Bloche – Président : La parole est maintenant à Isabelle Attard pour le groupe écologiste.

Isabelle Attard : Madame la Ministre, madame la Secrétaire d'État, je suis heureuse de vous revoir si vite. Je vous ai présenté il y a deux semaines quelques cas concrets de la misère des personnels de la Recherche publique française, je n'ai pas eu le temps de terminer mes exemples en cinq minutes. Donc en voici de nouveaux. J'ai reçu le témoignage d'une doctorante en phytopathologie qui fait des TD à plus de quarante. Elle constate que les étudiants motivés sont noyés dans la masse. Et le pire, des membres d'un laboratoire de génétique m'ont signalé l'abandon d'une salle de microbiologie : leurs paillasses sont inutilisables depuis que le transformateur de la salle est occupé par des pigeons. Oui, par des pigeons ! Cela pourrait paraître anecdotique mais ces exemples ne sont pas des dysfonctionnements ponctuels qui peuvent arriver dans toute organisation. Ces situations sont durables et installées. Je vous avais proposé il y a quinze jours de sortir rencontrer des membres de « Science en marche » pour entendre leur parole. Aujourd’hui je les ai invités plus près encore, dans l’enceinte de l'Assemblée, ils sont au premier bureau, trois étages plus haut. Ils vous regardent en ce moment et je vous invite à nouveau à les rencontrer pour entendre leur quotidien, leur réalité et leur souffrance.

Le désespoir des personnels de la Recherche publique tient à l'absence d'amélioration à court comme à long terme. Vous leur avez annoncé quelques années difficiles, vous leur avez demandé de serrer les dents, mais en attendant quoi ? Quelles perspectives peuvent améliorer leur triste sort ? Madame la Ministre, madame la Secrétaire d’État pouvez-vous nous dire ce que vous comptez faire concrètement pour remédier à ces situations qui anéantissent l'avenir de notre pays ? J'espère que vous ne me parlerez pas à nouveau du nombre de postes ouverts. Vous savez aussi bien que moi que ces postes n’ont pas d’exigence réelle. Il aurait été si simple de plafonner le crédit impôt recherche dont l'effet d'aubaine est amplement démontré. Oui 80% c'est vrai, vous l'avez dit, 80% des entreprises bénéficiaires sont des PME, mais les multinationales empochent l'immense majorité des milliards d’euros de cette niche fiscale. Je cite le Conseil national des universités section 25 : « Moins de 2 % du CIR suffirait à boucler le budget de universités ». C’est donc par choix politique que l'argent de la Recherche est donné au privé.

Vous vous battez madame la Secrétaire d’État, et vous nous l'avez montré depuis deux ans et demi, vous vous battez pour augmenter le nombre d’étudiants et leur faciliter l'accès aux études supérieures. C'est vrai. Vous avez créé la bourse à niveau zéro et vous essayez d'améliorer leurs conditions mais, dans quelles conditions justement se réaliseront leur parcours universitaire ? Avec des professeurs en contrat précaire, certains payés au noir comme à l'université de Lyon II mais ce n'est pas la seule université ? Dans des amphi non chauffés ? Est-ce que ce sont vraiment des conditions ? Est-ce que c'est cela l'Enseignement supérieur que l'on souhaite en France ?

Sur un autre sujet j'aimerais que vous nous expliquiez l'accord signé par votre ministère avec l'éditeur de revues scientifiques Elsevier1. Vous avez conclu en secret cet accord de 172 millions d'euros sur cinq ans. Je vais résumer le processus de publication des articles scientifiques. Les chercheurs écrivent des articles et sont payés en très large majorité par de l'argent public. Ils envoient ces articles à des comités de lecture composés d'autres chercheurs. Ces derniers évaluent l’intérêt d'un article, non de manière bénévole, comme il est souvent dit, mais sur leur temps de travail, donc à nouveau financés par de l'argent public. Puis ces articles sont publiés dans des revues, vendus à des bibliothèques universitaires ou à des laboratoires, donc à nouveau payés par de l’argent public. Il y a seulement quatre éditeurs sur ce marché : Elsevier, Springer, Wiley et Informat. Ils dégagent tous des marges de 32 à 41 %, pour des dizaines voire des centaines de millions d'euros. Pouvez-vous nous dire pourquoi cet accord a été signé sans appel d'offres public ? Avez-vous envisagé une évaluation de la Recherche qui ne passerait pas par ces revues dites qualifiantes ? L’Allemagne a fixé à un an l'exclusivité des éditeurs de revues, comptez-vous faire de même ?

Enfin dernier sujet. Nous aimerions connaître votre position sur les logiciels libres et les formats de documents ouverts. La loi relative à l'Enseignement supérieur et à la Recherche indique, article L 123 4.1 « Le service public de l'Enseignement supérieur met à disposition de ses usagers des services et des ressources pédagogiques numériques. Les logiciels libres sont utilisés en priorité ». L'April a lancé il y a quelques jours un appel2 pour l'interopérabilité dans l’Éducation nationale, qui a déjà reçu le soutien de près de 3 000 personnes et de plus de 100 organisations dont des syndicats. Ces principes sont importants et je terminerai par là : favoriser le Logiciel Libre et l'interopérabilité, c'est aider les étudiants et les personnels à faire des économies ; c'est améliorer la sécurité de leur système informatique et c'est surtout leur garantir que les documents réalisés durant leurs études leur resteront accessibles indéfiniment, sans être prisonniers d'un logiciel et d'un éditeur. Quels sont vos projets pour faire de ces principes une réalité dans l'Enseignement supérieur et la Recherche ?

Je vous remercie.

Patrick Bloche – Président : Merci Isabelle Attard qui s'est exprimée pour le groupe écologiste.

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(24/11/2014 @ 08:58)

QJELT (Quatrième/Quelconque Jeudi/Jour du Libre Toulousain) le 27 novembre 2014 20h00 à Toulouse  Voir?

27 Novembre 2014 - 20:00
27 Novembre 2014 - 22:00

Le groupe d'utilisateurs de Logiciels Libres de Toulouse Toulibre en collaboration avec tetaneutral.net fournisseur d'accès internet et hébergeur libre proposent aux sympathisantes et aux sympathisants du libre de se retrouver autour d'un repas convivial. Inscription obligatoire pour la logistique. Des membres de l'April seront bien sûr présents.

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(21/11/2014 @ 11:29)

Appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale : une vague de soutiens  Voir?

Paris, le 21 novembre 2014. Communiqué de presse.

Le 13 novembre 2014, l'April a lancé l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale avec le soutien initial de plus de 100 personnels enseignants appuyés de syndicats et associations de l'Éducation nationale. En plus du soutien initial du SE-UNSA1, du SGEN-CFDT2, de la Fédération SUD Éducation3, cet appel a été signé aussi par la CGT-Éduc'action4 ainsi que le SNES-FSU5. Du côté des associations d'enseignants, en plus des Clionautes6, de LinuxÉdu7, Sésamath8, PAGESTEC9, la FADBEN10, SILLAGES11, de nombreuses autres nous ont rejoints. À ce jour plus des 3 500 signatures ont été recueillies dont celles de nombreuses personnalités du monde de l'Éducation.

L'appel est ouvert à tous : personnels de l'Éducation nationale, parents d'élèves, organisations, citoyens. L'April regrette que la ministre Najat Vallaud-Belkacem et sa secrétaire d'État Geneviève Fioraso soient restées silencieuses à propos des formats ouverts, ne répondant pas à une question de la députée Isabelle Attard. L'April invite chacun à la rejoindre pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale en signant dès maintenant l'appel et en le diffusant.

« Nous sommes très contents de voir cette vague de soutiens. Les formats ouverts et l'intéropérabilité portent les mêmes valeurs que celles du logiciel libre. Elles sont en totale adéquation avec une mission de service public. Le système éducatif n'a plus a être otage d'écosystèmes propriétaires et fermés. » explique Rémi Boulle, vice-président de l'April. « Il n'est plus acceptable de voir des documents en DOCX et PPTX circuler dans le cadre d'un service public surtout celui de l'Éducation nationale.  »

Selon Christian Chevalier, Secrétaire général du SE-Unsa, « Cette campagne, au-delà des aspects techniques, porte des valeurs d'universalité qui nous sont chères. »

La Document Foundation qui a soutenu l'appel dès lundi avait déjà indiqué que, « le monde de l'éducation a un besoin réel de formats ouverts et de logiciels libres ; nos enfants doivent apprendre à se servir d'outils et non pas de produits et ils doivent pouvoir bénéficier de leurs droits, sans subir ce que les logiciels privateurs de liberté et des formats propriétaires opaques leur imposent. » 12.

L'appel est en ligne ici : formatsouverts.education.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Rémi Boulle, vice-président, rboulle@april.org 06 05 03 32 30

  • 1. SE-UNSA : syndicat d'enseignants du premier et second degré
  • 2. SGEN-CFDT, syndicat général de l'Éducation Nationale qui inclut l'ensemble des personnels
  • 3. Fédération SUD Éducation, fédération syndicale qui rassemble les personnels de l'Éducation
  • 4. CGT-Éduc'action : Union Nationale des Syndicats de l'Éducation Nationale CGT "CGT Éduc'action"
  • 5. SNES-FSU : Syndicat National des Enseignements de Second degré
  • 6. Clionautes : association de professeurs d'histoire et géographie
  • 7. LinuxÉdu : groupe d’utilisateurs et développeurs de logiciels et ressources libres pour l’éducation
  • 8. Sésamath : Sésamath a pour vocation essentielle de mettre à disposition de tous, gratuitement, des ressources pédagogiques libres et des outils professionnels libres utilisés pour l'enseignement des mathématiques
  • 9. PAGESTEC : Association de professeurs de technologie
  • 10. FADBEN : Fédération des enseignants documentalistes de l’éducation nationale
  • 11. SILLAGES : ressources et formations en ligne pour l’ouverture Sociale et InternationaLe de L’Accès aux Grandes EcoleS
  • 12.

    Le texte intégral de la déclaration : « La Document Foundation soutient l'adoption et l'utilisation des formats ouverts dans l'éducation par le biais de ses deux projets, LibreOffice et le projet de Libération des Documents.

    Les formats ouverts sont des formats pérennes, aux spécifications connues, élaborées de manière transparente. Ils ne forcent pas l'utilisation d'un produit en particulier et donnent à leurs utilisateurs et aux auteurs des documents une véritable maîtrise de leurs données et l'assurance de leur liberté.

    Le monde de l'éducation a un besoin réel de formats ouverts et de logiciels libres; nos enfants doivent apprendre à se servir d'outils et non pas de produits et ils doivent pouvoir bénéficier de leurs droits, sans subir ce que les logiciels privateurs de liberté et des formats propriétaires opaques leur imposent. » Le contact presse pour la Documentation Foundation est Italo Vignoli

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(20/11/2014 @ 21:34)

Conférence "Qui êtes-vous Wikipédia" à La Courneuve  Voir?

4 Décembre 2014 - 18:30
4 Décembre 2014 - 20:30

Dans le cadre de l'Université citoyenne courneuvienne, Lionel Allorge donnera une conférence intitulée "Qui êtes-vous Wikipédia" à la Maison de la Citoyenneté, 33 avenue Gabriel Péri, La Courneuve, le jeudi 4 décembre de 18h30 à 20h30. Entrée libre.

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(19/11/2014 @ 16:15)

Brevet unitaire : l'avocat général Yves Bot suggère à la Cour de Justice de donner carte blanche au microcosme des brevets  Voir?

Le 18 novembre 2014 l'avocat général de la Cour de Justice de l'Union européenne, Yves Bot, a rendu ses conclusions sur le recours de l'Espagne contre les textes mettant en place le brevet unitaire.

Dans une décision qui semble largement politique, au moins dans le communiqué de presse publié le 18 novembre dans la matinée, il recommande à la cour de rejeter l'appel de l'Espagne à la fois sur les questions portant sur la légalité de la base juridique du règlement et sur les questions linguistiques.

L'April regrette un avis qui semble peu argumenté juridiquement, alors même que de nombreux experts et juristes avaient critiqué la base juridique du projet, considérant son manque de solidité. Cette question est d'autant plus importante que le brevet unitaire risquerait de mettre en place un système de brevets hors de tout contrôle réel, et donc ouvrirait la porte aux brevets logiciels.

Les conclusions détaillées de l'avocat général ne sont pas encore disponibles. Rappelons également que ces conclusions ne sont que des recommandations faites à la Cour, qui reste libre de ne pas les suivre.

L'April publiera une analyse de la situation lorsque l'avis lui-même sera rendu public.

Pour des informations détaillées sur le brevet unitaire, visitez le site brevet-unitaire.eu

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(18/11/2014 @ 12:03)

Revue de presse de l'April pour la semaine 46 de l'année 2014  Voir?

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 46

[Numerama] Le framework .NET open-source et multi-plateformes, une révolution chez Microsoft

Par Julien L., le vendredi 14 novembre 2014. Extrait:
> Microsoft a décidé d'ouvrir le framework .NET et de le passer en open source afin que tout le monde puisse contribuer à son développement. Cette décision est une révolution pour l'entreprise américaine, qui a longtemps misé exclusivement sur une approche propriétaire des logiciels.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31278-le-framework-net-open-source-et-multi-plateformes-une-revolution-chez-microsoft.html

Et aussi:
[Le Monde Informatique] Microsoft met son framework .Net en Open Source
[20minutes.fr] Le virage open-source et gratuit de Microsoft

[Libération.fr] Libre virgule, Firefox fête ses 10 ans

Par Camille GÉVAUDAN, le jeudi 13 novembre 2014. Extrait:
> Le célèbre navigateur a vu le jour le 9 novembre 2004. Tristan Nitot, le porte-parole de la fondation Mozilla qui l'a conçu, raconte son histoire, sa personnalité et ses nouveautés.
Lien vers l'article original: http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/11/13/libre-virgule-firefox-fete-ses-dix-ans_1141614

Et aussi:
[Le Point] Mozilla: "Firefox a réussi au-delà de nos espérances les plus folles"
[Les Echos] Comment le projet d’une poignée de chômeurs a transformé Internet
[Obsession] Firefox: "Nous allons faire trembler les géants du net"

[La gazette.fr] L’Etat start-up n’est-il qu’un slogan?

Par Sabine Blanc, le jeudi 13 novembre 2014. Extrait:
> La start-up est un champ sémantique et symbolique mis en avant par Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat en charge de la Réforme de l’Etat et de la Simplification, comme modèle de fonctionnement à suivre. Certains projets s’en revendiquent déjà. Cette inspiration dans l’air du temps a ses limites si l’on analyse ce que recouvre vraiment le terme.
Lien vers l'article original: http://www.lagazettedescommunes.com/292977/letat-start-up-nest-il-quun-slogan

[ZDNet] Gnome vs Groupon: face à la grogne libriste, le géant de l’ecommerce se couche

Par Louis Adam, le mercredi 12 novembre 2014. Extrait:
> Les contributeurs du projet Gnome ont eu fort à faire pour faire plier Groupon: la marque américaine avait en effet dévoilé un nouveau projet de point de vente sous forme de tablette nommé Gnome. Une initiative problématique pour l’environnement de bureau éponyme.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/gnome-vs-groupon-face-a-la-grogne-libriste-le-geant-de-l-ecommerce-se-couche-39809363.htm

Et aussi:
[Numerama] GNOME a gagné, Groupon renonce à son Gnome
[Numerama] Linux: GNOME part en guerre contre le Gnome de Groupon

[AgoraVox] Cyberguerre en kit

Par Cosmogonie, le mercredi 12 novembre 2014. Extrait:
> La Syrian Electronic Army (SEA) l'annonçait depuis quelques semaines sur twitter, c'est désormais chose faite: une petite distribution basée sur Linux estampillée SEA est disponible, librement téléchargeable par tout un chacun. Que ce groupe de hackers syriens, partisans du régime, passe un temps assez long à concocter un système d'exploitation plutôt simple, sorte de TAILS mâtiné de Kali Linux, visant donc de toute évidence à mettre à la portée du plus grand nombre des «outils de pénétration», semble surprenant au premier abord.
Lien vers l'article original: http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/cyberguerre-en-kit-159265

Et aussi:
[Rue89] La Syrian Electronic Army a son Linux «Assad compatible»

[Le Monde.fr] Obama demande une application stricte de la neutralité du Net

Par la rédaction, le lundi 10 novembre 2014. Extrait:
> Un «Internet libre et ouvert». Voilà le vœu qu'a formulé Barack Obama, lundi 10 novembre, à la Federal Communications Commission (FCC), l'autorité du marché des télécommunications aux Etats-Unis. Dans un communiqué, le président américain a notamment demandé à l'institution d'appliquer les règles «les plus strictes possibles» afin de préserver la neutralité d'Internet, martelant sa ferme opposition à un Internet à deux vitesses.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/10/obama-demande-une-application-stricte-de-la-neutralite-du-net_4521384_3222.html

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

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(17/11/2014 @ 16:55)

L'April présente à TICE 2014 (Béziers, 18 au 20 novembre 2014)  Voir?

18 Novembre 2014 - 00:00
20 Novembre 2014 - 00:00

L'April sera présente à TICE 2014 (conférence des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement) qui se tient du 18 au 20 novembre 2014 à l'IUT de Béziers. L'IUT est membre de l'April.

L'April tiendra un stand à destination du public présent. Toutes les informations pratiques sont disponibles sur le site de l'événement.

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(17/11/2014 @ 16:52)

Lancement de l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale  Voir?

Paris, le 17 novembre 2014. Communiqué de presse.

Le 13 novembre 2014, l'April a lancé l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale avec le soutien de plus de 100 personnels, enseignants, syndicats de l'Éducation nationale, dont celui du SE-UNSA1, du SGEN-CFDT2, de la Fédération SUD Éducation3 et également des Clionautes4 et de LinuxÉdu5. En quelques jours, cet appel a déja été signé par plus de 2 200 personnes et plus de 100 organisations. Et la Document Foundation a transmis ce lundi une déclaration de soutien.

L'appel est ouvert à tous : personnels de l'Éducation nationale, parents d'élèves, organisations, citoyens. L'April invite chacun à la rejoindre pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale en signant dès maintenant l'appel.

« Près de 90% des documents présents sur les sites des académies, des collèges, des lycées sont dans des formats propriétaires et fermés » explique Rémi Boulle, vice-président de l'April et professeur de mathématiques. « Dans le cadre d'un service public, ce n'est plus acceptable ! Il faut un acte politique clair pour imposer l'usage de formats réellement ouverts. »

Pour la Document Foundation, « le monde de l'éducation a un besoin réel de formats ouverts et de logiciels libres; nos enfants doivent apprendre à se servir d'outils et non pas de produits et ils doivent pouvoir bénéficier de leurs droits, sans subir ce que les logiciels privateurs de liberté et des formats propriétaires opaques leur imposent. » 6.

L'appel est disponible sur un site dédié, formatsouverts.education.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Rémi Boulle, vice-président, rboulle@april.org 06 05 03 32 30

  • 1. SE-UNSA : syndicat d'enseignants du premier et second degré
  • 2. SGEN-CFDT, syndicat général de l'Éducation Nationale qui inclut l'ensemble des personnels
  • 3. Fédération SUD Éducation, fédération syndicale qui rassemble les personnels de l'Éducation
  • 4. Clionautes : association de professeurs d'histoire et géographie
  • 5. LinuxÉdu : groupe d’utilisateurs et développeurs de logiciels et ressources libres pour l’éducation
  • 6.

    Le texte intégral de la déclaration : « La Document Foundation soutient l'adoption et l'utilisation des formats ouverts dans l'éducation par le biais de ses deux projets, LibreOffice et le projet de Libération des Documents.

    Les formats ouverts sont des formats pérennes, aux spécifications connues, élaborés de manière transparente. Ils ne forcent pas l'utilisation d'un produit en particulier et donnent à leurs utilisateurs et aux auteurs des documents une véritable maîtrise de leurs données et l'assurance de leur liberté.

    Le monde de l'éducation a un besoin réel de formats ouverts et de logiciels libres; nos enfants doivent apprendre à se servir d'outils et non pas de produits et ils doivent pouvoir bénéficier de leurs droits, sans subir ce que les logiciels privateurs de liberté et des formats propriétaires opaques leur imposent. » Le contact presse pour la Documentation Foundation est Italo Vignoli

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(17/11/2014 @ 15:17)

L'April présente à l'Ubuntu-Party de Paris (15 et 16 novembre 2014)  Voir?

15 Novembre 2014 - 00:00
16 Novembre 2014 - 00:00

Une Ubuntu-Party aura lieu les 15 et 16 mai 2014 au Carrefour numérique de la Cité des sciences et de l'Industrie à Paris.

L'April tiendra un stand à destination des visiteurs et donnera plusieurs conférences ou ateliers :

  • « 1984, Foucault, société de surveillance et Libre » le samedi 15 novembre à 14h30 avec Luc Fievet et Véronique Bonnet
  • « Le logiciel libre » le samedi 15 novembre à 16h30 avec Luc Fievet
  • atelier « Transcription d'une conférence filmée hier » le dimanche 16 novembre à 14h00 avec Magali Garnero

Toutes les informations utiles sont sur le site de l'événement.

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(14/11/2014 @ 14:20)

L'April présente à Capitole du Libre (14 au 16 novembre 2014 à Toulouse)  Voir?

14 Novembre 2014 - 00:00
16 Novembre 2014 - 00:00

Le Capitole du Libre est un événement « consacré au Logiciel Libre en particulier, et au libre en général. Il est orienté à la fois vers le grand public et le public spécialisé ». L'édition 2014 du Capitole du Libre aura lieu les 14, 15 et 16 novembre à l'ENSEEIHT, à Toulouse (ville membre de l'April).

Plusieurs membres de l'April seront présents et interviendront lors de ces journées, dont notamment Rémi Boulle, vice-président de l'April, qui donnera une conférence le dimanche 16 novembre 2014 à 16 h 00 intitulée Le libre : combats et perspectives pour changer le monde.

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(14/11/2014 @ 14:07)

Dernière mise à jour : 22/12/2014 @ 12:33


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